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L’intérêt d’une réunion dans la mise au point d’un projet collectif

Publié le par Eric Bertrand

             Machine arrière toute ! Pour qu’un projet fonctionne bien au sein d’une équipe, il faut un minimum (ou un maximum) de souplesse ! Notre atelier théâtre, fort des disciplines suivantes (maths, histoire géo, français, arts plastiques) s’est enrichi d’un « pôle anglais ».

             La collègue avait beaucoup envie de nous rejoindre l’an dernier et sa participation confirmée m’amène à reconsidérer le choix de l’œuvre afin d’intégrer l’anglais de façon un peu plus pertinente. Plus de « Métamorphoses » d’Ovide donc, mais des « Voyages de Gulliver ».

             Voici un conte philosophique que j’avais depuis longtemps envie de lire. Ce sera l’occasion et je m’y emploie au plus vite de façon à envisager le travail réalisable dans le cadre du projet... Affaire à suivre dans les jours à venir... 

 

Le Petit Prince (65) [1600x1200]

 

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Les Métamorphoses chassent le Petit Prince

Publié le par Eric Bertrand

               Pour repartir dans l’aventure pédagogique avec des idées neuves, je mûrissais depuis l’an dernier le projet de travailler avec la classe à PAC théâtre 2011 autour des « Métamorphoses » d’Ovide. Pourquoi cette œuvre en particulier ?

                La première raison est liée au fait que, comme les deux fois précédentes, je cherche à cumuler deux éléments pédagogiques : la créativité par l’écriture et l’étude d’une partie du programme officiel de la sixième. Les textes de référence exigent que les élèves de sixième s’interrogent sur les « textes fondateurs ».

                Mais d’autre part, et les lecteurs de « l’Organisme » le savent bien, il semble qu’il n’y ait pas de hasard car tout ce qui touche à la métamorphose m’a, depuis l’an dernier, profondément occupé !

               C'était donc la première hypothèse pour la rentrée, mais on va voir comment les choses peuvent évoluer dans l'article de demain...

 

Eté 2010 (181) [1600x1200]

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"Brûlant Secret" de S. Zweig

Publié le par Eric Bertrand

                 Le romancier autrichien S. Zweig est à mes yeux, à l’instar de Maupassant dont il était grand lecteur, un maître dans l’art de la nouvelle. A la différence de l’élève de Flaubert, ce contemporain de Freud s’attache davantage aux méandres de l’âme humaine et aux tourments de l’inconscient.

                C’est particulièrement le cas dans la dernière nouvelle qui vient de paraître et qui a pour titre « Brûlant secrêt ». Elle centre la narration (et ce parti pris est en soi intéressant) sur la conscience d’un enfant qui séjourne avec sa mère dans un grand hôtel autrichien. Il fait la connaissance du comte, un séducteur dilettante, qui cherche à se divertir en jetant son dévolu sur cette dame délaissée par son mari.

                 L’enfant, nommé Edgar, lui sert de moyen d’accès à l’inaccessible bourgeoise. La stratégie d’abord mise en place par le comte pour séduire le gamin est vite oubliée au profit d’une stratégie à caractère plus suspect. Et l’enfant n’est pas dupe ! Edgar, d’abord enchanté d’exister devant sous le regard d’un adulte, prend vite conscience de n’être plus qu’un obstacle à la réalisation du « brûlant secrêt ».

                 Il met alors tout en œuvre pour s’opposer à ce rival. Il incarne sans le savoir la figure d’un jaloux et cette épreuve le fait grandir, s’affirmer dans un monde qu’il ne connaît pas mais qu’il pressent avec une incroyable acuité.

 

Eté 2010 (80) [1600x1200] 

 

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Laurent Fignon au seuil des grandes montagnes.

Publié le par Eric Bertrand

              Le bel et lumineux juillet est passé... Passé, en même temps que les tournesols et les maillots jaunes, jour après jour froissés sous le cycle de l’été. C’est déjà le tournant mélancolique après l’ultime sprint des Champs-Elysées. La voix de Fignon au commentaire, le souvenir de Greg Lemond et des 8 secondes... la vie comme étincelle... les derniers discours, les promesses et les perspectives pour l’année suivante et puis l’ensommeillement du lourd mois d’août.

              C’est le moment où « l’Aigle de Tolède » prend son envol, dans le soir qui tombe... le ciel est presque noir. « L’Extra-terrestre » plante son « Espada » tout au fond de la terre et « le Cannibale » s’endort près du torrent, le ventre repu... Les chemins sont désertés, le soleil a disparu. « Il Diavolo » enfonce sa fourche au sommet du Mont-Chauve. Le sol vibre de chaleur accumulée. L’écho s’emplit d’une rumeur sauvage, le « Champion hénissant » retourne à l’écurie du même pas que « le Texan ». L’air est lourd, il descend doucement dans la vallée. Au pied du col de l’Angoisse, « Le Blaireau » inspecte son terrier, et, au seuil de la grande traversée, « le Pirate » plante son drapeau noir...

