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« En lisant, en écrivant »… (Dosette de lecture n°8) Tony Hillerman, « Là où dansent les morts »

Publié le par Eric Bertrand

Les Indiens navajos et zunis qui habitent les montagnes d’Arizona croient dans la beauté de la nature et dans les rituels qui leur permettent d’entrer en communication avec les êtres qu’ils ont perdus. Au début du roman de cet écrivain d’origine navajo, deux meurtres ont lieu en territoire indien à proximité d’un campement de hippies. L’inspecteur Joe Leaphorn essaie de débrouiller l’énigme et pour cela, sourd aux hypothèses de l’agent du FBI qui mène l’enquête de son côté, il écoute son instinct d’Indien. Au lecteur de lui emboiter le pas, de traquer les ombres et les lumières et de soulever le voile des apparences.

« En lisant, en écrivant »… (Dosette de lecture n°8) Tony Hillerman, « Là où dansent les morts »

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« En lisant, en écrivant »… (Dosette de lecture n°7) Jack London, « la Force des Forts »

Publié le par Eric Bertrand

Comment un chef, un groupuscule prend-il le pouvoir et s’y maintient-il à coups de mensonges, de slogans et de numéros de prestidigitation ? Cette question est pour le moins d’actualité et pourtant, le romancier Jack London remonte aux temps préhistoriques pour la poser au sein de la première nouvelle du recueil la Force des Forts. Les hommes viennent de découvrir que pour être plus forts et pour vivre mieux, ils devaient descendre des arbres, s’unir et établir des lois et des codes sociaux… Mais tous les codes sociaux et les lois sont objets de manipulation sitôt que des hommes un peu habiles se hissent au pouvoir et en tirent un profit personnel…  

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« En lisant, en écrivant »… (Dosette de lecture n°6) Balzac, « la Peau de chagrin »

Publié le par Eric Bertrand

Pour présenter le cuir d’onagre ou « peau de chagrin », le brocanteur méphistophélique qui surveille cet article insolite tâche de tenter l’acheteur potentiel à l’aide d’une formule lapidaire et terrible : « Si tu la possèdes, tu possèderas tout. »

En d’autres termes, cette peau de chagrin permet à l’acquéreur de réaliser tous ses désirs… Or, justement, le héros qui s’en empare au début du roman est, comme l’indique Balzac, « un galérien du plaisir »… Quel enivrement pour ce jeune homme de pouvoir d’un seul coup et à chaque fois qu’il le souhaite assouvir ses désirs ! Le pacte est vertigineux et engage toute la vie et toute la volonté. Au fil des péripéties et des défis, le lecteur entrevoit le risque qu’il y a pour un homme à continuellement vouloir autre chose.

Ainsi, il n’est pas étonnant que Balzac ait classé cette fable fantastique dans ce qu’il nomme ses « études philosophiques ». Le chagrin n’est-il pas en effet l’envers du plaisir ? La recherche du plaisir ne finit-elle pas par avoir la peau de celui qui en est esclave ? Et la pluie des désirs qui glisse sur le cuir d’onagre de nos journées continue de s’écouler et de raviner la vie.

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« En lisant, en écrivant »… (Dosette de lecture n°5) Shakespeare : Roméo et Juliette

Publié le par Eric Bertrand

On connaît l’histoire tragique de ces deux amants confrontés à la fois au vertige de la Passion et à la logique implacable de la Haine clanique. Mais cette aventure telle que la rapporte Shakespeare concerne aussi l’ordre du monde et du cosmos comme si les affaires des hommes se jouaient au-delà du théâtre de la vie, dans la magie du langage et du cycle naturel. C’est dans ce sens que vont ces citations extraites de la pièce.

  • L’aube aux yeux gris couvre de son sourire la nuit grimaçante et diapre de lignes lumineuses les nuées d’ouest.
  • Le jour joyeux se dresse sur la pointe du pied au sommet de la montagne.
  • L’ombre couperosée chancelant comme un ivrogne s’éloigne de la route du jour devant les roues du Titan radieux.
  • L’index libertin du cadran est en érection sur midi.
  • Juliette apprend aux flambeaux à illuminer ! Sa beauté est suspendue à la face de la Nuit comme un riche joyau à l’oreille d’une Ethiopienne. 
  • Viens gentille nuit, viens chère nuit au front noir, donne-moi mon homme et quand il sera mort prends-le et coupe le en petites étoiles et il rendra la face du ciel si splendide que tout l’univers  sera amoureux de la nuit et refusera son culte à l’aveuglant soleil.

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« En lisant, en écrivant »… (Dosette de lecture n°4) Giraudoux, « la Guerre de Troie n’aura pas lieu »

Publié le par Eric Bertrand

Comme d’autres dramaturges de son époque, Giraudoux interroge les mythes anciens pour réfléchir sur la modernité. La guerre de Troie s’est déclenchée à cause d’une « beauté fatale » : celle de la Grecque Hélène qui a bouleversé le cœur du Troyen Pâris et précipité le Destin : « le Destin, c’est l’accélération du Temps ».

Dans cette tragédie, Giraudoux constate amèrement qu’il y a une sorte de vocation des hommes à faire la guerre ; à s’envoyer des missiles avec une sorte d’acharnement ridicule et quel qu’en soit le prétexte (même si, à la fin, Pâris consent à rendre Hélène à Ménélas)

Que ce soit aux portes de Troie ou d’une autre cité, le cheval furieux s’est emballé au détriment de l’humanité et de l’équilibre, et les soldats aliénés s’enivrent de l’odeur de la bataille comme ce chevalier du film Sacré Graal qui veut à tout prix se battre malgré les amputations qu’il a déjà subies : « Si toutes les mères coupent l’index droit de leur fils, les armées de l’univers se feront la guerre sans index. Et si elles lui coupent la jambe droite, les armées seront unijambistes… »

 

« En lisant, en écrivant »… (Dosette de lecture n°4) Giraudoux, « la Guerre de Troie n’aura pas lieu »

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