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Lecture d’Imago : une autre migration (2/2)

Publié le par Eric Bertrand

               Dans cet horizon, la silhouette de Marie-Ange s’impose peu à peu. On s’attache à ce jeune garçon qui fait une entrée difficile dans la petite école de campagne mais qui, à force d’acharnement, parvient à saisir l’intérêt de la culture que lui transmet son maître. On le suit au fil des chapitres dans une aventure qui le fait quitter la terre natale et choisir son destin et « une autre migration » comme l’indique le sous-titre du roman.

               Pas la migration subie par le « bégule » (jeune homme embauché pour rendre service dans une ferme du département limitrophe – le Morbihan -) mais une migration choisie, celle qui passe par Paris. Belle scène de départ en micheline de la petite gare de Loudéac : « l’odeur était particulière, une odeur de bois, de cuir, de fer mouillé et de tabac froid, c’était sans doute ça, le voyage ».

                L’audace du jeune homme est récompensée. Et cette audace gratifie le lecteur d’une aventure dans les milieux des peintres de Montparnasse. L’ouverture d’esprit de Marie-Ange et cette culture solide nourrie de bon sens l’amène à réussir et à oser l’imprévisible… Marie-Ange a compris le message des artistes qu’il côtoie, et il semble qu’il soit aussi le message du livre : l’œuvre d’art doit chercher avant tout à provoquer une interrogation. Qu’on relise phrase qui clôt le roman : « L’art suprême n’est pas la peinture mais l’art de montrer du doigt ce qui serait à voir ».

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Lecture d’Imago : « les gens d’ici… » (1/2)

Publié le par Eric Bertrand

              L’inspiration est sidérante, on le sait. Et elle saisit le personnage principal de ce roman qui, pendant la nuit, remplace la « toile » par les murs de sa maison ! Cela se passe dans un coin retiré du Centre Bretagne où un pareil agissement détonne si on considère le goût de l’ordre et des conventions des « gens d’ici » !

               Ainsi, le roman s’ouvre allègrement et le lecteur, aussi intrigué que les voisins ou l’instituteur qui s’arrête devant la maison de Marie-Ange, voudrait en savoir plus... Et l’auteur nous entraîne au cœur des mentalités, dans les menus fretins de l’existence au quotidien d’un petit coin des Côtes-d’Armor.

               Francis Lepioufle reproduit avec précision ces scènes de la vie rurale qu’il a observées. Ses personnages profitent de cette authenthicité du regard. Autour du personnage central, Marie-Ange, s’agitent des silhouettes truculentes, pas toujours très sympathiques, incarnant l’esprit mesquin ou méfiant des autochtones…

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Laisser au lecteur le libre choix

Publié le par Eric Bertrand

             Après ces quelques articles qui concernaient l’approche de publication et suivant les recommandations de Francis qui, dans le récent commentaire recommandait de « ne pas trop en dire »... Je laisse les éditeurs le temps de faire leur choix et je renvoie cette fameuse série d’articles sur « le métier d’enseigner à de jeunes ados » à plus tard, après parution des livres et après diffusion.

              Ainsi vous autres lecteurs aurez le plaisir de la découverte et de l’interprétation personnelle. En attendant, retour à la lecture à partir de demain.

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Rencontre et échanges avec l’éditeur

Publié le par Eric Bertrand

                Retour sur le temps des vacances de Noël... La rencontre avec l’éditeur s’imposait davantage encore cette fois-ci. J’ai en effet profité des journées de neige pour corriger à nouveau l’exemplaire envoyé en PDF et je suis arrivé chez Aléas avec le recensement de toutes les coquilles repérées en même temps que quelques ultimes améliorations.

                 Ce travail nous a pris environ trente minutes, après quoi nous avons passé en revue les quatre propositions de couverture copiées sur ma clé sous l’appellation « criquet ». Le choix s’est imposé d’autant plus facilement que nous étions quatre dans la maison d’édition, bénéficiant de la présence d’une stagiaire.

                  La couverture sera commentée de la façon suivante : avec la collaboration de B.I à partir d’une photographie d’Eric Bertrand. Ne reste à faire que le bon de souscription pour un bouquin annoncé autour du 14 février prochain au prix de 15 euros. 


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Quatrième de couverture et fidélité au contenu

Publié le par Eric Bertrand

             Comme le souligne le commentaire de Jenny, la version présentée dans le blog hier n’est pas la version définitive du quatrième de couverture. Depuis que les futurs lecteurs commencent à me poser des questions sur le contenu du livre, je porte un regard plus « universitaire » sur la fiction ! (Déformation professionnelle ?)

             Dans cet esprit, j’ai rédigé une série d’articles à paraître dans ce blog pour expliquer ce que j’ai voulu faire à travers la fable. Je les ai envoyés à l’éditeur lui posant clairement la question : faut-il ajouter ces commentaires en exergue ou faut-il laisser le lecteur libre de ses interprétations ? Je lui laisse le choix.

             En tout cas, cette réflexion sur le contenu m’a amené à tirer une analyse supplémentaire que j’ajouterais volontiers au quatrième de couverture et qui permettrait davantage au lecteur de comprendre ce que lui propose mon roman...

 

« J’étais un ado crasseux. Je me grattais la culotte. Je mangeais mes crottes de nez quand j’avais faim. Je fumais dans les toilettes, crachais partout sauf dans les lavabos. Je crevais les pneus des vélos, donnais des coups de ciseaux dans les mèches des filles. Je vidais les tubes de laque dans leurs cartables et je respirais l’odeur de leurs cheveux. Je bouffais des chambres à air et des bonbons. En cours, je m’ennuyais ferme. J’avais des envies foireuses. Ça pétait dans tous les sens, pouf !

Et me voilà, moi, l’organisme, petite masse informe sous la carapace, pompe, poils, pattes, membranes, bactéries, espèce d’insecte évolutif qui s’entoile au collège (...) »

 

Le héros de l’histoire est un adolescent fragile qui termine sa quatrième et qui, suite à un enchaînement de contrariétés, se métamorphose en un drôle d’insecte, « super héros », capable de muter dans des organismes infiniment petits. La rencontre d’un autre insecte mutant, professeur torturé et inquiétant transformé en bousier, l’entraîne sur une pente vertigineuse.

 

            L’adaptation au collège passe par la nécessaire maîtrise des organismes que les élèves laissent un peu trop facilement s’exprimer en cours… « Monsieur, j’ai envie de faire pipi... Monsieur, j’ai mes règles... Monsieur, il a pété... »

Et de la réflexion sur ces « organismes » est né l’insecte mutant qui n’est rien d’autre qu’un organisme particulièrement évolué et inquiétant.


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