Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Retour du site d’auteur en ligne : https://ericbertrand-auteur.net/

Publié le par Eric Bertrand

A l’heure d’une rentrée littéraire dopée par les grands éditeurs et par toute cette avant-garde de partenaires qui travaillent à propulser les ouvrages de ceux qui recueillent les honneurs des médias – même quand, littérairement, ils ne le méritent pas – il est essentiel pour les auteurs méconnus d’exister autrement, notamment par le biais de leurs sites.

Certes, mon éditeur produit un travail non négligeable en termes de diffusion et de promotion et j’ai la chance chez https://www.helloeditions.fr/ de pouvoir compter sur un « pôle promo » réactif et bien présent : voir par exemple cette vidéo relatant notre rencontre à Paris : https://youtu.be/xud2u73k_xY?feature=shared Mais cela ne suffit pas et il faut que, moi aussi, je descende dans « l’arène » - et il ne s’agit pas d’émissions de télé à grande audience, ni de radios, ni de librairies qui font du marketing et n’acceptent de recevoir que les vedettes. Ainsi, dans des lieux plus paisibles, lorsque je rencontre des lecteurs, des libraires, des bibliothécaires ou des journalistes, je leur communique, à l’issue de l’entretien, l’adresse de mon site … Il offre un récapitulatif précieux et met en images et en mots un patient travail d’écriture. Il fournit en outre des informations précises sur les ouvrages toujours disponibles en librairie ou à la commande.

Or, depuis juin dernier, le site https://ericbertrand-auteur.net/ avait disparu pour d’obscures raisons d’hébergement. J’ai le plaisir de vous annoncer son retour et je vous rappelle, par la même occasion, les rendez-vous que je vous donne cet automne à St Estèphe puis à La Rochelle ; ils apparaissent ici : https://ericbertrand-auteur.net/manifestations.htm

Quant à mes derniers livres, ils se portent bien et commencent à faire parler d’eux sur les sites de Babelio et d’Amazon. Ces retours de lecteurs sont toujours précieux à mes yeux car ils traduisent spontanément leur engagement sans qu’il n’y ait, entre eux et moi, aucun enjeu, aucun renvoi d’ascenseur.

 

Retour du site d’auteur en ligne : https://ericbertrand-auteur.net/

Voir les commentaires

Dosette de lecture n°166 : Steinbeck : « La Perle » : la perle d’eau qui fait déborder la vase.

Publié le par Eric Bertrand

Qu’advient-il à un humble pêcheur qui mène une vie calme et sereine dans son petit village à partir du moment où, pour soigner son fils malade, il décide de vendre la perle qu’il a trouvée au cours d’une plongée en apnée ?

Comment l’éclat et la brillance du bijou révèlent-elles cette part dangereuse de l’humanité qui sommeille toujours là où on ne l’attendrait pas ? Le pêcheur est modeste et n’imagine pas le pouvoir dont il est soudainement doté. Tout ce qu’il voit, c’est que la perle va lui permettre de payer le médecin qui accepte enfin de venir aussitôt soigner son fils.

Mais, dès qu’il ouvre la porte et qu’il consulte le malade, c’est le médecin qui fait monter la température et qui ouvre la boite de Pandore…  

Steinbeck

Steinbeck

Voir les commentaires

Dosette de lecture n°165 : Arto Paasilinna : « Le Lièvre de Vatanen », des oreilles attentives au monde animal…

Publié le par Eric Bertrand

Comment voyager avec un lièvre dont les oreilles dépassent de la poche ? Ce questionnement qui parodie un recueil d’essais d’Umberto Eco : « Comment voyager avec un saumon ? » renvoie à l’original roman de Paasilinna qui commence par un banal accident de la circulation : le dénommé Vatanen, journaliste dans une revue à laquelle il ne croit plus, circule en voiture en compagnie de son photographe et ils renversent un lièvre ; aussitôt, Vatanen se met en tête de sauver la petite victime dont la patte est fracturée.

Pour mener sa « mission » à terme et prendre soin du « lièvre de Vatanen », sans hésitation, il se marginalise, abandonne son métier, son épouse et sa vie à Helsinki et se lance dans une existence de nomade en pleine nature, flanqué de sa nouvelle mascotte devenue fidèle qui s’est attachée à son sauveur comme un animal domestique.

