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« L’Organisme » : avis de lecteurs (13)

Publié le par Eric Bertrand

C’est un régal. L’écriture est vivante, sautillante, toujours des contre-pieds, des images plus vraies que nature. J’ai adoré le ton de l’écriture de la page 6 à 60. Toute cette partie coule naturellement et on s’en délecte. Et puis les « écrits d’un collègue de Gavial »... Super, mais la rupture de ton brise un peu l’envie de voir l’aboutissement de l’insecte. Peut être en insérer moins (ou même en faire un livre tout entier ! ) Et l’envie de savoir reprend avec la cinquième partie jusqu’à la fin. Je pense que l’écriture se livre et se fluidifie. C’est très agréable à lire et bien plus encore.

 

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Article du mois : « Laurent Fignon au seuil des grandes montagnes ».

Publié le par Eric Bertrand

              Le bel et lumineux juillet est passé... Passé, en même temps que les tournesols et les maillots jaunes, jour après jour froissés sous le cycle de l’été. C’est déjà le tournant mélancolique après l’ultime sprint des Champs-Elysées. La voix de Fignon au commentaire, le souvenir Greg Lemond et des huit secondes... la vie comme étincelle... les derniers discours, les promesses et les perspectives pour l’année suivante et puis l’ensommeillement du lourd mois d’août.

              C’est le moment où « l’Aigle de Tolède » prend son envol, dans le soir qui tombe... le ciel est presque noir. « L’Extra-terrestre » plante son « Espada » tout au fond de la terre et « le Cannibale » s’endort près du torrent, le ventre repu... Les chemins sont désertés, le soleil a disparu. « Il Diavolo » enfonce sa fourche au sommet du Mont-Chauve. Le sol vibre de chaleur accumulée. L’écho s’emplit d’une rumeur sauvage, le « Champion hénissant » retourne à l’écurie du même pas que « le Texan ». L’air est lourd, il descend doucement dans la vallée. Au pied du col de l’Angoisse, « Le Blaireau » inspecte son terrier, et, au seuil de la grande traversée, « le Pirate » plante son drapeau noir...

                 Ils sont encore tous là, autour du sommet impitoyable. Ils savent qu’aujourd’hui le maillot jaune de Laurent Fignon s’est en allé avec le jour. Federico Bahamontès, Miguel Indurain, Eddy Merckx... Le vent se lève. Claudio Chiapucci, Ferdi Kubler, Lance Armstrong. La lune pointe... Bernard Hinault, Marco Pantani. La nuit tombe. Les ombres immenses décollent des montagnes et viennent alimenter les rêves.

 

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« L’Organisme » : avis de lecteurs (12)

Publié le par Eric Bertrand

Avant tout je te dis que je me suis régalé, oh même des plus viles choses et de la saleté mais les choses dites ainsi par un insecte, enfin cet ado en mutation, et le tout avec des mots si précis sur un ton sautillant et plein d'humour. Tu auras compris que j'ai adoré. Un écrit "libéré"car en effet j'ai senti une plume alerte, au coeur des choses sans mise à distance.

 

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« L’Organisme » : avis de lecteurs (11)

Publié le par Eric Bertrand

Monsieur, j'ai envie de dormir....

... et le stylo a couru entre les doigts de Zoé.

Pas pu me retenir de lire la suite et en plus je suis un fan de Boby Lapointe....

De tout ce qu'à ma peau me fîtes, combien fus-je épaté de fois!
Combien à vous qui m'épatâtes mon bon petit cour confus doit!
Et j'ai rendu à ma façon grâce à votre graisse à masser.
Votre saindoux pour le corps c'est ce que mes vers pour l'âme sont.

 

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« L’Organisme » : avis de lecteurs (10)

Publié le par Eric Bertrand

« L’organisme est… époustouflant… troublant, viscéral, animal, visqueux et génial…

Tu as atteint des sommets dans l’art des mots et la puissance du verbe.

J’ai dévoré, grignoté, suçoté, picoté et picoré cet ouvrage, prise dans les jeux de toile et de fils d’araignées…

Incroyable et improbable narration, entre les abysses du Mal et la grâce des Cieux…

Le détail, les odeurs, les faiblesses de l’âme humaine décortiquées entres les élytres, les carapaces de nos sordides et merveilleux corps humains disséquées par un insecte tenace, inassouvi et rancunier, aux envolées lyriques succulentes…

Tu as dépeint l’impossible dualité de nos organismes, écartelés entre les merveilles de l’esprit et l’écoeurante réalité de nos plaies, maladies, suints et sanies. Pour autant, tu captes l’étendue des mystères prodigieux de nos corps, cette capacité physique à s’émouvoir et à s’élever… complexité insondable merveilleusement mise en musique par des mots produits directement par tes tripes…

Ton observation entêtée et sans concession d’une jeunesse bourgeonnante et écartelée, d’une mutation magique et écoeurante faite d’amour et de haine, d’une instabilité viscérale et douloureuse mérite tous les honneurs.

Je n’ai qu’un mot

BRAVO

 

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