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Pensée pour Jean Ferrat

Publié le par Eric Bertrand

              

           J’ai eu des pensées pour Roger Gicquel la semaine dernière (je dirai pourquoi dans la semaine), j’en ai d’autres pour Jean... Les chansons de Jean Ferrat passent autrement que par les tympans. J’entends encore la voix chaude, les mélodies qui font monter la vie dans la gorge, la vie, le soleil, l’amour, les idéaux, la grande Histoire...

               J'avais onze ans, un petit lecteur de cassettes sur les genoux et deux cassettes sur le coeur, la première était bleue, Pathé Marconi, Julien Clerc, "ce n'est rien" et l'autre, brune, "la commune"... J'écoutais alternativement l'une et l'autre...

               La brune finissait par "aimer à perdre la raison". Ce soir, je n'ai plus le coeur pour remettre "ce n'est rien"...


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« Persepolis » de Marjane Satrapi (1/4) : pas du goût des élèves !

Publié le par Eric Bertrand

                    Comme à chaque début de trimestre, j’accompagne mes deux classes de quatrième à la projection d’un film au cinéma, suite à quoi j’exploite ce film. Après « O’Brother », (auquel j’ai consacré une série d’articles) c’est au tour de « Persépolis » de Marjane Satrapi. « Histoire réelle » comme ont coutume de dire les élèves, héroïne adolescente, révoltée, scénario simple, images de BD puisant souvent dans le registre de la caricature, personnages attachants, scènes d’amour, d’école, de fêtes…

                    En somme, tous les ingrédients y sont et on pourrait croire que le film a captivé les élèves… Pas vraiment et ils sont même nombreux à demander : « Pourquoi vous nous amenez voir des films comme ça ? Pourquoi c’est en noir et blanc ? Pourquoi ils ont pas mis des vrais acteurs ? »… Quelle réponse fournir aux éternels insatisfaits ? Au moins l’occasion de renseigner le lecteur qui, lui du moins, saura écouter !


 

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Répertoire Gainsbourg revisité : chapitre 16/16 : « Shotgun »

Publié le par Eric Bertrand

               Finissons ce parcours dans Gainsbourg par l’une des scènes « pétaradantes »... C’est l’heure de vérité, le moment pour « Clyde » de montrer de quoi il est capable et d’épater « Bonnie » en sortant « l’artillerie lourde ». Le répertoire de Gainsbourg est riche en références aux armes : pistolet, révolvers et shotguns.

               Pour reprendre les paroles d’une autre chanson, « le révolver ne fait pas toujours les yeux doux » : cet extrait revisite deux chansons « qui flinguent » : shotgun du dernier album et le plus ancien « Viva Villa » : « deux fusils, quatre pistolets et un couteau à cran d’arrêt », une autre fois l’inventaire à la Prévert !

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Répertoire Gainsbourg revisité : chapitre 15/16 : « Comic strip »

Publié le par Eric Bertrand



              Il y a dans les chansons de Gainsbourg une influence assez marquée de la bande dessinée. On pense à Barbarella pen fonction des motifs esthétiques qu’elle impose à l’imaginaire de l’interprête de « Initials BB », on pense aussi à cette chanson jubilatoire du point de vue des sons qu’est « Sheba, poum, bow, wizz ».

              Le texte exploite toutes les ressources de ces onomatopées qu’on trouve couramment dans les bulles de BD, les « comic strip »

. Le personnage de Laetitia, qui a ses moments de facétie, s’amuse à embêter Serge en lui assénant une série choisie des meilleurs sons qu’elle articule.

                                                                                                     

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Répertoire Gainsbourg revisité : chapitre 14/16 : « Marilou »

Publié le par Eric Bertrand

              « Le vrai nom de l’amour c’est captivité »... Cette phrase de Hugo illustre bien la situation dans laquelle se trouve le personnage mis en scène dans l’album concept « L’Homme à la tête de chou ». Le malheureux enfermé dans le « lunatic asylum » crève d’amour pour Marilou qui l’a trompé et qui lui a fait ressentir dans la chair « les première attaques du mal ».

              Le personnage mis en scène dans la pièce souffre horriblement. Le souvenir cuisant de Marilou se mêle au souvenir d’autres filles, Melody, Lolita qui ne sont que le masque d’une seule et même femme, un peu comme la Lolita du roman de Nabokov si chère à Gainsbourg.

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