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Proverbe : "C'est en roulant qu'on équilibre les charges"

Publié le par Bertrand

C'est la question des volumes qui est passionnante chemin faisant et qui prend beaucoup de temps : les contours d'un personnage prennent du volume et ce volume oriente les "charges" de tous les autres. Ce qui oblige à opérer des mouvements spiralés dans la création. C'est vraiment là le coeur de la création, ce qu'il y a de passionnant. Du coup, je ne respecte déjà plus mon engagement d'une heure par jour (tant pis pour les autres travaux en cours!), je ne peux résister à l'attraction et j'avance avec une frénésie particulière vers ce terme qui se dérobe.

Un mot donc sur la scène 2 qui a été retravaillée : comme je connais parfaitement la fin, je continue dans le double langage des sorcières cette fois-ci puisque ces trois complices (Lou, Diana, Suzy) jouent aux sorcières, elles tiennent un double langage au couple d'amoureux qui vient d'entrer dans le pub (Heather et Max) et cette scène (comme quelques autres où règne le double langage) sera vraiment à relire quand on connaitra le dénouement. (D'où l'intéret de "lire" du théâtre dont de trop nombreux lecteurs doutent !) 

Mais stop pour "le jeu" : le "maître" entre en scène (scène3), c'est lui qui "ouvre" officiellement le ceilidh... et il a pris ce qu'on appelle "la grosse tête" !

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Spiritisme : on fait tourner les verres !

Publié le par Bertrand

L'acte un pose donc les grandes bases. J'ai commencé la reprise de l'acte 2 qui se passe dans le pub du "black cat". C'est là que va avoir lieu le fameux ceilidh au cours duquel Ronald va demander aux comédiens de sa troupe de jouer un extrait de sa pièce...

Scène un, on retrouve nos trois sorcières. Elles tuent le temps et, à l'initiative de Lou, qui fait tourner les verres, se lancent dans un grand numéro jubilatoire pour le spectateur. Ce qui continue de se jouer dans cette scène, c'est aussi le va et vient entre la fiction et la réalité. Allusion pour la première fois à John Sinclair, héros malheureux qui sera incarné par Max...

Cet acte étant celui du ceilidh, il sera aussi celui de la musique et, pour cela, il me faut aménager des espaces libres. C'est au cours de l'échange avec les musiciens (en septembre) que nous prendrons des décisions.

Scène 2, revoilà Max et Heather qu'on a croisés à Girnigoe à l'acte 1. Au fait, j'ai trouvé un lien qui permet au lecteur de visualiser le décor que j'ai en tête : http://www.darkisle.com/g/girnigoe/girnigoe.html

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Fairy tree (Black Isle)

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Girnigoe castle

Publié le par Bertrand

La scène 4 marque la fin de l'acte de présentation : on y découvre, dans le même cadre de nature sauvage et élémentaire (falaises, mer, châteaux en ruines), les deux personnages clés du drame : Ronald, le metteur en scène de "Macbeth" et auteur de la pièce qu'il va présenter au ceilidh et Rebecca, sa maîtresse, actrice de tempérament jaloux et exalté.

La scène marque le ton du tragique avec  la menace du suicide de cette femme blessée qui est prête à tout pour garder le pouvoir. Les pensées de Ronald sont inquiétantes et il puise son énergie dans la folie de Lady Macbeth qu'interprêtait à merveille Rebecca.

Il y a donc dés cette scène, un va et vient ambigu entre la fiction du personnage de Lady Macbeth et la réalité de l'actrice qui l'incarnait. Cette ambiguité touche aussi Ronald qui aspire visiblement à une autre vie et qui a les moyens de les réaliser...

Tous les personnages sont campés à la fin de cet acte, en même temps que le décor qui doit faire l'objet d'un soin particulier dans la mise en scène : comme l'an dernier avec les quatre ou cinq diapos tirées de mon voyage aux States (visible sur le site du théâtre à la page du Tennessee : http://www.atelier-expression-artistique.com ), je compte sur les ressources de la projection qu'offre le Palais des Congrès pour souligner la beauté dramatique de quelques unes de mes plus belles dias de Girnigoe Castle, à l'Est de Wick, Caithness.

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Les trois sorcières de Macbeth

Publié le par Bertrand

Dans "la relecture" de la pièce qui est aussi et surtout "recomposition", je progresse scène après scène. Je pourrais aller plus vite mais j'ai d'autres "marmites sur le feu" et m'impose de ne pas travailler au "ceilidh" plus d'une heure trente par jour.

La première scène était du genre "romantique", au pied des deux châteaux qui servent de cadre au drame qui va se jouer. La scène 2 m'amenait à mieux définir le personnage de Sheumas évoqué hier, la scène 3 nous met en présence des trois sorcières qui jouent un rôle essentiel dans "Macbeth" et dans la pièce.

Elles étaient, dans la première version, indifférenciées et participaient à une sorte de choeur diabolique au cours duquel elles se mettaient dans une sorte de transe. Plus intéressant est, dans le travail de recomposition, de les différencier, notamment du fait que l'une d'elle joue un rôle essentiel dans la suite de la pièce. L'intéret est de nature psychologique, dramatique mais aussi comique. Car telle est bien la fonction de ces agents de la tragédie : le rôle des bouffons...

Lou, originaire du Brésil, Suzy, la plus jeune et la plus puérile des trois et Diana, sujette à des humeurs et passablement encline à la cigarette et à l'alcool. Ce qui produit un cocktail détonnant dans leur première scène collective... La scène 4 demain. 

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Comment William devient Sheumas ?

Publié le par Bertrand

"Le Ceilidh", c'est donc probablement le titre de la prochaine pièce. La référence à "Macbeth" n'est plus en effet qu'une vague référence dont émergent surtout les personnages des sorcières, le tempérament de Lady Macbeth et quelques citations.

Tout le reste ouvre sur une intrigue policière avec un effet de surprise finale. Je n'ai pas voulu écrire un texte trop long mais au contraire favoriser la tension dramatique. Tout se jouera dans l'espace d'une douzaine d'heures concentrées sur deux actes et un épilogue.

J'aborde une facette que j'affectionne partcilièrement dans la création : la travail des angles, de la masse, des aspérités. "La créature" est engendrée, il reste à la façonner, à considérer la fin pour reprendre le début, à nuancer certains caractères, à modeler des personnages, à épurer l'écriture. Ainsi, un personnage va-t-il jusqu'à changer de nom : celui qui s'appelait William et qui avait une vingtaine d'années devient-il Sheumas. Il a la cinquantaine. Ses relations avec Ronald sont essentiellement du domaine du "business". Autre changement, la dynamique des personnages...

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