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Retour sur Elephant Man

Publié le par Eric Bertrand

Retour sur Elephant Man

Réalisé par mon fils Yann, ce bouleversant retour sur un film majeur ...

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Souchon hobo : du bobo au Beau.

Publié le par Eric Bertrand

« Allo maman bobo »…

Chez Souchon, il y a toujours quelque chose qui ne passe pas et qui le rend « tout empâté, pataud ». Mais d’où vient donc cette « chantilly » qui freine « le tempo » et la plume ? Ce « gâteau » qui abîme l’estomac et la rime ? C’est une matière trouble et dérangeante et cependant si féconde en littérature… Le poète en fait émerger la « brindille et le phosphore », « le satellite et la météore » capables de révéler « la beauté d’Ava Gardner » ou de l’albatros, même « s’il patauge dans l’ice-cream »…

Mais analysons d’abord « d’où la peine vient ». Le chanteur est « peut-être un p’tit peu trop fragile » ? « Fichu, il mange trop » ? « Has been jeune homme, il se détériore » ? « KO. Down. Poussé en bas » ? « Cafard capillaire » ? « De quoi j’ai l’air avec mes détails, mes haltères » ?

Il faut l’avouer, « des fois, on sait pas bien ce qui se passe »… « On s’ennuie tellement »…  , « Wagon lancé, lit balancé », l’envers de l’Idéal, n’est-ce pas le spleen comme disait l’autre ? « Les lumières s’éteignent », « pardon aux play-boys littéraires », c’est une « banale song », une banale histoire de cœur. « Il la laisse, elle l’a laissé. Triste western » pour la chemise de Buffalo Bill. « Largué, classé, il a perdu tout ce qu’il aimait ».

Alors, comment remonter la pente et sortir du tunnel ? « S’asseoir par terre » ou bien « jogging Bois de Boulogne » ? Pour « foncer vers le bonheur », « sortir les gros pétards », rouler les mécaniques et rouler à bord de « la Chrysler », des « bolides extravagants » ? « S’ramener les cheveux en avant en les lavant » ? Se glisser « dans l’anorak de Jack Kerouac »… Et puis mentir, raconter du bidon, péter la gueule à tout le monde » jusqu’à ce qu’ils « rallument la salle » ?

Ou bien, encore une fois comme Baudelaire, ouvrir la fiole de parfum exotique... Tenir dans ses mains « les deux jolis seins de son amie », « coucher sur le sable d’or, marcher dans les pierres » et laisser tinter un « petit gobelet d’aluminium ».

Souchon hobo : du bobo au Beau.

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Souchon et les chansons d’amour : le train des saisons d’Arcimboldo

Publié le par Eric Bertrand

« C'était l'amour et c'était l'automne, dans le grand parc où frissonne parlant de nous, de nos baisers en allés en marchant dans les allées disant de l'amour pour quelle raison ce n'est jamais la saison. »

          L’amour est éphémère. On le ressent tous « Tout ce gaspi de nos cœurs qui battent ». 21 mars… 21 juin… Fin septembre… Le temps passe, les couleurs ternissent, les pétales se fanent, la beauté d’Ava Gardner et « le bleu de nos baisers du début, les caresses rouges fragiles »... L’amour n’échappe pas « à la machine » car « la vie c’est détergent » et « ça nettoie les gens »...

Comme dans les tableaux du peintre Arcimboldo, au fil des saisons que chante Souchon, les personnages sont d’autant plus soumis à cette « eau de Javel » qu’ils ont la chair « légumière » ou « fruitière » et finissent, après épanouissement et récolte, par se décolorer. « C’était l’amour et c’était le printemps, lilas mauve et lilas blanc ».

Difficile de « retrouver le rose initial, la blancheur qu’on croyait éternelle ». L’amour fait bouillir toutes ces couleurs et le peintre refait sa toile. À la façon d’un tambour de machine, il remue la peau. C’est le grand vent qui se lève, fait dresser le poil ou les pinceaux, sème le frisson, la tiédeur ou la tempête, inonde les visages d’une essence de fleur rare.

Puis, plus rien. « Le soleil de la vie les tabasse »... Et les grands tournesols éclatants, les lys délicats qui rayonnaient dans les yeux et poussaient dans le ventre s’écroulent tout d’un coup. « J’ai perdu tout ce que j’aimais ». Le soleil a roulé, l’été tourne le dos, les blés ont séché, la pelouse a grillé et le rossignol a quitté « le parc au point du jour ».

Celui qui aimait une « fille électrique, s’est pris des sacrées châtaignes »… « Il regarde la campagne, le wagon lentement s’éloigne » et ce wagon, c’est le printemps, « la mer qui brille dans l’été parfait ». Il ne voit plus qu’une petite ampoule qui va s’éteindre, et « il se retrouve couché par terre à vouloir mettre la main sur les filles conducteurs. »

Courage Alain. Comme dit la blague soviétique : « Camarade, tu vois la lumière au bout du tunnel. Un autre train arrive en face. »

 

Souchon et les chansons d’amour : le train des saisons d’Arcimboldo

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Nouvel hommage à Ennio Morricone

Publié le par Eric Bertrand

Se laisser porter le temps d’une projection…

 

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Les meurtres à Glencoe

Publié le par Eric Bertrand

Extrait du "Sang d'Ossian" mis en musique et en images par Yann...

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