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Mise en scène du Petit Prince, nouvelle intervention (4/4)

Publié le par Eric Bertrand

Les PP s’approchent en faisant un signe de surprise comme s’ils voulaient écouter la suite de leur histoire. Quand les PP se remettent en place les géos se réveillent et continuent leur texte. Les PP se regardent l’air de dire « mais qu’est-ce qu’il se passe ? »

                    Quand le géo 1 dit « pourquoi aimes-tu les couchers de soleil » les PP se mettent autour des géos en s’asseyant sur la table pour mieux voir le coucher de soleil. Mais chaque PP doit d’abord dire son texte chacun son tour et se place à côté des géographes. Quand Louis dit « tiens par exemple je connais » le PP 9 s’interpose entre les 2 géos et dit « et que fait-il le reste du temps ? » le géo 2 se lève et crie énervé « nous autres hommes ». Le PP 9 se lève sur la table et à son tour dit son texte en criant et énervé puis se rassit. Le géo 1 rejoint le géo 2 énervé lui aussi et qui crie son texte aux PP.

                      Quand le géo dit « 462511 hommes » il fait comme une machine à calculer face public et toujours énervé.  Le géo 1 dit son texte encore énervé. Puis le PP 7 soupire en disant la suite de son texte puis tous les PP descendent et s’allongent par terre. Les PP doivent se coucher en même temps et le public doit voir leurs têtes. Puis le géo 2 dit son texte et lui aussi va s’allonger à côté des PP comme le géo 1. Les PP doivent dire en même temps « et c’est quoi » Puis quand chacun des acteurs veut parler, il faut se relever et s’asseoir. Quand le géo 1 dit « de l’eau » il se lève et, quand c’est au tour du géo 2, il se lève aussi.

 

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Mise en scène du Petit Prince, nouvelle intervention (3/4)

Publié le par Eric Bertrand

Scène 4 :

                        Les géographes font les Dupont-Dupond. Ils sont dans la lune. Quand ils entendent frapper, ils se regardent style « qui ça peut être en plein désert ? ». En voulant aller ouvrir la porte ils se bousculent, ne sachant pas qui doit y aller le premier. Les géographes sont toujours ensemble et les PP aussi. Elsa et Mathilde s’allongent sur Charlotte et elles ouvrent grands les yeux pour faire semblant d’être attentives.

                         Les géographes font des gestes pour montrer le paysage où ils sont. Quand le géo 1 commence son texte en disant « tu es tombé en plein cœur du Sahara » il donne une claque au géo 2 en voulant montrer le Sahara et le géo 2 fait semblant de tomber. Quand le géo 1 dit « quelle audace » il fait semblant de vouloir boxer en s’approchant des PP et au retour il donne un coup au géo 2 qui tombe. Il est le malchanceux de la scène. Il se prend tous les mauvais coups. Les PP aussi commencent à boxer. Quand le géo 2 tombe le géo 1 le relève. Quand il se relève le géo 1 fait un geste en signe de stupeur puis continue son texte comme si de rien n’était. Le géo 2 s’assied sur la table pour expliquer. Il fait signe d’avoir oublié et comme si tout d’un coup il avait retrouvé, il continue son texte en faisant un signe à son coéquipier qui fait aussi un signe pour dire « oui, super ». Le géo 1 s’assied sur la table il dit lui aussi son texte. Quand il dit « il faut l’attendre », il s’arrête comme s’ils attendaient le coucher du soleil.

 

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Mise en scène du Petit Prince, nouvelle intervention (2/4)

Publié le par Eric Bertrand

                      Business prend son cigare et marche de façon un peu bizarre. Cramoisi saute comme une pomp pomp girl en disant « magnifique ». Cramoisi prend la caméra pendant que Business se faufile dans le public. Après « fleurs artificielles » le petit prince s’avance et trépigne. A la planète n°3, Business Man sort ses lunettes, rentre dans sa voiture, fait un bruit pour ouvrir la fenêtre et met son coude au bord (à « rêve »)

                      Il baisse ses lunettes sur son nez et continue de parler en faisant semblant de conduire. A « option anti radar », Business fait un bruit et un geste pour montrer l’explosion. En retournant à sa place, Business retire ses lunettes. Cramoisi fait l’avion en disant « à 200 à l’heure ». Puis le petit prince s’avance vers le public d’un air désabusé. Quand Cramoisi arrive, il pousse le petit prince et fait le tour de scène en disant « planète n°4 » quatre fois.

