La pièce : « l’Homme à la tête de chou et au cœur
d’artichaut » met en scène « jeunes femmes et vieux messieurs », situation que Serge, sans doute dans le sillage de l’un de ses
romanciers préférés : Nabokov, aimait traiter : celui de la Lolita...
Maintes
variations sur ce thème dont la chanson « Elisa » qui a donné l’occasion à Jenny d’imaginer une chorégraphie à partir du support
musical...
Il est courant dans ce blog d’entamer des « feuilletons » : j’utilise en ce moment un nouveau logiciel qui me permet de reparcourir les anciennes VHS dont je dispose toujours et qui sont
devenues quasi inutilisables sauf dans les cas comme celui-là où j’en extrais, grâce au logiciel, des morceaux choisis.
Comme
l’actualité de Gainsbourg m’a fait m’exprimer à plusieurs reprises sur cet auteur interprête dont l’œuvre m’a suivi, je propose à partir
d’aujourd’hui, et en alternance avec d’autres articles, une série consacrée à ces textes majeurs qui ont nourri ma création baptisée « l’Homme à la
tête de chou et au cœur d’artichaut » dans le cadre d’un travail expérimental mené il y a quelques années avec les élèves de l’atelier de théâtre du lycée de Loudéac. Citons au
hasard : « Bonnie and Clyde », « Lunatic asylum », « Cargo culte », « Elisa », « L’hôtel particulier », « la nostalgie
camarade »...
Suite à la démarche d’anciens collègues du lycée de Loudéac, j’ai eu le plaisir de répondre lundi à une série de questions posées par un journaliste du Courrier Indépendant avec lequel j’ai souvent collaboré à l’époque où j’habitais à Loudéac.
L’entretien a duré un bon quart d’heure et a permis de survoler différentes questions abordées dans le livre. Néanmoins, dans le cadre d’une interview téléphonique, il n’est pas facile de rendre
compte du contenu d’un ouvrage... C’est pourquoi j’ai pu transmettre au journaliste, en complément aux notes qu’il a vaillamment prises, les éléments
d’analyse que j’ai proposés à l’éditeur. Il y trouvera les développements qu’il a demandés notamment en matière d’enseignement et de vie au collège...
L’article
devrait paraitre dans l’un des prochains numéros de l’hebdomadaire.
J’ai déjà signalé
que l’un des principaux motifs sur lesquels je voulais m’exprimer à l’origine dans « L’Organisme » était celui de la proximité entre l’homme et
l’animal. Le thème n’est pas nouveau et le lecteur pense évidemment aux fables de La Fontaine. Mais il faut aussi rappeler le travail que mènent dans leurs romans les caricaturistes que sont Balzac ou Hugo. N’oublions pas non plus la conception matérialiste de Diderot qui,
dans « Jacques le Fataliste », écrit l’analyse suivante, que j’aurais bien placée en exergue à mon livre :
« Le tout change sans cesse. L’homme n’est qu’un effet commun, le
monstre un effet rare, tous les deux également nécessaires, également universels. Et qu’est-ce qu’il y a d’étonnant à cela ?
Tous les êtres circulent les uns dans les autres, par
conséquent, tout est dans un flux perpétuel, tout animal est plus ou moins homme, tout minéral est plus ou moins plante, toute plante est plus ou
moins animal, il n’y a rien de précis en nature. »
Que ceux qui ont déjà souscrit et qui attendent
raisonnablement leur ouvrage s’arment de patience ! « L’Organisme » annoncé pour la mi-février ne paraîtra pas à cette date...
Est-ce une conséquence des rigueurs de la froidure qui fige les moindres cellules et ralentit les processus de la métamorphose ? Les arbres sont dénudés et les feuilles dessinent leurs
vagues membrures sous l’écran gelé des canaux.
Le fait
est que, d’après l’éditeur, il ne paraîtra qu’à la fin du mois et encore... Patience donc, et disons-nous que le printemps est, surtout pour ce roman
intermoléculaire, la période idéale pour la germination !
Littérature, écriture et voyage. Comment la lecture et le voyage nourrissent-ils la pensée et suscitent-ils, en même temps que le plaisir, la curiosité, l'écriture ?
Lien vers l'ensemble de mes livres :
http://ericbertrand-auteur.net/