Chanson d’une rare violence qu’on dirait écrite exprès pour
le scénario d’un polar noir... Mots précis, syntaxe syncopée, onomatopées... Tout contribue à rendre le texte jubilatoire pour des comédiens à qui
j’avais demandé de jouer une véritable scène totémique afin de montrer l’escalade de la violence du couple Bonnie and Clyde...
Bonnie
veut se séparer de son « leader » et cherche à lui montrer de quoi elle est capable !
Bonne surprise de découvrir vendredi dans
le numéro du « Courrier indépendant » qui m’a été envoyé l’article fondé sur l’interview téléphonique que je mentionnais récemment. Il est
complet, bien senti et revient assez longuement sur les propos échangés à propos du collège.
Un regret cependant, et cela est peut-être dû à l’orientation qu’a pris
l’entretien, l’article ne met pas suffisamment en relief tout ce qui touche à l’adolescence. Lors d’un prochain entretien j’orienterai autrement le
journaliste.
Un paradoxe notoire également : le livre n’est toujours pas
paru !
Vous pouvez le lire sur le site : http://www.ericbertrand.fr
Ce n’est pas une grande chanson du répertoire, Serge le
confiait lui-même ! Il s’agit d’une fadaise... Voltaire qualifiait bien son « Candide » de « couillonnerie ». « L’ami
Caouette » est simplement un exercice de style à prendre à la légère, pour s’amuser au jeu artificiel de la rime forcée.
Mais
dans le contexte du jeu imbécile auquel se livrent pendant un temps mort les gangsters du gang Burrow, le texte devient jubilatoire pour les acteurs
de la pièce et pour les spectateurs qui se divertissent de cette folie !
Texte étonnant que cette nostalgie de « para » nourrie de réminiscences d’un autre genre que celles de Marcel Proust... Elles témoignent une fois de plus du génie de Serge et
de sa capacité à mettre en correspondance des domaines pas forcément complémentaires. Chanson qui témoigne aussi de son attirance pour le corps
militaire, couvert de cicatrices.
Pour les
besoins de la pièce, l’occasion rêvée de faire « exploser le crâne » de ce « débile mental » de « Lunatic asylum » et de
le faire dialoguer avec les infirmières qui soignent le schizophrène ! (Nous étions cinq sur scène à incarner Serge devenu fou à cause de
Marilou !
Il y a chez
Gainsbourg une fascination pour la belle voiture, l’Elégance incarnée. C’est la Silver Ghost de Melody Nelson et c’est la Ford Mustang de cette
chanson. Le dandy qu’il était se plaisait à ajouter à son aura la plue-value de la belle voiture. Qui plus est voiture féminisée, animée d’un charme
troublant et fascinant. Que serait la valse de Melody sans le pare-choc de la Silver Ghost ?
En ce qui
concerne la Ford Mustang, « l’expérimentateur de mots anglais », continuateur de l’inventaire à la Prévert, explore la boite à gants de
« la Ford Mustang » et plonge un œil avide dans les petits secrets de la féminité... Féminité de toutes les entraineuses de la pièce qu’on voit se mettre en avant dans l’acte 1 de la
pièce...
Littérature, écriture et voyage. Comment la lecture et le voyage nourrissent-ils la pensée et suscitent-ils, en même temps que le plaisir, la curiosité, l'écriture ?
Lien vers l'ensemble de mes livres :
http://ericbertrand-auteur.net/