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manifestations autour du livre

Le Ceilidh dans les Highlands

Publié le par Eric Bertrand

          Demain, j’ai prévu le dernier article de ce blog avant la pause estivale. Il me restera au retour en ce qui concerne la série musicale sur You tube, les trois sélections écossaises. L’un des événements majeurs de ces vacances, c’est le retour en Ecosse (j’y reviens demain) et plus précisément dans le secteur de Girnigoe Sinclair, espace de reference du Ceilidh.

          A cette occasion, Rena, ma fidèle alliée, avec qui nous échangeons la maison a laissé de précieuses directives pour la promotion de mon livre à Wick et à Thurso. Au téléphone, elle n’a pas voulu me révéler lesquelles, mais, d’ores et déjà elle a organisé avec Kay Dunnet notre réception au sein du clan Sinclair pendant les Highland Games de Halkirk.

          Les livres envoyés par Aléas sont déjà sur place et il ne reste qu’à assurer la promo : voici un élément de dernière minute qui m’arrive par le biais de mon amie auteur américaine, Joanne Karen Koy, qui a elle aussi écrit sur Girnigoe.

          Très avisée, elle me fait remarquer qu’un grand nombre de visiteurs ne comprendront pas forcément le français…



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Signature aux Portes en Ré

Publié le par Eric Bertrand

            Petite parenthèse dans cet itinéraire musical pour signaler une nouvelle séance de signatures organisée à la librairie Presse aux Portes en Ré.

            Pour ouvrir la période des vacances et aller à la rencontre des vacanciers de l’île de Ré très nombreux encore cette année, je propose, dans ce coin de l’île que je connais moins, une rencontre ce matin à partir de 9h30.

            L’occasion de profiter de l’air du temps et de laisser un dépot disponible aux touristes. Radio île de Ré et le Phare de Ré ont également annoncé la manifestation.

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Vidéos attendues

Publié le par Eric Bertrand

Il y a, autour des vidéos que j’attends, une sorte de fâcheuse fatalité. Je guette depuis bientôt deux mois le fameux film du Ponton et on sait quelle difficulté rencontre Raphaël.

             Un effet ricochet met mes nerfs à l’épreuve autour de l’Ecosse et de sa réalisation par mon frère, via You tube. Comble de l’ironie, le paquet était arrivé au bureau de poste dans la semaine et pour de sombres raisons, il est reparti chez l’expéditeur. Résultat, cela repousse l’échéance d’autant.

              N’existe-t-il pas un aphorisme selon lequel « pour jouir d’une chose, il faut la désirer longtemps » ?


Loft History 2084 (8) : qui va quitter le loft ?

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Bienvenue chez les Patineurs

Publié le par Eric Bertrand



Parmi le cercle de mes lecteurs, je compte désormais un certain nombre de fans de Julien Clerc qui ont pu s’exprimer sur mon dernier livre et m’envoyer de sympathiques courriels. Je fais désormais partie de leur cercle baptisé "les patineurs" et l’un d’entre eux m’a demandé de me présenter à ceux qui ne sont pas forcément lecteurs mais qui ont en commun la passion Julien Clerc. Voici donc le texte de cette présentation sur le site : http://www.julien-clerc.net/forum/forum.php

Il ne m’est pas facile de parler de Julien. Paradoxalement! Il m’a fallu un livre pour essayer de faire le tour de la question et "d’y voir Clerc"… Une chose est sûre, j’ai découvert Julien à 10 ans, sur un lit d’hôpital. C’était "Ivanovitch" et cette chanson là m’a ébranlé. Pourquoi ? Quel terrain propice a permis à "Ivanovitch" de se déployer en moi ? C’est encore ce que j’ai essayé d’expliquer.

Mais depuis cette chanson, je n’ai cessé de m’exalter à découvrir les autres chansons et textes de l’idole (dont les posters tapissaient ma chambre). "Zucayan", "Ce n’est rien", "la Californie", "L’’éléphant est déjà vieux", "Les menhirs", "La veuve de Joe Stan Murray"… Tous ces textes qui sont entrés en résonance avec mon moi profond au point de tracer comme un destin entre les States et les menhirs d’Ecosse ou de Bretagne.

Je suis resté trois mois immobilisé à écouter "Ivanovitch", trois mois à rêver de neige et de pays étrangers, et quand j’ai fini par me relever, j’ai suivi l’ombre voyageuse de Julien Clerc… J’ai fait pousser mes cheveux frisés, j’ai fredonné les airs et surtout j’ai voulu "éprouver" le texte des ces chansons dont le sens me fascinait et m’échappait parfois.

Et puis il y a eu Gainsbourg, Brassens, Souchon, mais toujours Julien Clerc et l’événement de la sortie de chaque album… Aujourd’hui, j’habite La Rochelle, je me suis fait un CD de ses meilleurs, ceux que j’ai sélectionnés pour le livre, et j’écoute à tue-tête ces vieux airs qui ont tant de force et qui épousent si bien l’horizon de la mer.