                 Ils sont encore tous là, autour du sommet impitoyable. Ils savent qu’aujourd’hui le maillot jaune de Laurent Fignon s’est en allé avec le jour. Federico Bahamontès, Miguel Indurain, Eddy Merckx... Le vent se lève. Claudio Chiapucci, Ferdi Kubler, Lance Armstrong. La lune pointe... Bernard Hinault, Marco Pantani. La nuit tombe. Les ombres immenses décollent des montagnes et viennent alimenter les rêves.

 

vélo à Ré (18) [1600x1200]

 

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Article du mois : expo Bardot à Saint-Tropez, et Dieu créa la Femme.

Publié le par Eric Bertrand

                       Juillet 2010 (97) [1600x1200]

 

 

J’aime les mythes et ce que Roland Barthes appelle les « mythologies », à savoir ces figures contemporaines porteuses d’une nouveauté foudroyante à l’époque où il écrit son livre : la DS, le visage de Garbo, l’abbé Pierre…

                       Nous ne sommes plus en 60 (les fameuses « Mythologies » datent de 1957) mais, en ce temps de nostalgie qui caractérise notre époque, certaines figures ont augmenté leur potentiel de légende. Bardot incarne l’une de ces légendes… et l’exposition qui lui est consacrée jusqu’au 31 octobre prochain à Saint-Tropez va bien dans ce sens.

                       La cité de Saint-Tropez, sertie entre mer et montagne, est un berceau idéal pour entretenir le rêve. Les grands yachts qui oscillent sur tout l’horizon de la baie projettent leur part d’artifice et de paillettes sur le village enluminé. Village de l’origine, (en cela je lui trouve un côté Cefalu en Sicile, village de pêcheurs immortalisé dans « Cinema Paradiso »), village de carte postale, rusticité des façades, petits pans de murs qu’on croirait colorés par le pinceau d’un aquarelliste inspiré, silhouette bien tracée d’un décor de cinéma, « Et Dieu créa la femme »...

                       L’impertinence de BB dans les rues endormies à la fin des années 60… Le soleil de ses cheveux blonds qui brûle le goudron, qui fait passer l’électricité dans les masures, qui enflamme les mâts des bateaux. Saint-Tropez s’allume, Saint Tropez s’électrise, Saint-Tropez rayonne. Chargées à bloc par la chaleur de l’été, les cigales disjonctent aux limites du port, et les couleurs de la mer jettent un éclat bleu sur les mailles des ruelles où s’exhibent la pelote de fils dénudés de la Frime : yachts, bolides, motos, sappes…

                      « Coquillages et crustacés », « Harley Davidson », « Initials BB » et « Bonnie and Clyde »… Dans un coin des nombreux couloirs consacrés à l’Amazone de Saint-Tropez, buissonnent des vidéos où on peut la voir chanter et surtout bouger, car la chanson pour Bardot, c’est surtout le mouvement et l’ondulation.

                       Mais cette « ondulation » va au-delà des mots (choisis sensuels pour la chanteuse : « jusques en haut des cuisses elle est bottée et c’est comme un calice à sa beauté… »)... Elle va au-delà du corps torride : « quand je sens en chemin les trépidations de ma machine, il me monte des désirs dans le creux de mes reins… ».

                       Quand on la voit la chanter (ou quand on la fait chanter si on a la chance d’être son parolier), on la suit sur un horizon qu’elle grise sans jamais le culbuter. C’est en tout cas ce que dit le début de « Initials BB ». « Un soir que j’étais à me morfondre, dans quelque pub anglais du cœur de Londres, sirotant l’amour monstre de Pauwells me vint une vision dans l’eau de Selz ». C’est aussi ce que murmurent ces lèvres qui laissent à « la toile » le privilège de l’exploration des baisers. Les lèvres de Bardot sont un emblème… Dans un coin de la galerie, l’expo réserve un montage à partir de tous les « baisers de cinéma » qu’a inspirés l’actrice... Mastroïanni, Gabin, Trintignan, Samy Frey, Piccoli... Les ciseaux du prêtre de « Cinema Paradiso », pour préserver la moralité des enfants du village sicilien, auraient taillé toutes ces scènes… Pourtant, elles ne font que répéter, comme les photos, comme les chansons, comme les vidéos et tout le décor de la « Madrague », l’enthousiasme de la drague, du désir et de la trépidante jeunesse !

 

Juillet 2010 (108) [1600x1200]

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