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Signatures dans l’Ile de Ré

Publié le par Eric Bertrand

                   Dans un commentaire récent, Francis soulignait le bonheur qu’il y avait à signer un ouvrage dans le contexte maritime d’une île ou d’un port par un beau jour de printemps... Le principe de joindre l’agréable à l’agréable m’amène en effet à revenir dans l’île de Ré dix jours après pour une seconde séance de dédicaces, au Bois-plage cette fois-ci.

                  Je le fais à la faveur d’un article paru plus tard que prévu dans le « Phare de Ré ». En effet, la dédicace à Saint-Martin de Ré, aussi plaisante fût-elle, n’avait pas été signalée par les journaux. C’est chose faite pour le dimanche 23 mai prochain. Je n’ai encore jamais signé au Bois Plage mais je connais bien le propriétaire de Ré Presse Loisirs et j’ai eu l’occasion de préparer avec lui le salon du Livre l’an dernier. C’est avec un grand plaisir que je le retrouve.

 

Ré, le 14 mai (8) [1600x1200]

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Robin des Bois, William Wallace et quelques autres "brave heart"

Publié le par Eric Bertrand

                 Robin des Bois est de la trampe des William Wallace et des Rob Roy. C’est un cœur noble, une âme élevée et romantique, en conflit permanent avec l’Injustice et la Corruption. Ce genre de héros que l’on trouve dans les romans ou dans l’Histoire avant le triomphe de l’Opportunisme et d’un système politique à la Machiavel... Rappelons-nous par exemple la figure du vieux Roi honoré par Hamlet : « le front de Jupiter, l’œil pareil à celui de Mars pour la menace et le commandement, l’attitude de Mercure le messager quand il vient de se poser sur une colline à fleur de ciel, un ensemble, une forme, où chaque Dieu semblait avoir mis son sceau pour donner au monde l’archétype de l’homme ».

                  La caméra de Ridley Scott filme à merveille la rudesse et la sensibilité de Russel Crowe, « gladiator » dont le nouvel avatar est la figure de Robin Longside, futur Robin des Bois, celui dont la devise est la suivante : « Dresse-toi sans relâche, jusqu’à ce que les agneaux deviennent des lions (rise, rise until lambs become lions) »

                    L’un des intérêts du film est de remonter à l’enfance du héros, de découvrir la figure noble et juste de son père, et de montrer également au spectateur comment ce simple archer d’une piteuse croisade devient un lion pour l’Angleterre...

                    Comme Henri 5 glorifié par la pièce de Shakespeare, ou comme William Wallace à la tête de ses Highlanders, Robin est capable de soulever la ferveur et d’amener ses hommes à la victoire et à l’unité. Il est de ceux qui parlent vrai et qui font mouche, comme la flèche qui vibre et qui finit sa course tout au bout de l’horizon, de l’autre côté de la sphère oculaire... Superbe image du film : à la fin de la grande bataille, le traitre qui a pactisé avec le Roi de France s’enfuit. Alors Robin bande son arc, crispe l’œil, vise le fuyard. La flèche s’élance, la flèche vibre, et elle tombe, comme le dernier rayon du soleil, de l’autre côté du monde, fichée dans le cou du traitre décapité.

 

F1000007.JPG

 

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L’art du portrait (4/4)

Publié le par Eric Bertrand

Voici le récapitulatif des portraits examinés par Eliante :

- Une jeune fille trop pâle, trop brune, trop maigre, trop grasse, sale, trop grande, trop petite, orgueilleuse, fourbe, sotte, bavarde, taciturne.  Mais, dès qu’il change son optique et qu’il adopte le point de vue d’un amant, Eliante découvre alors une qualité chez chacune d’elles et ainsi :

- Pâleur devient délicatesse, noirceur devient charme exotique, maigreur devient grâce et élégance, grosseur devient majesté, saleté devient simplicité, grandeur devient souveraineté, petitesse devient miniature du divin, vanité devient noblesse, méchanceté devient intelligence, sottise devient innocence, bavardage devient gaîté, mutisme devient discrétion.

