Juke-box n°32 : Francis Cabrel, « Carte postale », Capri et le reste, c’est fini !
Avant la pause estivale, voici le 32°juke-box afin de mieux apprécier le plein de l’été qui se profile en ce 1er juillet ! Et je vous donne rendez-vous à la rentrée si vous le voulez bien !
Il y a des temps morts à la fin de l’été, des temps où on prend conscience que la fête est déjà finie et qu’il faut revenir aux habitudes de l’année ; et ce plat de quotidien dont on libère l’estomac en juillet-août revient tordre le ventre en septembre, « septembre qui tape sur le moral » comme dit la chanson de Souchon : « Le maitre d’école ».
Quelle que soit la profession, quel que soit l’âge, ce qui revient plomber l’ambiance et ternir le soleil d’automne, c’est le souvenir encore vivace des vacances et des images emmagasinées : « Brisées les lumières des ruelles en fête, refroidi le vin brûlant, les assiettes
emportées, les mots des serveuses aimables, les chiens jouant sous les tables, les valses des derniers jupons … »
L’exemple que donne Cabrel fait davantage penser à « la cabane au fond du jardin » car elle évoque un milieu rural et la paix retrouvée par les vieux « quand les jeunes partent », dans ce « hameau perdu sous les étoiles » : il n’y reste, pour tout horizon, que « de vieux rideaux pendus à des fenêtres sales » et qu’un « vieux buffet sous la poussière grise » ; et « les postes de télévision » ont beau être « allumés », ne subsiste encore que le vague à l’âme de la « hors-saison » avec la carte postale de la mer qui « quand même dans ses rouleaux, continue son même thème ».
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