Par le biais de cette fable, l’auteur décoche de joyeux coups de pattes contre la politique, la religion, la stupidité dangereuse de ceux qui vivent en société et qui se méfient un peu trop de ceux qui ont pris le parti des bêtes.

 

Dosette de lecture n°165 : Arto Paasilinna : « Le Lièvre de Vatanen », des oreilles attentives au monde animal…

Voir les commentaires

Dosette de lecture n°164 : Philippe Claudel, « le Rapport de Brodeck », l’égout sans les couleurs.

Publié le par Eric Bertrand

Jusqu’à quelle noirceur l’âme humaine est-elle prête à descendre pour assurer sa propre conservation ? Pour donner une peinture de la monstruosité qu’il dépeint quelque part dans le monde d’hier ou d’aujourd’hui, dans un univers où règnent la peur et la violence, l’auteur de ce roman utilise par exemple la métaphore d’une espèce de papillon qui accueille dans « son groupe » les papillons « étrangers » afin, le moment venu, de les livrer en pâture au prédateur ...

Dans cette logique d’autoprotection et de bassesse, ils sont rares ceux qui échappent à la règle. Au village qui sert de décor à cette histoire, Brodeck est un cas à part : habile rédacteur, il observe et témoigne de ce qu’il a vu ou de ce qu’il a entendu, même si c’est répugnant. Le curé avec qui il dialogue, le confirme à sa façon : lui, se contente de « tenir la boutique » et, de ce fait, il se désigne comme « l’homme-égout qui déborde sous le trop-plein ». Difficile en effet, quand rien n’arrête l’ivresse du Mal, de prétendre ramener chez les fidèles l’amour du prochain ou la sobriété : « Faut-il donc que la vie paraisse aux hommes d’une si lugubre monotonie pour qu’ils désirent ainsi le massacre et la ruine ? »

Brodeck en a déjà été victime : il était « chien Brodeck », « l’homme merde », et il a survécu à l’enfer des camps. Son retour auprès des siens ne lui offre aucun répit. En effet, le maire lui demande, au nom de la communauté, de rédiger « un rapport » au sujet des faits liés à l’exécution d’un certain « Anderer », étranger au village et devenu, un soir à la taverne, le bouc émissaire de tous les « honnêtes citoyens ». Mais quel sort réserve-t-il au juste à ce lourd et patient travail d’écriture et d’humanité ? Quand « le rapport » est enfin terminé, l’employé municipal qui a, lui aussi, trempé dans de sales affaires, en décide sans nuances, anéantissant d’un seul coup la méticuleuse œuvre de mémoire : « De tous les dangers, celui de la mémoire est un des plus terribles (…) Il est temps d’oublier, Brodeck, les hommes ont besoin d’oublier. »

Pour cette raison aussi, ce roman entre curieusement en résonance avec notre époque…

 

 

Dosette de lecture n°164 : Philippe Claudel, « le Rapport de Brodeck », l’égout sans les couleurs.

Voir les commentaires

Retour en ligne

Publié le par Eric Bertrand

Personne ne se refuse une petite dose de relâche dans « l’addiction » au net. En ce qui me concerne, je rassure mes lecteurs - que j’ai encouragé à pratiquer « un été de livre arbitre » - cette relâche de l’addiction n’a touché ni la lecture, ni l’écriture et je prépare, moi aussi, ma rentrée littéraire !

Au programme sur ce blog, à partir de vendredi prochain 5 septembre, comme à l’habitude, reprise des dosettes avec la 164° qui sera consacrée au « Rapport de Brodeck » de Philippe Claudel ; par ailleurs, des articles au fil de l’actualité viendront s’intercaler ainsi que des informations concernant les salons ou dédicaces organisés cet automne.

Au chapitre des informations, vous avez peut-être noté que, depuis une quinzaine de jours et ceci pour des raisons techniques, mon site d’auteur est inaccessible ; cette situation risque de durer, hélas, jusqu’ à la fin septembre.

Enfin, et ça, c’est une bonne nouvelle que j’ai commencé à ébruiter : mon prochain ouvrage est en route, il sortira sans doute en début 2026 et sera consacré aux histoires étranges qui circulent autour du château écossais d’Inveraray …

 

Retour en ligne

Voir les commentaires