Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Courir en retenant son souffle...

Publié le par Eric Bertrand

              Que le lecteur se rassure, je ne cherche ni à faire l'apologie de l'un des ces jeux dangereux auxquels se livrent les adolescents dans les cours de récréation, ni à me faire l'apôtre d'une nouvelle forme incongrue de l'entraînement à la course à pied ou à la course cycliste...
              Je témoigne simplement du plaisir qu'il y a parfois à « dérouler » comme on dit dans le jargon du milieu sportif. J'évoque ce moment de grâce où le corps n'est plus un obstacle et où il épouse parfaitement le mouvement que lui dicte la volonté. Courir sur un sentier escarpé, faire l'ascension d'un col à cette période de l'année où les premières chaleurs commencent à faire remonter les effluves...
               Alors, le monde se met à respirer, alors on perçoit de façon plus aiguë les sensations : odeurs de marée, contrebas de falaise, cris de mouettes, « oiseaux clabaudeurs aux yeux ronds", décharge de couleurs dans les champs...
               Le corps est une fibre qui engaine la palpitation du monde et, à ce moment, il faut retenir son souffle pour faire taire la forge intérieure et laisser filtrer le vertige de la Beauté.




Voir les commentaires

D’Eric Blair à Orwell

Publié le par Eric Bertrand

          Les pseudonymes sont toujours intéressants à décrypter. Ainsi celui de George Orwell que s’est choisi Eric Blair.

         Orwell, c’est le nom d’un simple petit ruisseau qui courait près de chez lui. Image de la simplicité d’un homme qui a toujours dénoncé la lourdeur de l’appareil d’état et qui, en creux, cherche le bonheur de l’homme débarrassé des chaînes de la société.

          Que nous montre Orwell dans ses romans ? Une créature aux aguets... Un malheureux aliéné par des forces qui le dirigent et le surveillent ! Un misérable qui s’éloigne inexorablement de ce petit ruisseau de jouvence que lui tend le berceau de la vie.

Voir les commentaires

Article envoyé

Publié le par Eric Bertrand

         J'ai évoqué récemment cette « commande » d'un éditeur à propos de ma pratique du théâtre en milieu scolaire.
         Au terme d'une petite semaine de travail - assez acharné il faut dire -  (l'éditeur avait prononcé le mot « urgence » qui a le don de me mettre sur la brêche plus que de raison !) j'ai pu terminer lundi matin (entre 5 h 00 et 7 h 00) la relecture de mon article. Il  s'agit en effet, toutes proportions gardées, d'un article d'environ trois pages dans lequel j'ai essayé de relater avec précision les différentes étapes qui alimentent mon parcours en matière de théâtre en milieu scolaire.
          J'y ai pris un certain plaisir car cela m'a permis notamment d'établir des lignes de force et de souligner quelques idées qui me sont chères. Une fois encore, le site de l'atelier que je cite à la fin s'avère particulièrement précieux car il fournira au lecteur un support concret, sans doute plus réjouissant pour certains que les « 8000 caractères » (c'était, on se souvient peut-être, la commande) et autres « blas blas ».



Voir les commentaires

Le théâtre et un lycée pour tous...

Publié le par Eric Bertrand

               En ces temps de réflexion autour d’une nouvelle façon d’enseigner, j’ai, on l’a vu avec la proposition récente d’un éditeur, l’occasion de revenir sur ces années de pratique particulière du théâtre que je mène depuis le lycée de Loudéac.

               Dans le cadre de cette opération de réflexion sur le collège et le lycée, je suis intervenu sur un site nommé « lycée pour tous » et vous pouvez lire ma contribution depuis hier matin sur le site suivant :

http://blog.lyceepourtous.fr/2009/04/relancer-le-projet-atelier-dexpression-artistique/

               Découvrez les beaux commentaires qui y ont déjà été mis et n’hésitez pas à ajouter le vôtre : l’enjeu, même s'il reste utopique, est de faire évoluer l’école !

Voir les commentaires

Fiat 500, poisson pilote.

Publié le par Eric Bertrand

                  Gainsbourg célébrait la Silver Ghost de 1920 « dont les voiles légers volent aux avants postes », Rolin faisait de la DS, le « vaisseau Remember », et Roland Barthes voyait même dans ses Mythologies de 1957 « la nouvelle Citroën » comme un « nouveau Nautilus »...

                  Mais qui dira assez l’élégance relative de la petite Fiat 500 ?

                  Miteuse, pneus crevés, carrosserie piquée de rouille, mais sans bosse, derrière l’écran d’élégance d’un mannequin aux yeux de braise, aux jambes fuselées, qui pose pour les photos d’un magazine, la Fiat 500 a des airs de star déchue….

                  On la voit partout en Sicile. Depuis des temps immémoriaux, elle fait sa promo.                  C’est une voiture tout en rondeurs, en ventre gonflé et en fesses, et pourtant tellement passe-partout. Voiture poisson-pilote, pour circuler dans le madrépore palermitain, à Messine, à Catagne. Cuirasse de lamproie, créature des profondeurs, sans branchies, sans rétroviseurs. La masse de la ville glisse sur le fer de sa carlingue.

                  Epave à la sortie du « mercato » dans un coin de Palerme ; douairière, sommeillant dans l’arrière-cour d’un vieux palais ; cavalière, à cheval sur un trottoir dans une rue de Messine ; audacieuse, sinuant dans la circulation à l’entrée de Catagne ; jeune fille silencieuse dans la vitrine d’un concessionnaire Fiat ; dragon de vertu, sagement garée entre une alfa Roméo et une grosse Fiat ; commère torse nu, toutes portes ouvertes sur le port de Cefalù ;  légère, au sprint, carosserie bariolée, maillot à pois rouges, « éléfantino » sur la montée pavée qui, de la plage, monte à l’assaut des collines...

 

Voir les commentaires