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Choix d’une couverture pour "l'Organisme"

Publié le par Eric Bertrand

                     Etant donné le contenu du roman et son caractère souvent écoeurant, il faut choisir une couverture en rapport avec « l’abjection ». Le choix d’un insecte en pleine métamorphose est en effet judicieux et le commentaire sur blog de Francis, qui parle en connaissance de cause, va parfaitement dans ce sens.

                     J’en ai également parlé à ma sœur Béatrice et elle m’a immédiatement proposé des photos d’insectes qu’elle avait prises au zoom. Après comparaison entre différentes espèces, après cette quête dans le microcosmos, j’ai finalement retenu le drôle de criquet que j’avais photographié cet été.

                     Béatrice m’a alors proposé différents clichés réalisés à partir d’un logiciel afin d’orienter la signification de l’image.

                     Nous tenons notre couverture !

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http://www.ericbertrand.fr

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Evolution du site

Publié le par Eric Bertrand

                Dans la perspective de la prochaine publication de « l’Organisme », j’aborde aujourd’hui une série d’articles dont le premier conduira tout naturellement le lecteur du côté du site judicieusement renouvelé par Jenny.

                Non seulement il présente le livre mais aussi il offre la possibilité d’éditer un bon de souscription à renvoyer à l’éditeur.

                Je vous laisse donc découvrir ce nouvel « avatar » (le mot est de circonstance !) du site : http://www.ericbertrand.fr

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Article du mois : « La Nuit des Rois à La Rochelle »

Publié le par Eric Bertrand

                Travestissements, île étrange régentée par un duc mélancolique, fous raisonnables et raisonneurs, farces bouffonnes, envolées lyriques, situations burlesques ou saugrenues, tours de passe-passe convergeant vers l’illusion théâtrale poussée dans ses derniers retranchements, « je ne suis pas ce que je joue » affirme un personnage, autant d’éléments délicieusement shakespeariens qu’on retrouve dans cette comédie proposée à La Rochelle mercredi soir.

                 La mise en scène de Jacques Vincey est à la hauteur du brio de la pièce. Musique, danse, chansons (souvent paillardes et jubilatoires), astuces diverses emmènent le spectateur dans un dédale dont l’île d’Illyrie est la toile. Les situations de voyeurisme sont délectables (le ridicule Malvolio, espèce de Matamore aux airs de Mr Bean, se laisse piéger par les faux semblants d’une lettre énigmatique écrite par une servante malicieuse... Et le voilà qui dindonne en jarretière jaune cacatoés sous l’œil narquois des farceurs) La scène offre un plateau en surplomb qui convient parfaitement à cette situation et qui souligne davantage encore la nervosité des mouvements et des répliques.

                Les comédiens prennent plaisir à jouer ce texte et le metteur en scène est l’artificier en chef... Moments de danse enragés, éclairs de musique branchée, lumière saturée, paillettes, pétards, chapeaux pointus, confettis, explosions de rire et le bouquet final du salut de l’ensemble de la troupe qui recueille un tonnerre d’applaudissements. Il y a des soirs où on voudrait bien enfiler le costume !


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Avatar, sous le ciel de Copenhague (4/4)

Publié le par Eric Bertrand

                      La seconde partie du film fait basculer le spectateur dans l’angoisse et la fébrilité. Face au déchainement de violence de l’armée des mercenaires qui ont des airs de Terminators ou de Rambos et face à la supériorité technologique des engins dont ils disposent, le spectateur a choisi son camp. Les Na’vis s’appuient désormais sur de précieux alliés, traitres à leur clan, qui ont également épousé la cause de Pandora. Jack est leur chef et le combat farouche qu’il livre aux bataillons de la Modernité nous concerne tous car il implique la survie de la planète… Au lendemain des échecs du sommet de Copenhague, le film milite en effet en faveur d’une cause humanitaire. Pandora est notre sœur jumelle. C’est la « Soror » de « la Planète des Singes ».

                       Pandora !... Trois heures viennent de passer. Les projecteurs se rallument dans la grande salle et un tonnerre d’applaudissements se déclenche. Pandora disparaît derrière l’écran blanc ! L’avatar tarde à se relever. Le spectateur a des fourmis dans les jambes et des lianes dans les neurones. Il lui appartient désormais de refermer la boite et de préserver un peu de l’Espoir que livre la fin du film, un peu de cette projection d’eau pure qui reste au fond du cœur et de l’imaginaire.


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Avatar, funambules contre caterpillars (3/4)

Publié le par Eric Bertrand

                 Aux côtés des sauvages de Pandora, Jack Sully, l’un des « chiens de guerre » envoyés en mission pour faciliter la colonisation de la planète, change peu à peu « son fusil d’épaule ». Cette aventure du héros traitre à son clan et qui trouve son épanouissement parmi les indigènes rappelle étrangement celle de John Dunbar dans le magnifique « Danse avec les loups ». Comme John Dunbar, Jack tient un carnet de bord et note chacun des degrés de sa découverte : et peu à peu il révèle une évidence que n’aurait pas reniée Claude Lévi Strauss, le sauvage n’est pas celui qu’on croit…

                  Dès lors, comment ne pas trahir un clan dont l’unique motivation est la richesse et l’exploitation forcenée de Pandora ? Comment donner raison à des abrutis qui se moquent des esprits de la Nature et d’une « peuplade d’arriérés » ? Comment admettre l’irréparable qui passe d’abord par le bombardement du lieu sacré où les indigènes entrent en communication avec leurs ancêtres ? En d’autres termes, comment s’engager intelligemment dans une entreprise qui vise uniquement à dévaster, incendier, aplanir, mettre à nu ?

                      Des légions de caterpillars sont postées dans un secteur de Pandora et commencent à tout écraser sur leur passage… Sans doute James Cameron se souvient-il aussi de ce beau film de John Boorman, « la Forêt d’émeraude » où l’on voyait des engins de chantier lancés dans la démolition de la forêt amazonienne et des indigènes déconnectés de leur univers. Les Na’vis s’accrochent à leurs branches sacrées. Leur fameuse tresse est un cordon ombilical ! Le filon de la pierre précieuse. L’indienne féline à laquelle Jack s’unit est une véritable émeraude vivante, dont le corps, comme celui de ses semblables, émet une lumière magnétique. S’unir à une telle créature, c’est entrer définitivement en fusion avec le corps entier de Pandora.


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