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Le petit bois de trousse confinement

Publié le par Eric Bertrand

Dans le poste radio tu as entendu Ferré, Nougaro et Aznavour chanter l’île de Ré, et le mirage de « l’îlot majuscule » se formait derrière les « phrases vermeilles » de ces navigateurs des mots. Ré. Ferré. « Merde à Vauban », et « aux vieilles qui te guettent derrière leurs volets ».  Trousse-Chemise et trousse-syntaxe, du côté du « phare de sirène du cap des Baleines » qui éclairait « le flacon d’encre ».

Dans l’île de Ré, « la mer est grise et puis verte et tu l’es aussi ». « Merde à Vauban » et au mitard. Aujourd’hui enfin, tu longes « les murs blancs » et « la route blanche »,  et tu t’en vas jusqu’aux « Portes, tout près de la rive brodée de salive nacrée ».

« J’aime les nuages, qui passent là-bas, là-bas, les merveilleux nuages… » Et bien ça y est, dans l’ile de Ré, « tu vois passer les nuages » et « la fleur marine, par les deux narines grise ta poitrine ».

« L’eau imbuvable, lessive palpable », t’arrachent le masque et toutes les attestations de déplacement.

On coupe le bois de la cage dans le petit bois de Trousse-Chemise.

 

Ile de Ré

Ile de Ré

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Théâtre et intelligence artificielle

Publié le par Eric Bertrand

Voici un petit échange entre comédiens illustrant la thématique de la pièce « Robeaux et Robelles » (Morvenn Editions) qui devait être représentée au lycée cette semaine et qui a dû être annulée du fait des mesures sanitaires : la pièce traitait de la relation à l’intelligence artificielle dans le monde de l’entreprise. Dans ce court extrait, deux personnages s’affrontent, un humain et son avatar.

 

Robelle / Robeau : Je suis le masque que tu portes, mais moi, je n’ai pas besoin de masque. Je n’envoie pas tes postillons et mes gestes n’ont pas de barrière. Je n’ai pas tes défauts, tes failles, tes distractions. Pas de trous de mémoire, pas de coups de fatigue ni de coups de gueule. Je suis une force de travail bien briefée, formatée, toujours au top et je suis « soft power ». Je suis ton homme augmenté.

 

Humain : Tu n’es rien. Tu n’es pas un comédien. Tu n’es qu’un masque. Tu n’as pas de souffle, pas de voix. Pas de démangeaisons derrière tes puces en silicone. Tu ne peux pas trembler. Tu ne sais rien du théâtre. Tu ne captes ni l’odeur, ni la tiédeur des salles. Le théâtre ne te descend pas dans le ventre. Tu ne donnes rien au personnage que tu joues, ni l’émotion, ni la moiteur, ni les tripes. Moi, je suis le produit de l’épaisseur du temps. Toi, tu n’agis qu’en fonction des mises à jour.

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Hommage à Jean-Loup Dabadie : "tu nous manques"

Publié le par Eric Bertrand

Quelques-uns de ses textes ont été chantés par Polnareff et surtout Julien Clerc et ils sont sur toutes les lèvres : « On ira tous au paradis », « Lettre à France », « Tu me manques », « À la fin je pleure », « L’assassin assassiné », « Quelle heure est-île Marquise ? », « Les Oiseaux dans les arbres », « Femmes, je vous aime », « Partir », « On peut rêver », « le temps d’aimer », « Style Ming », « ma doudou », « ma Préférence », « Partir », « « Le Cœur trop grand pour moi », « je Suis mal », « on peut rêver », « Elle danse ailleurs », « Elle faisait la la », « Tant d’amour », « les amours sans larmes », « à son cou, à ses genoux », « Respire », … Autant de titres que Jean-Loup Dabadie a écrits.

 

Tu nous manques…

À la fin, on pleure.

Mais quelqu’un que j’aime et qui m’aimait lisait un livre de … Dabadie. Cette personne, cet écrivain, c’est style Ming !

« La marquise sortit à cinq heures »…

Quelle heure est-île Marquise ? Tenir l’un de ses livres, c’est comme une confidence, un doudou. On se demande quel jeu on joue et on a le cœur trop grand. On est à son cou, à ses genoux. On ressent tant d’amour, mais sans larmes et on s’écrie : « Je suis mal… Respire ! Livre fameux, je vous aime ! »

Avec lui, on peut apprendre à lire, partir, rêver … on ira tous au paradis.

Et on se dit que Dabadie a encore ses préférences et qu’il danse ailleurs, avec ses mots qui dansent et les oiseaux dans les arbres. Et nous autres lecteurs, il nous suffit encore de faire la la pour prendre le temps de l'aimer.

 

 

 

Julien Clerc; Dabadie; Variétés

Julien Clerc; Dabadie; Variétés

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Seconde bande-annonce de "Dévalisée", le début

Publié le par Eric Bertrand

Voici un second extrait et aperçu du prochain roman à paraître chez Morvenn Editions. On est dans les premières pages...

 

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Bande annonce de "Dévalisée"

Publié le par Eric Bertrand

Le livre préparé cette année est prêt. Envoyé chez l'imprimeur pour les dernières réalisations. Il devrait paraître en début d'été...

En attendant voici une première bande-annonce...

Et je joins le synopsis :

 « Par quelles étapes une petite valise en carton achetée chez un maroquinier, accède-t-elle à la conscience et à la maturité ? Comment, au cours d’un voyage dans le nord de l’Écosse, cette surdouée accède-t-elle à la beauté de ce pays  et à quelques épisodes marquants de l’Histoire des Highlands ?

Á travers cette fable contemporaine, l’auteur invite le lecteur à la fois à une aventure fantastique dans des contrées sauvages et mystérieuses et à un questionnement décalé sur les grands moments de l’existence humaine. »

 

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