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Critique de "Dévalisée" par Francis Lepioufle

Publié le par Eric Bertrand

La petite valise de carton, celle d’Eric Bertrand, celle qui a fait parler d’elle chez un maroquinier de La Rochelle il y a quelques années, a fait peau neuve. Depuis ce temps, elle a continué son affirmation, elle a développé sa conscience et parle encore. Elle renaît sous des couleurs chaudes de cuir plissé et de papier jauni au fil des jours de voyage. 

 Que dit-elle donc, cette valise qui regarde autour d’elle, qui analyse les situations, qui part encore et encore en voyage ?

 Elle scrute  l’âme humaine dans ses qualités et ses faiblesses. De son pays adoré, l’Ecosse,  elle parle avec amour de ses Highlands ;  elle essaie avec talent de comprendre son Histoire, ses sanguinaires conflits entre les camps Campbell et les Mac Donald.

Ce n’est pas tout souvenez-vous en ! L’auteur réussit dans cet ouvrage  un tour de force extraordinaire : valises, valisettes, sacs à dos, conversent à qui mieux mieux et délivrent leurs joies, leurs peines comme des être animés, de véritables humains.

Une nouvelle maison d’éditions a sans doute remarqué l’aspect gouleyant de l’histoire et  vient d’en redonner forme, ce n’est pas étonnant. Hello Editions a certainement été séduite par le contenu mais aussi par le style sautillant, alerte mais très limpide de l’auteur.

La couverture prend l’aspect du cuir usagé, plein d’expériences. Posée sur une plage, la valise a le sel du voyage, la couleur des rêves, la lumière de la conscience.

Elle a du chien cette valise qui a connu le monde. Elle est prête à vous transporter dans ses histoires vécues et à vous emmener bien loin dans ce conte philosophique.

 Ce nouvel ouvrage saura sous ce nouveau cuir plaire à beaucoup de lecteurs, à n’en pas douter !

Critique de "Dévalisée" par Francis Lepioufle

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« En lisant, en écrivant »… (Dosette de lecture n°25) Melville : « Moby Dick » et Avatar 2

Publié le par Eric Bertrand

Le fond de la mer déclenche angoisse, rêverie ou hallucination. Certains films ou certains romans plongent jusqu’au cœur de l’océan pour y suivre des monstres et y mener une méditation sur l’humanité. C’est le cas des Travailleurs de la mer de Hugo, c’est aussi celui de Moby Dick de Melville.

La silhouette fantomatique de la baleine blanche que poursuit le Capitaine Achab renvoie à ses obsessions et à sa démesure, mais elle projette aussi comme sur un écran géant divers motifs et images de l’histoire dont James Cameron s’est souvenu dans Avatar 2.

« En lisant, en écrivant »… (Dosette de lecture n°25)  Melville : « Moby Dick » et Avatar 2

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« En lisant, en écrivant »… (Dosette de lecture n°23) Giono, « Regain »

Publié le par Eric Bertrand

Aubignane est « un nid de guêpes » sur les hauteurs près de Manosque et Panturle, le dernier homme au village, est « un bout de bois qui marche ». Tout le travail du romancier consiste à montrer comment la vieille Mamèche, dernière femme d’Aubignane et figure de la Terre et de la Nature, parvient à ramener le printemps et la vie au village.

Giono donne à son lecteur, aliéné par la vie moderne et chamboulé par le changement climatique, une leçon d’observation et de poésie où chacun des éléments, où chacune des saisons, compte pour reconnecter l’homme au monde qui l’entoure.

« En lisant, en écrivant »… (Dosette de lecture n°23)  Giono, « Regain »

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« En lisant, en écrivant »… (Dosette de lecture n°23). Voltaire, « Zadig ou la Destinée »

Publié le par Eric Bertrand

« Zadig et Voltaire » n’est pas un de ces magasins lancés à toute allure dans un aléatoire boxing day ou black Friday ! Non, pas de fièvre, pas de surconsommation ! Zadig est juste le nom d’un sage oriental, personnage de Voltaire qui parcourt les allées marchandes du monde.

Quand on relit Zadig dans les rayons de ces magasins du Profit et de la Rapacité, il faut comprendre que les costumes n’ont pas changé quand il s’agit d’habiller l’homme : les tissus et les modes n’ont pas changé, intégrisme religieux, hypocrisie des traditions, vénalité de la justice et de l’église, protocole des princes, versatilité des jugements… Mais Voltaire est un maitre tailleur.

« En lisant, en écrivant »… (Dosette de lecture n°23).  Voltaire, « Zadig ou la Destinée »

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« En lisant, en écrivant »… (Dosette de lecture n°22) David Le Bailly : « L’Autre Rimbaud »

Publié le par Eric Bertrand

Toujours lancé dans l’écriture de mon prochain roman sur Rimbaud je viens de terminer un ouvrage étonnant… http://ericbertrand-auteur.net/rimbaud.htm

C’est à une enquête sur « un raté » que David Le Bailly convie le lecteur à travers le portrait de Frédéric, frère d’un auteur devenu une légende. Mais il faut se méfier du terme « raté » et c’est l’un des propos de l’enquête…

Si l’aîné d’Arthur n’a pas eu de chance dans la vie, il est aussi le produit fabriqué par la haine du clan Cuif, nom de jeune fille de la mère, Vitalie Rimbaud, maîtresse femme « à casquette de plomb ». Son fils rebelle la surnommait « la daromphe » car elle entendait s’imposer et régenter la vie et la morale de chacun de ses quatre enfants. Elle en a eu seule la charge après le départ d’un militaire de mari qui a préféré jeter l’éponge face à cet adversaire du genre coriace. Frédéric était le prénom du père : le fils en a pâti…

Il en est de la politique au sein de certaines familles comme de la politique de certains états : tout n’est qu’affaire de propagande et de mensonge.

« En lisant, en écrivant »… (Dosette de lecture n°22) David Le Bailly : « L’Autre Rimbaud »

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