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Annonce signature dans le Télégramme

Publié le par Eric Bertrand

Érik Bertrand, qui a été professeur de français au lycée Fulgence-Bienvenüe pendant douze ans, a sorti un roman intitulé « Dévalisée ». Il sera en dédicace à Loudéac le samedi 1er avril.

Vous venez de sortir un livre intitulé « Dévalisée ». Qu’est-ce que ça raconte ?

« Mon livre raconte l’histoire d’un voyage dans les Highlands en Ecosse, un pays où j’ai vécu pendant deux ans et où ma fille vit. Je voulais raconter l’Écosse d’un point de vue différent, celui d’un objet, d’une valise. Dans mon livre, cette valise est… dévalisée : elle passe de main en main. Chacun y met quelque chose de différent. L’objectif est de multiplier les rencontres. Cela donne un voyage initiatique, qui renvoie à quelque chose de profondément écossais : l’histoire, les paysages, la faune… »

Qu’est-ce que cette valise représente pour vous ?

« Déjà, dans le livre, c’est elle qui raconte l’histoire, avec ses mots à elle qui sont de plus en plus nombreux au fil des rencontres. Plus globalement, ça représente le voyage, notamment ce tour des États-Unis que j’ai réalisé en stop il y a des années. Là aussi, on m’avait dévalisé, mais pour de vrai. Heureusement, je suis tombé sur quelqu’un qui m’a aidé, qui m’a redonné confiance en me donnant des vêtements, de la nourriture et une nouvelle valise. Ce voyage fait l’objet d’un premier récit que j’ai écrit quand j’étais professeur à Loudéac. Et cette valise que j’ai ramenée des États-Unis, c’était l’équivalent de mon cartable de professeur en cours. »

Qu’est-ce que Loudéac représente pour vous, au point d’y faire une dédicace ?

« Je serai effectivement toute la journée du 1er avril à l’espace culturel du Centre Leclerc de Loudéac car je veux présenter mon livre à tous ceux que je n’ai pas revus depuis longtemps : des collègues professeurs, mais aussi des anciens élèves. J’ai été professeur de français pendant douze années au lycée Fulgence-Bienvenüe. J’y ai créé un atelier d’expression artistique où l’idée était d’associer différents arts sur scène. J’écrivais des pièces de théâtre et je travaillais avec d’autres professeurs. »

Y avez-vous encore des attaches ?

« Complètement. J’y ai gardé des amis comme Francis Le Pioufle, un professeur et écrivain comme moi, mais aussi d’anciens élèves. Quand je monte en Bretagne, je vais voir Johann Rodzko, un ancien élève et acteur qui a créé la Biscuiterie de Guerlédan. »

Comment êtes-vous passé du théâtre au roman ?

« En fait, j’ai toujours écrit en alternance. Le théâtre, c’était pour mon boulot de professeur ; le roman, c’était plus personnel. L’écriture de fiction m’a toujours plu. J’ai déjà écrit notamment « Ma Rue de Verneuil », « Le Coffre de Rimbaud » et « Le Sang d’Ossian ». Là, je travaille encore sur un roman qui sera consacré à Arthur Rimbaud qui devrait sortir dans six mois. »

Pratique

Érik Bertrand dédicacera son livre « Dévalisée » le samedi 1er avril de 10 h à 18 h à l’espace culturel du Centre Leclerc de Loudéac.

https://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/loudeac/erik-bertrand-l-ancien-professeur-de-loudeac-devenu-ecrivain-voyageur-16-03-2023-13298290.php

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« En lisant, en écrivant »… (Dosette de lecture n°44) Maupassant : « le Masque » dans « l’Inutile beauté »

