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Interview téléphonique

Publié le par Eric Bertrand

             Suite à la démarche d’anciens collègues du lycée de Loudéac, j’ai eu le plaisir de répondre lundi à une série de questions posées par un journaliste du Courrier Indépendant avec lequel j’ai souvent collaboré à l’époque où j’habitais à Loudéac.

             L’entretien a duré un bon quart d’heure et a permis de survoler différentes questions abordées dans le livre. Néanmoins, dans le cadre d’une interview téléphonique, il n’est pas facile de rendre compte du contenu d’un ouvrage... C’est pourquoi j’ai pu transmettre au journaliste, en complément aux notes qu’il a vaillamment prises, les éléments d’analyse que j’ai proposés à l’éditeur. Il y trouvera les développements qu’il a demandés notamment en matière d’enseignement et de vie au collège...

            L’article devrait paraitre dans l’un des prochains numéros de l’hebdomadaire.

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La végétation sous l’homme

Publié le par Eric Bertrand

           J’ai déjà signalé que l’un des principaux motifs sur lesquels je voulais m’exprimer à l’origine dans « L’Organisme » était celui de la proximité entre l’homme et l’animal. Le thème n’est pas nouveau et le lecteur pense évidemment aux fables de La Fontaine. Mais il faut aussi rappeler le travail que mènent dans leurs romans les caricaturistes que sont Balzac  ou Hugo. N’oublions pas non plus la conception matérialiste de Diderot qui, dans « Jacques le Fataliste », écrit l’analyse suivante, que j’aurais bien placée en exergue à mon livre :

 

          « Le tout change sans cesse. L’homme n’est qu’un effet commun, le monstre un effet rare, tous les deux également nécessaires, également universels. Et qu’est-ce qu’il y a d’étonnant à cela ?

           Tous les êtres circulent les uns dans les autres, par conséquent, tout est dans un flux perpétuel, tout animal est plus ou moins homme, tout minéral est plus ou moins plante, toute plante est plus ou moins animal, il n’y a rien de précis en nature. »


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« L’Organisme » figé dans la glace ?

Publié le par Eric Bertrand

             Que ceux qui ont déjà souscrit et qui attendent raisonnablement leur ouvrage s’arment de patience ! « L’Organisme » annoncé pour la mi-février ne paraîtra pas à cette date... Est-ce une conséquence des rigueurs de la froidure qui fige les moindres cellules et ralentit les processus de la métamorphose ? Les arbres sont dénudés et les feuilles dessinent leurs vagues membrures sous l’écran gelé des canaux.

             Le fait est que, d’après l’éditeur, il ne paraîtra qu’à la fin du mois et encore... Patience donc, et disons-nous que le printemps est, surtout pour ce roman intermoléculaire, la période idéale pour la germination !

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Littérature leste : le soleil a rendez-vous avec la lune, Alfred avec George (4/4)

Publié le par Eric Bertrand

             Pour terminer  cette opération de voyeurisme littéraire, tournons-nous du côté de la réponse de Musset à sa maitresse, réponse à nouveau codée. Il s’agira cette fois de ne lire que le premier mot de chaque vers pour reconstituer le sens du message :

 

Quand je mets à vos pieds un éternel hommage

Voulez-vous qu'un instant je change de visage ?

Vous avez capturé les sentiments d'un cour

Que pour vous adorer forma le Créateur.

Je vous chéris, amour, et ma plume en délire

Couche sur le papier ce que je n'ose dire.

Avec soin, de mes vers lisez les premiers mots

Vous saurez quel remède apporter à mes maux.

Bien à vous

 

               Et quelle réponse ? Même procédé !

 

Cette insigne faveur que votre cour réclame

Nuit à ma renommée et répugne mon âme.

chez Martine (10)

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Littérature leste : George Sand et ses insinuations (3/4)

Publié le par Eric Bertrand

atelier-octobre--8----.jpg             Continuons cette promenade dans l’encanaillement en décryptant cette lettre codée que la sulfureuse Aurore Dupin, alias George Sand envoyait à son amant Musset. Je laisse le lecteur découvrir le contenu masqué de la lettre en lui livrant la clé : il s’agit simplement de la lire un vers sur deux...

               Bonne lecture !

 

Je suis très émue de vous dire que j'ai

bien compris l'autre soir que vous aviez

toujours une envie folle de me faire

danser. Je garde le souvenir de votre

baiser et je voudrais bien que ce soit

là une preuve que je puisse être aimée

par vous. Je suis prête à vous montrer mon

affection toute désintéressée et sans cal-

cul, et si vous voulez me voir aussi

vous dévoiler sans artifice mon âme

toute nue, venez me faire une visite.

Nous causerons en amis, franchement.

Je vous prouverai que je suis la femme

sincère, capable de vous offrir l'affection

la plus profonde comme la plus étroite

en amitié, en un mot la meilleure preuve

dont vous puissiez rêver, puisque votre

âme est libre. Pensez que la solitude où j'ha-

bite est bien longue, bien dure et souvent

difficile. Ainsi en y songeant j'ai l'âme

grosse. Accourrez donc vite et venez me la

faire oublier par l'amour où je veux me

mettre.

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