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L’Enfant de Noé d’E. E. Schmitt (2/3)

Publié le par Eric Bertrand

             J’ai évoqué hier le regard du narrateur de « l’Enfant de Noé » sur son environnement et en l’occurence sur son ami Rudy qui passe d’abord pour un simplet mais qui se révèle personnage attachant et sensible. Relisons d’abord ce paragraphe qui lui est consacré et qui n’est pas sans me rappeler ce que j’analyse dans « l’Organisme » !

 

De Rudy les enseignants n’obtenaient rien. Cancre parfait, pur, inaltérable, intègre, il leur opposait une résistance absolue. Il devenait le héros de cette autre guerre, celle des élèves contre les maîtres. Et les sanctions disciplinaires s’abattaient si souvent sur lui que sa tête hagarde et décoiffée s’auréolait d’un méruite supplémentaire : la palme du martyre.

 

                Un second extrait demain, particulièrement bouleversant puisqu’il se situe tout près du dénouement de l’aventure.

 

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L’Enfant de Noé d’E. E. Schmitt (1/3)

Publié le par Eric Bertrand

              Il y a des livres qui touchent dès les premières pages. Par leurs thématiques, la proximité des images développées avec des sujets chers ou de préoccupations intellectuelles personnelles... C’est ce que j’ai ressenti à la lecture de « l’Enfant de Noé » d’E. E Scmitt.

               Le roman qui commence m’a replongé dans une scène de film auquel j’avais consacré récemment un article : « la Rafle ». On y voit un petit enfant juif, au lendemain de la guerre, attendre dans une sorte de marché à ciel ouvert que ses parents probablement déportés veuillent bien « réapparaître » pour le sauver. C’est de cette façon que l’auteur met le lecteur en présence du malheureux dont l’histoire est alors racontée...

               Dans la période agitée qu’il traverse, l’enfant est confronté à des réalités dangereuses mais parvient tout de même à faire son éducation et à grandir aux côtés de personnages exceptionnels dont le père Pons qui le recueille dans son « orphelinat » et qui lui apprend à connaître et à apprécier son identité et son origine. Que veut dire être juif ? Quelle différence entre un Juif et un Chrétien ? Pourquoi un prêtre catholique se cache-t-il la nuit pour lire l’ancien Testament dans la crypte de la chapelle ? Comment un grand escogriffe qui passe pour un simplet peut-il du jour au lendemain briller dans ses études ? Pourquoi le visage de la mère de cet apparent « simplet » ne correspond-t-il pas au portrait qu’il en avait fait à son entourage ? Autant de questions parmi d’autres auxquelles l’auteur répond en gardant le point de vue naïf de l’enfant... Je reviens demain sur l’un de ces points de vue...

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Tintin et totalitarisme

Publié le par Eric Bertrand

                    L’un des objets de mon cours de troisième cette année porte sur les effets du nazisme et plus largement sur les totalitarismes. Tout ce qui touche à cette dimension sociale et politique m’intéresse et je cherche en particulier des documents accessibles à des « jeunes consciences » de façon à les impliquer davantage.

                    C’est dans cette optique que j’ai relu, avec la complicité de mon fils, « le Sceptre d’Ottokhar ». L’histoire se passe dans un petit royaume d’Europe centrale et le régime est mis en péril par un personnage inquiétant dont le nom de « Musstler » ne fait aucun doute quant à ses méthodes et à ses ambitions puisqu’il est la combinaison de Hithler et Mussolini.

                    Outre la trame de ce récit (Tintin se heurte à un système totalement pénétré par les hommes de ce Musstler qui sont parvenus à se hisser jusqu’aux portes du pouvoir), certaines vignettes de la BD font écho à des images indissociables du nazisme : les grosses voitures noires, les hommes en uniforme, les insignes, les visages implacables...

                    Après « Tintin au pays des soviets », Tintin au pays des nazis ? En tout cas, une occasion de relire Tintin avec un autre regard que celui que j’avais à 8 ans, lorsque je guettais surtout les bouffonneries des « Dupont / d » et les réactions décalées de Milou. 

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Ma contribution à propos de “Brendan Malone” de Marina Neary

Publié le par Eric Bertrand

               Désolé pour les non anglicistes mais je manierai ce matin la langue de Shakespeare en réponse à la demande de Marina pour accompagner la parution de son livre.

 

The cause is noble. The scenery is romantic. The heroes are strong and fierce…

Marina Neary, who has always been deeply inspired by gaelic areas and Victor Hugo’s narratives, knows how to show the romantic backstage of her story.

“Brendan Malone” carries the reader to the wild opened space of Ireland. Faithfull and treacherous speeches blow over a land like haunting gales. And the characters are strong enough to make the reader feel the violent character of independence, the changing skies and the precarious atmosphere that cover the all country.

 

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Le nouveau livre de Marina Neary

Publié le par Eric Bertrand

           A plusieurs reprises dans ce blog et pour les amateurs de littérature américaine, j’ai évoqué le travail de création de mon amie Marina Neary. Elle sort prochainement son prochain livre sur une Irlande gaélique... En voici la présentation.

 

Roscommon, Ireland – 1909.  Brendan Malone, a petty Gaelic landlord, suffers from a midlife flare-up of nationalism.  A string of crop failures and botched rebellions had left his country a pitiful wasteland.  Frustrated by the provincial routine, Brendan joins a circle of the secret Irish Republican Brotherhood, while his two sons climb the academic Olympus at University College Dublin, gradually becoming anglicized.  When they return home, Brendan demands that they revert to their Gaelic identity and join him on his underground crusade.  Dylan, primitive and compliant, clings to his overbearing father, while Hugh refuses to abandon his newly acquired Anglo-Saxon values and harbors his own ambitions that do not include liberating his native land.  Hugh's refusal to obey sends Brendan into a violent rage.  Overnight, the meager village becomes engulfed by a storm of disasters that result in a skirmish and a group execution.  How far will a fanatical father go to punish his disobedient son?

 

            Dans le cadre de cette parution, elle me demande de rédiger une présentation en insistant sur le fait que c’est à l’auteur du “Ceilidh” qu’elle s’adresse, au “spécialiste” du celtisme. Je propose demain de livrer ce que je lui ai proposé en guise de « blurb » (présentation) : A blurb is a short review, a couple of sentences, about the book.  Usually written by a critic or another published author.

 

    

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