 



Loft History 2084 (4) : entrée en scène des lofters...

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« Le vieux Saltimbanque » : l’écrivain en signatures (3/3)

Publié le par Eric Bertrand

Pour finir cette série de trois articles sur l’écrivain en signature, j’aimerais grossir le trait comme j’aime à le faire parfois, sans quoi, il n’y a pas de littérature, et outrer la référence jusqu’à ce texte de Baudelaire qui m’a toujours ému : « le Vieux Saltimbanque » qu’on trouve dans le recueil le Spleen de Paris.

           Je n’ai pas été tout seul pendant la signature, mais j’ai traversé des moments de solitude et la liesse extérieure que j’ai décrite m’a ramené en mémoire le fameux texte… Dans cette société où les leitmotivs sont « pouvoir d’achat », « biens de consommation », « civilisation des loisirs », « zapping des plaisirs »… Quelle sera la place du Livre et de l’écrivain artisan ? Ecoutons Baudelaire !

 Partout s'étalait, se répandait, s'ébaudissait le peuple en vacances. C'était une de ces solennités sur lesquelles, pendant un long temps, comptent les saltimbanques, les faiseurs de tours, les montreurs d'animaux et les boutiquiers ambulants, pour compenser les mauvais temps de l'année.

      En ces jours-là il me semble que le peuple oublie tout, la douceur et le travail; il devient pareil aux enfants. Pour les petits c'est un jour de congé, c'est l'horreur de l'école renvoyée à vingt-quatre heures. Pour les grands c'est un armistice conclu avec les puissances malfaisantes de la vie, un répit dans la contention et la lutte universelles.

      L'homme du monde lui-même et l'homme occupé de travaux spirituels échappent difficilement à l'influence de ce jubilé populaire. Ils absorbent, sans le vouloir, leur part de cette atmosphère d'insouciance. Pour moi, je ne manque jamais, en vrai. Parisien, de passer la revue de toutes les baraques qui se pavanent à ces époques solennelles.

      Elles se faisaient, en vérité, une concurrence formidable: elles piaillaient, beuglaient, hurlaient (…)

      Tout n'était que lumière, poussière, cris, joie, tumulte; les uns dépensaient, les autres gagnaient, les uns et les autres également joyeux. Les enfants se suspendaient aux jupons de leurs mères pour obtenir quelque bâton de sucre, ou montaient sur les épaules de leurs pères pour mieux voir un escamoteur éblouissant comme un dieu. Et partout circulait, dominant tous les parfums, une odeur de friture qui était comme l'encens de cette fête.

      Au bout, à l'extrême bout de la rangée de baraques, comme si, honteux, il s'était exilé lui-même de toutes ces splendeurs, je vis un pauvre saltimbanque, voûté, caduc, décrépit, une ruine d'homme, adossé contre un des poteaux de sa cahute; une cahute plus misérable que celle du sauvage le plus abruti, et dont deux bouts de chandelles, coulants et fumants, éclairaient trop bien encore la détresse.

      Partout la joie, le gain, la débauche; partout la certitude du pain pour les lendemains; partout l'explosion frénétique de la vitalité. Ici la misère absolue, la misère affublée, pour comble d'horreur, de haillons comiques, où la nécessité, bien plus que l'art, avait introduit le contraste. Il ne riait pas, le misérable! Il ne pleurait pas, il ne dansait pas, il ne gesticulait pas, il ne criait pas; il ne chantait aucune chanson, ni gaie ni lamentable, il n'implorait pas. Il était muet et immobile. Il avait renoncé, il avait abdiqué. Sa destinée était faite.

      Mais quel regard profond, inoubliable, il promenait sur la foule et les lumières, dont le flot mouvant s'arrêtait à quelques pas de sa répulsive misère! Je sentis ma gorge serrée par la main terrible de l'hystérie, et il me sembla que mes regards étaient offusqués par ces larmes rebelles qui ne veulent pas tomber.

      Que faire? A quoi bon demander à l'infortuné quelle curiosité, quelle merveille il avait à montrer dans ces ténèbres puantes, derrière son rideau déchiqueté? En vérité, je n'osais; et, dût la raison de ma timidité vous faire rire, j'avouerai que je craignais de l'humilier. Enfin, je venais de me résoudre à déposer en passant quelque argent sur une de ses planches, espérant qu'il devinerait mon intention, quand un grand reflux de peuple, causé par je ne sais quel trouble, m'entraîna loin de lui.

      Et, m'en retournant, obsédé par cette vision, je cherchai à analyser ma soudaine douleur, et je me dis: Je viens de voir l'image du vieil homme de lettres qui a survécu à la génération dont il fut le brillant amuseur; du vieux poète sans amis, sans famille, sans enfants, dégradé par sa misère et par l'ingratitude publique, et dans la baraque de qui le monde oublieux ne veut plus entrer.


Loft History 2084 (1) : la loi de Big Brother

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