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Hommes et femmes chez Maupassant

Publié le par Eric Bertrand

                  Les romans du 19° mettent souvent en vedette des figures dont le nom vaut un titre : « la Cousine Bette », « L’Homme qui rit », « Nana », « Mme Bovary », « Bel-Ami »... Tout un programme derrière ces silhouettes souvent édifiantes... Quand on est un homme chez Maupassant, on a plutôt le beau rôle, et ceci au détriment des femmes qui, la plupart du temps, ne sont là que pour assurer la loi de la reproduction au sein de la nature. Conception désabusée de la vie que le génial écrivain a probablement héritée du philosophe Shopenhauer, apôtre de cynisme.

                 Vision décoiffante de la coquette qui ne pare ses cheveux et le reste que pour tomber dans le filet d’un séducteur... Comme son maître Flaubert, Maupassant n’a d’autre projet que de « tordre le cou » au romantisme et aux idées romanesques de ces Mme Bovary qui excitent la convoitise des hommes... Combien de ses œuvres sont consacrées à ce thème ? Relisons « Une Vie » ou la petite nouvelle « une Partie de Campagne »...

                  Les jeunes filles constituent au début des proies idéales et de ce fait, elles fascinent, elles captivent... Puis le temps passe, et on les froisse, on les jette...

                  Beaucoup des contes et nouvelles campés dans la campagne normande s’intéressent au sort de ces pauvresses abusées par la finauderie d’un galant. Il ne s’agit plus alors de petites bourgeoises, de petites cousines d’Emma bien éduquées par les livres, mais de solides paysannes égarées par les feux du printemps ! Prenons le cas de la nouvelle « Histoire d’une fille de ferme » et faisons demain le rapprochement avec « Bel-Ami » !

 

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« L’Organisme » : avis de lecteurs (16)

Publié le par Eric Bertrand

J'aime ce livre, il est puissant!l'insecte est à digérer; je l'ai lu deux fois
pour m'en imprégner!!
C'est du Kafka!!!
Nous sortons des sentiers battus; l'écriture est superbe!
bravo!!

 

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« L’Organisme » : avis de lecteurs (14)

Publié le par Eric Bertrand

Dés la première page, l’Organisme est un livre qui ne m’a pas lâchée !

Ce livre parle merveilleusement bien de l’adolescence, de cette période disgracieuse pour la majorité des jeunes, phase ultime avant l’état d’adulte !

L’être est tout entier concentré dans sa chrysalide et est impatient de devenir papillon, mais cette période dure, dure... et n’en finit pas, ce qui est désespérant pour cet organisme qui, de jeune collégien, devient cette chose informe, ou plutôt multiforme ! De lui, on connaîtra sa vie familiale, sentimentale, celle qu’il mène au collège, mais point son nom ! Pourtant, le détachement qui pourrait ainsi naître n’existe pas et j’ai compati aux évènements qui le touchent et par lesquels il devient acteur malgré lui !

De la compassion, oui, mais il y a également un condensé de rires dans cet ouvrage : les descriptions sont alertes, légères mais stylées... oui, c’est ton style que je retrouve au travers de cet ouvrage, plus percutant et incisif que jamais, et cela a certainement contribué au fait que je l’aime tant, ainsi que cet organisme qui, certes, est bien laid, mais qui, par la rédemption, retrouve la grâce du papillon !

 

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« L’Organisme » : avis de lecteurs (13)

Publié le par Eric Bertrand

C’est un régal. L’écriture est vivante, sautillante, toujours des contre-pieds, des images plus vraies que nature. J’ai adoré le ton de l’écriture de la page 6 à 60. Toute cette partie coule naturellement et on s’en délecte. Et puis les « écrits d’un collègue de Gavial »... Super, mais la rupture de ton brise un peu l’envie de voir l’aboutissement de l’insecte. Peut être en insérer moins (ou même en faire un livre tout entier ! ) Et l’envie de savoir reprend avec la cinquième partie jusqu’à la fin. Je pense que l’écriture se livre et se fluidifie. C’est très agréable à lire et bien plus encore.

 

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Article du mois : « Laurent Fignon au seuil des grandes montagnes ».

Publié le par Eric Bertrand

              Le bel et lumineux juillet est passé... Passé, en même temps que les tournesols et les maillots jaunes, jour après jour froissés sous le cycle de l’été. C’est déjà le tournant mélancolique après l’ultime sprint des Champs-Elysées. La voix de Fignon au commentaire, le souvenir Greg Lemond et des huit secondes... la vie comme étincelle... les derniers discours, les promesses et les perspectives pour l’année suivante et puis l’ensommeillement du lourd mois d’août.

              C’est le moment où « l’Aigle de Tolède » prend son envol, dans le soir qui tombe... le ciel est presque noir. « L’Extra-terrestre » plante son « Espada » tout au fond de la terre et « le Cannibale » s’endort près du torrent, le ventre repu... Les chemins sont désertés, le soleil a disparu. « Il Diavolo » enfonce sa fourche au sommet du Mont-Chauve. Le sol vibre de chaleur accumulée. L’écho s’emplit d’une rumeur sauvage, le « Champion hénissant » retourne à l’écurie du même pas que « le Texan ». L’air est lourd, il descend doucement dans la vallée. Au pied du col de l’Angoisse, « Le Blaireau » inspecte son terrier, et, au seuil de la grande traversée, « le Pirate » plante son drapeau noir...

                 Ils sont encore tous là, autour du sommet impitoyable. Ils savent qu’aujourd’hui le maillot jaune de Laurent Fignon s’est en allé avec le jour. Federico Bahamontès, Miguel Indurain, Eddy Merckx... Le vent se lève. Claudio Chiapucci, Ferdi Kubler, Lance Armstrong. La lune pointe... Bernard Hinault, Marco Pantani. La nuit tombe. Les ombres immenses décollent des montagnes et viennent alimenter les rêves.

 

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