« L’Organisme » : avis de lecteurs (16)
J'aime ce livre, il est puissant!l'insecte est à digérer; je l'ai lu deux fois
pour m'en imprégner!!
C'est du Kafka!!!
Nous sortons des sentiers battus; l'écriture est superbe!
bravo!!
J'aime ce livre, il est puissant!l'insecte est à digérer; je l'ai lu deux fois
pour m'en imprégner!!
C'est du Kafka!!!
Nous sortons des sentiers battus; l'écriture est superbe!
bravo!!
Dés la première page, l’Organisme est un livre qui ne m’a pas lâchée !
Ce livre parle merveilleusement bien de l’adolescence, de cette période disgracieuse pour la majorité des jeunes, phase ultime avant l’état d’adulte !
L’être est tout entier concentré dans sa chrysalide et est impatient de devenir papillon, mais cette période dure, dure... et n’en finit pas, ce qui est désespérant pour cet organisme qui, de jeune collégien, devient cette chose informe, ou plutôt multiforme ! De lui, on connaîtra sa vie familiale, sentimentale, celle qu’il mène au collège, mais point son nom ! Pourtant, le détachement qui pourrait ainsi naître n’existe pas et j’ai compati aux évènements qui le touchent et par lesquels il devient acteur malgré lui !
De la compassion, oui, mais il y a également un condensé de rires dans cet ouvrage : les descriptions sont alertes, légères mais stylées... oui, c’est ton style que je retrouve au travers de cet ouvrage, plus percutant et incisif que jamais, et cela a certainement contribué au fait que je l’aime tant, ainsi que cet organisme qui, certes, est bien laid, mais qui, par la rédemption, retrouve la grâce du papillon !

C’est un régal. L’écriture est vivante, sautillante, toujours des contre-pieds, des images plus vraies que nature. J’ai adoré le ton de l’écriture de la page 6 à 60. Toute cette partie coule naturellement et on s’en délecte. Et puis les « écrits d’un collègue de Gavial »... Super, mais la rupture de ton brise un peu l’envie de voir l’aboutissement de l’insecte. Peut être en insérer moins (ou même en faire un livre tout entier ! ) Et l’envie de savoir reprend avec la cinquième partie jusqu’à la fin. Je pense que l’écriture se livre et se fluidifie. C’est très agréable à lire et bien plus encore.
Le bel et lumineux juillet est passé... Passé, en même temps que les tournesols et les maillots jaunes, jour après jour froissés sous le cycle de l’été. C’est déjà le tournant mélancolique après l’ultime sprint des Champs-Elysées. La voix de Fignon au commentaire, le souvenir Greg Lemond et des huit secondes... la vie comme étincelle... les derniers discours, les promesses et les perspectives pour l’année suivante et puis l’ensommeillement du lourd mois d’août.
C’est le moment où « l’Aigle de Tolède » prend son envol, dans le soir qui tombe... le ciel est presque noir. « L’Extra-terrestre » plante son « Espada » tout au fond de la terre et « le Cannibale » s’endort près du torrent, le ventre repu... Les chemins sont désertés, le soleil a disparu. « Il Diavolo » enfonce sa fourche au sommet du Mont-Chauve. Le sol vibre de chaleur accumulée. L’écho s’emplit d’une rumeur sauvage, le « Champion hénissant » retourne à l’écurie du même pas que « le Texan ». L’air est lourd, il descend doucement dans la vallée. Au pied du col de l’Angoisse, « Le Blaireau » inspecte son terrier, et, au seuil de la grande traversée, « le Pirate » plante son drapeau noir...
Ils sont encore tous là, autour du sommet impitoyable. Ils savent qu’aujourd’hui le maillot jaune de Laurent Fignon s’est en allé avec le jour. Federico Bahamontès, Miguel Indurain, Eddy Merckx... Le vent se lève. Claudio Chiapucci, Ferdi Kubler, Lance Armstrong. La lune pointe... Bernard Hinault, Marco Pantani. La nuit tombe. Les ombres immenses décollent des montagnes et viennent alimenter les rêves.
Avant tout je te dis que je me suis régalé, oh même des plus viles choses et de la saleté mais les choses dites ainsi par un insecte, enfin cet ado en mutation, et le tout avec des mots si précis sur un ton sautillant et plein d'humour. Tu auras compris que j'ai adoré. Un écrit "libéré"car en effet j'ai senti une plume alerte, au coeur des choses sans mise à distance.