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Répertoire Gainsbourg revisité : chapitre 9/16 : « Gang Burrow »

Publié le par Eric Bertrand

               Une chanson qui raconte une histoire... Avec des effets de dramatisation : « vous connaissez l’histoire... ». Moment rêvé pour la scène : un personnage un peu hâbleur cherche à baratiner une fille afin de l’entraîner dans son sillage et de la manipuler, elle et sa bande.

               C’est spectaculaire, un anonyme se déclare « Clyde » et fonde immédiatement son gang, à condition que le gang accepte. Par stratégie, il baptise aussitôt sa nouvelle comparse, la surnomme « Bonnie » pour l’impliquer davantage... Et la tragédie se précipite car le spectateur est bien conscient que le « gang » en question se composera d’une bande de pieds nickelés !

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Article du mois : Gainsbourg entre « vie héroïque » et légende...

Publié le par Eric Bertrand

Le lecteur de ce blog savait que j’attendais ce moment depuis longtemps... La sortie du film sur Gainsbourg ! et je me suis retenu pour ne pas y aller dès la sortie. Enfin, c’était hier soir et j’en sors très déçu... Je vais essayer d’expliquer pourquoi au fil de ces trois articles à venir, trois articles qui n’en font qu’un mais qui, pour des raisons de brièveté, seront répartis en trois temps.

                  La musique lancinante et troublante de « Valse à Mélody » et le film commence. Le petit Lucien, qu’on dirait échappé du film « Au revoir les enfants », le bruit des vagues et le bleu de l’eau...

« Je sais moi des sorciers indigènes qui invoquent les jets dans la jungle de Nouvelle Guinée, ils scrutent le zénith convoquant les guinées que leur rapporterait le pillage du fret (...) » *

                  Des frissons sur la peau à ces premières notes qui me renvoient à mon opus favori : « Histoire de Mélody Nelson ».  Tout semble bien commencer... Et puis le film ralentit. Série d’images convenues. Livres d’images qu’on tourne et qui laissent un goût de pas assez.                 

                 A vrai dire, chaque épisode, chaque texte mériterait une exploitation plus vaste, plus vigoureuse, un scénario, un film... L’enfance du petit Lucien, ses leçons de piano, ses ébauches, les dessins, les relations aux modèles qui viennent poser dans les ateliers d’art. Les débuts dans les bars, la rencontre de Boris Vian, la complicité entre l’auteur de « L’Ecume des jours » et le pianiste de bar, la liaison avec Gréco, la liaison avec Bardot, la liaison avec Birkin, la liaison avec Bambou, la confrontation avec les paras... Et les bandes sons qui se succèdent dans le jube-box... De petits joyaux mal chantés par les acteurs... on aimerait les vrais timbres.

                  Les personnages du film enfilent à la hâte le costume des chansons, incarnent des mots, des rythmes, des poèmes... vacillent sur le fond de musiques inaccessibles, devenues les échelons de ce « mode mineur » que le grand Serge daignait à la chanson. Même la gracieuse Laetitia Casta ne parvient pas à rattraper la légendaire et fulgurante Initials BB, surgie d’une « vision, dans l’eau de Selz ».

                   Le double méphistophélique de Gainsbourg, préfiguration de Gainsbarre, espèce d’impressario cynique ne me convainc pas ! Pas plus la figure de la «tête de chou » (artificiellement planté sur la figure de Serge comme une « tarte à la crème » servie dans la seconde partie du film) ! Pas plus la « Silver Ghost de 1920 » ensablée inexplicablement pendant un tournage de Jane avec Delon ! Pas plus « la Vénus d’argent du radiateur » dans la poche d’un Serge vieillissant, ramassé au coin de la rue de Verneuil par la police ! Le film ne rattrape pas les pages de la légende qui, pendant toute la projection, se réécrit lentement dans le fond des entrailles.

                « Où es-tu Mélody et ton corps disloqué hante-t-il l’archipel... »

                 Peut-être est-il vain de vouloir mêler dans un film la biographie d’un auteur et son œuvre ? Peut-être l’orchestre de la mémoire joue-t-il des morceaux devenus, au fil des années, trop complexes pour tolérer d’autres visages que ceux de l’imaginaire ? Difficile en effet de remplacer Marilou quand « elle s’endort sous la neige », Mélody qui a déjà « touché ces lumineux coraux des côtes guinéennes où s’agitent en vain ces sorciers indigènes qui espèrent en vain en des avions  brisés », Jane, « tombée du ciel » du haut de ses « amours des feintes »... 

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Répertoire Gainsbourg revisité : chapitre 8/16 : « Meurtre à l’extincteur »

Publié le par Eric Bertrand

            Chanson d’une rare violence qu’on dirait écrite exprès pour le scénario d’un polar noir... Mots précis, syntaxe syncopée, onomatopées... Tout contribue à rendre le texte jubilatoire pour des comédiens à qui j’avais demandé de jouer une véritable scène totémique afin de montrer l’escalade de la violence du couple Bonnie and Clyde...

             Bonnie veut se séparer de son « leader » et cherche à lui montrer de quoi elle est capable !

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Article à propos de "L'Organisme" dans « le Courrier indépendant »

Publié le par Eric Bertrand

                Bonne surprise de découvrir vendredi dans le numéro du « Courrier indépendant » qui m’a été envoyé l’article fondé sur l’interview téléphonique que je mentionnais récemment. Il est complet, bien senti et revient assez longuement sur les propos échangés à propos du collège.

                Un regret cependant, et cela est peut-être dû à l’orientation qu’a pris l’entretien, l’article ne met pas suffisamment en relief tout ce qui touche à l’adolescence. Lors d’un prochain entretien j’orienterai autrement le journaliste.

                Un paradoxe notoire également : le livre n’est toujours pas paru !
Vous pouvez le lire sur le site : http://www.ericbertrand.fr  


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Répertoire Gainsbourg revisité : chapitre 7/16 : « L’ami Caouette »

Publié le par Eric Bertrand

             Ce n’est pas une grande chanson du répertoire, Serge le confiait lui-même ! Il s’agit d’une fadaise... Voltaire qualifiait bien son « Candide » de « couillonnerie ». « L’ami Caouette » est simplement un exercice de style à prendre à la légère, pour s’amuser au jeu artificiel de la rime forcée.

             Mais dans le contexte du jeu imbécile auquel se livrent pendant un temps mort les gangsters du gang Burrow, le texte devient jubilatoire pour les acteurs de la pièce et pour les spectateurs qui se divertissent de cette folie !

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