Si j'ai tenu dans le Ceilidh à imaginer
un personnage marqué par la culture
gaélique, c'est que j'associe profondément mon expérience de l'Écosse à la langue gaélique. Je l'ai apprise d'abord à l'université d'Aberdeen, avec un maître, et puis régulièrement par
la suite, avec un manuel, afin de garder une pratique. Ce qui m'attire dans cette langue, outre son
intérêt linguistique et civilisationnel, c’est le son qu'elle produit. J'aime
articuler tout particulièrement certains mots à haute voix (ce qui fait bien rire mon fils qui a six ans !), et c'est en fonction de ces mots que j'ai écrit le petit texte suivant que je
dirai donc sur la scène au moment du spectacle.
Chi mi’n tir son robh mi nam bhalach. Is toigh leam a bhith à dol dhon mhonach ans an’Alba, ann’s a mhadainn. Agus is leam a bhith a coiseacdh faisg air a cnoc, agus an allt. Agus a
griadnach, cola ris deoch uisce. Ha mi a’smoniaradh gum bi graianach ans a phocaid a huile bha
Ce qui donne à peu près :
« Je retrouve le pays de mon enfance au-dessus de la ligne d’horizon. J'aime aller dans la lande le matin en Écosse. J'aime aussi marcher près des collines et des ruisseaux. J'aime randonner
sous le soleil, avec ma gourde. Je pense que de cette façon, pour toute la journée, je me mets le soleil dans la poche ! »
Quant au son que cela produit, je vous donne rendez-vous les 30 mai et 2 juin prochains !
West coast, the gaelic area (collection personnelle)