       Inspirez-vous de cette galerie de portraits pour dresser la suite des portraits : vous expliquerez d’abord le défaut (portrait omniscient)  avant de le transformer en qualité sous le regard d’un amant (focalisation interne). Vous pourrez suivre la méthode indiquée dans ce qui suit :

- Je cite le vers : « La pâle est aux jasmins en blancheur comparable » :

- J’imagine une explication pour renseigner le lecteur :

Cette jeune fille était d’une pâleur extrême. Elle avait hérité cela de ses parents qui tous deux arrivaient de Scandinavie et n’avaient jamais supporté les rayons du soleil de nos climats.

- Je place un regard d’amant et recommence autrement mon portrait :

Il la vit assise sous la tonnelle. Son visage avait le teint délicat du jasmin, ce qui faisait ressortir davantage la rougeur de ses lèvres.

 

vernissage l'Houmeau (23) [1600x1200]

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L’art du portrait (3/4)

Publié le par Eric Bertrand

Le double portrait. Correction de la rédaction

Objectif de correction : pratiquer les différents types de focalisation dans un portrait

 

Remarque : pour réussir ce devoir, il ne fallait pas reproduire seulement le portrait d’une personnalité, mais surtout opérer un travail personnel d’interprétation de ce portrait. En point de vue omniscient (c'est-à-dire que le narrateur sait tout sur son sujet et renseigne le lecteur), puis en focalisation interne, c'est-à-dire qu’un observateur se place entre le narrateur et son sujet et impose sa vision du même sujet... Le portrait est donc différemment reproduit et en aucun cas il ne doit prolonger le précédent !

 

Exercice : inspirons-nous des maîtres ! Dans le passage suivant, extrait de la célèbre comédie de Molière le Misanthrope, un personnage nommé Eliante rapporte que le portrait qu’on fait de quelqu’un n’est jamais objectif et que chacun y apporte son interprétation surtout s’il est amoureux.

 

Eliante
L'amour, pour l'ordinaire, est peu fait à ces lois,
Et l'on voit les amants vanter toujours leur choix ;
Jamais leur passion n'y voit rien de blâmable,
Et dans l'objet aimé tout leur devient aimable :
Ils comptent les défauts pour des perfections,
Et savent y donner de favorables noms.
La pâle est aux jasmins en blancheur comparable ;
La noire à faire peur, une brune adorable ;
La maigre a de la taille et de la liberté ;
La grasse est dans son port pleine de majesté ;
La malpropre sur soi, de peu d'attraits chargée,
Est mise sous le nom de beauté négligée ;
La géante paroît une déesse aux yeux ;
La naine, un abrégé des merveilles des cieux ;
L'orgueilleuse a le coeur digne d'une couronne ;
La fourbe a de l'esprit ; la sotte est toute bonne ;
La trop grande parleuse est d'agréable humeur ;
Et la muette garde une honnête pudeur.
C'est ainsi qu'un amant dont l'ardeur est extrême
Aime jusqu'aux défauts des personnes qu'il aime.

Molière, le Misanthrope (II.4)

 

vernissage l'Houmeau (21) [1600x1200]

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L’art du portrait (2/4)

Publié le par Eric Bertrand

Sujet de rédaction

 

            Choisissez un personnage et faites-en un portrait précis en deux paragraphes distincts : d’abord selon le point de vue omniscient (vous savez tout sur votre personnage) puis selon le point de vue d’un observateur fortement ému par ce personnage (focalisation interne, un amoureux par exemple).

             Vous rédigerez votre devoir à l’imparfait et prendrez le soin d’installer votre personnage dans un décor de votre choix.

             Réfléchissez bien et correction demain !

 

Objets 7501 [1600x1200]

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