Publié le par Eric Bertrand

Chirurgie esthétique, lifting et vieillissement … Le problème ne date pas d’hier et cette course effrénée contre le Temps met à l’épreuve tissus, nerfs, muscles et tout le reste de la pelote. C’est le sujet de cette cruelle et lucide nouvelle de Maupassant qui observe à un bal costumé la gesticulation frénétique d’un vieux danseur dont le visage est caché sous un beau masque souriant. Et tout à coup, au beau milieu d’un quadrille, l’énergumène tombe dans les pommes. De toute urgence, afin d’aider le fringant « godelureau », un médecin retire son masque… Fin de la mascarade, La Fontaine l’avait écrit : « les ruines d’une maison se peuvent réparer, que n’est cet avantage aux ruines du visage ? »

 

Maupassant; conte

Maupassant; conte

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« En lisant, en écrivant »… (Dosette de lecture n°43) Beaumarchais : « le Mariage de Figaro » et le droit des femmes.

Publié le par Eric Bertrand

Les occasions de « balancer son porc » sont nombreuses dans notre société moderne où les groins et les mufles finissent toujours par déchirer le masque. Elles l’étaient aussi sous l’ancien régime et la littérature nous en donne quelques fameux exemples. Le sinistre comte Almaviva, maître de Figaro, s’impose comme tel dès la première scène du Mariage de Figaro puisqu’il entend abuser de son droit de cuissage sur la future de son valet qu’il trouve bien à son goût.

À cette époque de monarchie absolue, l’usage paraît tout à fait normal, et Figaro, fouetté de jalousie, se sent prêt à partir en croisade contre ce genre de privilèges. Ainsi, la bataille privée qu’il mène contre plus puissant que lui est aussi une bataille politique dans cette pièce écrite à la veille de la Révolution. Le théâtre est devenu tribune et le spectateur comprend très vite que le domestique domine largement celui qui « s’est donné la peine de naître ».

Théâtre. Droits des femmes

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Signatures à Loudéac et article dans le Courrier indépendant

Publié le par Eric Bertrand

Merci à Angélique Goyet du Courrier Indépendant.

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« En lisant, en écrivant »… (Dosette de lecture n°42) Evguéni Zamiatine : « Nous »

Publié le par Eric Bertrand

Comment résister à un « bonheur arithmétique », formule magique qui ouvre sur un bonheur total, confortable et collectif ? Tout n’est qu’affaire de renonciation et de résignation. Dans la société futuriste imaginée par Evguéni Zamiatine, prédécesseur d’Orwell et de Huxley, l’individu est devenu un « numéro » et il s’en remet entièrement à la politique du « Bienfaiteur » qui se charge de tout et qui promet, derrière les parois de verre d’une civilisation parfaitement policée, un ciel toujours bleu, sans nuages, sans « vermine », sans angoisse. Cette conception du pouvoir politique passe aussi par la volonté impérialiste de coloniser un maximum de planètes au sein du cosmos… Le Bienfaiteur a confié la mission au héros de l’histoire, responsable du vaisseau « l’Intégrale » et narrateur d’un journal de bord.

Mais « le conquistador » est-il à ce point écrasé par le système et ne subsiste-t-il pas en lui un ferment de résistance ? Sous « la meule » du Pouvoir et de la Raison, qu’est-il advenu de l’énergie individuelle, des forces de l’imagination, des instincts du corps et des élans de l’âme ? La réalité dans cette société, c’est qu’il vaut mieux comme le confie le narrateur : « Oublier que l’on pèse un gramme et se sentir comme un millionième de tonne »…

Pour optimiser les résultats et obtenir leur part de confort et « d’extase », tous les membres du corps social doivent en effet se synchroniser dans la collectivité, obéir aux mêmes normes, au même rythme journalier, au même agenda. Sans quoi, ils risquent d’être « désintégrés » pour délit d’hérésie. À la fin du processus, tous sont attachés « au piquet » et vénèrent le « Bienfaiteur tout de blanc vêtu, qui les tient pieds et poings liés dans les rets sages et bienfaisants du bonheur ».

« En lisant, en écrivant »… (Dosette de lecture n°42) Evguéni Zamiatine : « Nous »

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