                       Business prend une serviette pour mimer un serveur. Il va voir les spectateurs et dit son texte devant eux comme s’il leur présentait une carte des menus. Puis Cramoisi fait le serveur en faisant semblant de noter les choix et dit son texte en même temps. Le PP se met à genoux en les implorant de lui donner un steak frites. Quand Business dit « je fais pipi deux tonnes » les deux se mettent à courir, pris d’une violente envie d’aller aux toilettes.

                        Quand le PP dit « Je reste aux toilettes pendant trois siècles » il fait un petit sourire de ravissement. Avant de dire son texte le PP avance et quand il dit « quand je vais à l’école » il fait style « j’ai oublié de vous dire ».

 

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Mise en scène du Petit Prince, nouvelle intervention (1/4)²

Publié le par Eric Bertrand

Pour ceux que ça intéresse, je continue à mettre en ligne dès que le travail a été réalisé des indications pour la mise en scène. La professionnelle est revenue dans la classe jeudi dernier et en voici le bilan (les notes ont été prises avec beaucoup de sérieux par l’une des meilleures élèves de la classe...)

 

Scène 3 :

                   Le petit prince entre. Mr Business Man et Cramoisi se tiennent de chaque côté du bureau. (Costard cravatte pour Business, faux billets, grosses lunettes noires.) Il sort de l’argent de sa poche, de son chapeau. Après « flouze », silence, il pointe le doigt sur un spectateur et dit : « je m’occupe de choses sérieuses ». Après « dépenser » silence, un geste de disco puis « argent », « bien fringué » : geste sur le vêtement, « baie vitrée » : les deux mains qui s’étirent.

                    Le petit prince s’avance, se tourne vers le public et dit : « drôle de planète ! » puis se tourne vers Cramoisi et dit « Trouve-t-on sur cette planète de vrais amis… » Cramoisi s’avance vers le petit prince en disant « n’interrompez pas microbe ! » puis retourne à sa place et dit à Business man « Planète n°2 ».

 

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La rafle

Publié le par Eric Bertrand

                 Le mot est violent, il traîne avec lui des relents de peste brune. Comme le document vidéo gris qui ouvre le film sur la silhouette du führer et l’arrogance des nazis paradant dans les rues de Paris… Le ton est donné. La contagion de la barbarie dans chaque milimètre de pellicule.

                 Et pourtant, dès le début, et c’est là l’une des forces de « la Rafle », la violence semble refluer un instant, laisser le champ libre à la pure humanité. Funambule de l’ironie tragique, la réalisatrice parvient malgré tout à filmer la légèreté et le bonheur de vivre... Un manège qui tourne à proximité de Montmartre, un manège qu’on croirait sorti d’une scène d’Amélie Poulain, une joyeuse cavalcade d’enfants dans les rues du vieux Paris, le visage doux d’une infirmière, la voix du fou chantant à la radio, des airs entraînants qui font danser, même dans le périmètre d’un camp de concentration, des chants traditionnels juifs égarés dans la forêt d’un « grand Meaulnes », l’odeur d’une madeleine qui franchit des barbelés, le sourire d’un enfant au regard angélique…

                  Autant d’éléments qui donnent à ce film une émouvante gravité. Mais le spectateur sait parfaitement que, dans cette période grise des années d’Occupation, la vie n’offre plus aux familles d’origine juive qu’un filet de mansuétude... Le couteau de la rafle se taille plusieurs phases : l’humilation, la déportation, la séparation des enfants et des parents, puis enfin l’élimination.

                   Certaines scènes sont insoutenables. L’étau de la Violence et de l’Inhumanité étreint les lèvres de la Vie. Et, au fur et à mesure que les deux machoires se referment, les enfants égarés peuvent seulement saliver devant le bonheur qui s’enfuit. Le spectateur s’essuie les yeux, détournent le regard. Les images ne montrent plus la légèreté, la fantaisie, le bonheur des choses simples : elles montrent l’évanouissement de la Vie.

 

NB : pour cause de déplacement, pas de blog jusqu’à vendredi ! A bientôt !

 

 

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