A la rentrée
prochaine, j’amène mes élèves de troisièmes assister à un spectacle de théâtre appelé « Hôtel Problemski » deDimitri Verhulst. La pièce est fondée sur
l’adaptation d’un récit qui évoque, de l’intérieur, le sort de réfugiés. Dans ce cadre, j’ai décidé de rattacher une partie du programme à cette question sociale qui engendre des interrogations
et des raisonnements. Dans ma préparation, elle croisera les notions d’occupation du territoire et de choc des civilisations...
Les voies de l’Enseignement sont impénétrables ! Pas tant que cela ! Le
professeur navigue entre les instructions officielles, les programmes, ses goûts personnels et les « événements pédagogiques périphériques »... L’occasion « sur ce coup là »
de revisiter Diderot (et les déboires des habitants d’Océanie) et d’aborder le sort des Indiens d’Amérique afin de déboucher enfin sur la lecture
d’une ou de deux « Chroniques martiennes » de Bradbury.
Bien que la cause des réfugiés soit d’une douloureuse actualité, je doute que la majorité des élèves y soient sensibilisés (il y a eu au cinéma en novembre dernier le très beau film
« Welcome » auquel j’ai consacré un article). Ainsi, pour les sensibiliser davantage, je viens de lire le beau roman de Laurent Gaudé :
« Eldorado ». On en reparle demain et après-demain...
La pièce : « l’Homme à la tête de chou et au cœur
d’artichaut » met en scène « jeunes femmes et vieux messieurs », situation que Serge, sans doute dans le sillage de l’un de ses
romanciers préférés : Nabokov, aimait traiter : celui de la Lolita...
Maintes
variations sur ce thème dont la chanson « Elisa » qui a donné l’occasion à Jenny d’imaginer une chorégraphie à partir du support
musical...
Il est courant dans ce blog d’entamer des « feuilletons » : j’utilise en ce moment un nouveau logiciel qui me permet de reparcourir les anciennes VHS dont je dispose toujours et qui sont
devenues quasi inutilisables sauf dans les cas comme celui-là où j’en extrais, grâce au logiciel, des morceaux choisis.
Comme
l’actualité de Gainsbourg m’a fait m’exprimer à plusieurs reprises sur cet auteur interprête dont l’œuvre m’a suivi, je propose à partir
d’aujourd’hui, et en alternance avec d’autres articles, une série consacrée à ces textes majeurs qui ont nourri ma création baptisée « l’Homme à la
tête de chou et au cœur d’artichaut » dans le cadre d’un travail expérimental mené il y a quelques années avec les élèves de l’atelier de théâtre du lycée de Loudéac. Citons au
hasard : « Bonnie and Clyde », « Lunatic asylum », « Cargo culte », « Elisa », « L’hôtel particulier », « la nostalgie
camarade »...
Suite à la démarche d’anciens collègues du lycée de Loudéac, j’ai eu le plaisir de répondre lundi à une série de questions posées par un journaliste du Courrier Indépendant avec lequel j’ai souvent collaboré à l’époque où j’habitais à Loudéac.
L’entretien a duré un bon quart d’heure et a permis de survoler différentes questions abordées dans le livre. Néanmoins, dans le cadre d’une interview téléphonique, il n’est pas facile de rendre
compte du contenu d’un ouvrage... C’est pourquoi j’ai pu transmettre au journaliste, en complément aux notes qu’il a vaillamment prises, les éléments
d’analyse que j’ai proposés à l’éditeur. Il y trouvera les développements qu’il a demandés notamment en matière d’enseignement et de vie au collège...
L’article
devrait paraitre dans l’un des prochains numéros de l’hebdomadaire.
J’ai déjà signalé
que l’un des principaux motifs sur lesquels je voulais m’exprimer à l’origine dans « L’Organisme » était celui de la proximité entre l’homme et
l’animal. Le thème n’est pas nouveau et le lecteur pense évidemment aux fables de La Fontaine. Mais il faut aussi rappeler le travail que mènent dans leurs romans les caricaturistes que sont Balzac ou Hugo. N’oublions pas non plus la conception matérialiste de Diderot qui,
dans « Jacques le Fataliste », écrit l’analyse suivante, que j’aurais bien placée en exergue à mon livre :
« Le tout change sans cesse. L’homme n’est qu’un effet commun, le
monstre un effet rare, tous les deux également nécessaires, également universels. Et qu’est-ce qu’il y a d’étonnant à cela ?
Tous les êtres circulent les uns dans les autres, par
conséquent, tout est dans un flux perpétuel, tout animal est plus ou moins homme, tout minéral est plus ou moins plante, toute plante est plus ou
moins animal, il n’y a rien de précis en nature. »
Littérature, écriture et voyage. Comment la lecture et le voyage nourrissent-ils la pensée et suscitent-ils, en même temps que le plaisir, la curiosité, l'écriture ?
Lien vers l'ensemble de mes livres :
http://ericbertrand-auteur.net/