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Comment réécrire « les Voyages de Gulliver » ?

Publié le par Eric Bertrand

                    Le spectacle sera une fable sur l’Autre, sur sa différence, le malaise qu’il engendre d’abord, les réactions d’hostilité, de répulsion et de fascination. Puis les échanges véritables que suscite ensuite l’entrée dans le dialogue et le recul que donne la prise de conscience de la relativité des regards et des cultures.

 

Scène 1 : affolement à Lilliput un jour de grand vent... Le « géant » est échoué sur le sable de la plage. Il est inconscient. Le village de Lilliput est situé à quelques kilomètres de lamer mais le vent fort emporte des objets légers qui appartiennent à Gulliver. Ces objets arrivent au-dessus de la ville et des Lilliputiens témoins décrivent avec leurs yeux de Lilliputiens ces « objets volants non identifiés ». Exemple du chapeau p46.

 

Scène 2 : la plage et l’encerclement du géant... Le peuple de Lilliput descend jusqu’à la plage et découvre le naufragé. Ils l’attachent. Jubilation et « danse de totem » autour de Gulliver.

Paroles violentes et discrimination de la grande taille. Imaginez des métaphores dégradantes pour désigner les parties du corps vues par le regard moqueur des Lilliputiens. 

La scène du « vide poche » (inspirée du chap1 : p38-39). Après la « kermesse » du peuple, les « sages du pays » interviennent pour calmer « l’escalade » et mettre de la raison dans la découverte de cet « autre » qu’ils ne parviennent pas eux non plus à identifier. Une ambassade de scientifiques est désignée pour vider les poches. Ils y découvrent de drôles d’objet dont ils ne comprennent pas la fonction. Que trouvent-ils dans les poches du géant ? Comment identifient-ils ces objets qu’ils ne connaissent pas forcément ?

 

Binoculars.jpg

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Un film qui illustre un projet !

Publié le par Eric Bertrand

         Il semble que chaque année, j’aie du nez dans le choix du projet mené avec le théâtre ou l’écriture. Le lecteur se souvient peut-être de ce feu d’artifice dédié au Petit Prince qui avait eu lieu sur le port de la Flotte en août dernier.

         Voici maintenant, comme me l’a finement signalé ma collègue, l’annonce d’un film qui sera projeté en 3D sur les écrans dans la période de Noël.

 

http://www.dailymotion.com/video/xdjuh0_les-voyages-de-gulliver-bande-annon_shortfilms/

 

Beef-in-fog.jpg

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Hamlet et « la rock’n roll attitude »

Publié le par Eric Bertrand

 

 

               Dans « Pour y voir Clerc » j’évoque la « culture Halliday » de certains de mes proches et j’ai très tôt moi-même eu une certaine admiration pour « l’idole ». J’ai pris récemment beaucoup de plaisir à voir le film « Jean-Philippe » dans lequel Lucchini interprête un fan de Johnny...

              Je ne suis pas fan à ce point, mais j’ai régulièment acheté des disques de lui et mes premiers 45 s’appellaient « Lovely Lady », et « la Terre promise »... Dans ma liste de favoris sur Mp3 figurent un bon nombre de chansons de Johnny et, les écouteurs sur les oreilles, sur le sentier côtier j’ai souvent « la rock’n roll attitude ».

               A l’époque où j’ai découvert « Hamlet », Johnny sortait un album concept consacré à l’ensemble de la tragédie et à ce moment précis, je pouvais mieux que mon cousin ou mon oncle en apprécier les messages cachés... « Ophélie, o Folie », « les Fossoyeurs jouent au bowling », « le vieux roi est mort », ou encore « l’asticot roi »...

 

http://www.ina.fr/divertissement/chansons/video/I07117154/johnny-hallyday-la-mort-d-ophelie.fr.html

 


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« Poor Yorick » variations !

Publié le par Eric Bertrand

 

 

               Parmi les nombreuses tirades inoubliables de « Hamlet » il y a celle de Yorick qui nous épouvantait mon frère et moi et nous faisait découvrir un genre particulier, celui de la vanité que j’allais retrouver et étudier sous des formes tellement variées dans la Bible, dans la littérature, la peinture etc... « Amour des Feintes » de Gainsbourg.

               Ecoutons le « Poor Yorick », formule attachée depuis au patrimoine familial !

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« To be or not to be » variations

Publié le par Eric Bertrand

 

 

                 S’il est un texte qui a hanté nos deux adolescences à mon frère et à moi (l’adolescent tardif et l’adolescent précoce réunis sur les remparts du château d’Elseneur dans la chambre mansardée de la petite sœur, flanqués du fidèle chien de berger allemand !) c’est bien celui de « Hamlet »...

                 Le fantôme du vieux Roi nous fascinait et nous tâchions, à l’aide de costumes de fortune empruntés au « fond de roulement » de notre mère (à cette époque, on conservait plus longtemps les vêtements usagers) de reconstituer la scène de l’apparition. « Alas, poor ghost ! »

                 A quoi cette attirance était-elle liée ? A mon tropisme naissant pour les châteaux d’Ecosse et leurs fantômes ? A la force inconnue et décoiffante de l’univers shakespearien ? Les pièces du grand Will, « Macbeth », « Richard III », « Roi Lear » balayaient pour moi les classiques tragédies raciniennes étudiées sous la houlette de notre vieille professeur de lettres... Et surtout à la programmation à cette époque sur « FR3 » d’un cycle de Shakespeare par la « Royal Shakespeare Company ». Interprétations exceptionnelles d’acteurs que je découvrais, ainsi Dérek Jacobi dans le rôle de Hamlet... Hamlet que j’ai revu récemment dans la belle version proposée par Kenneth Brannagh et dans laquelle on retrouve (cela ne s’invente pas !) Dérek Jacobi dans le rôle du roi traitre ! Je vous laisse comparer et apprécier !

 

 

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