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« En lisant, en écrivant »… (Dosette de lecture n°20) John Steinbeck : « les Raisins de la colère »

Publié le par Eric Bertrand

L’histoire d’un déracinement et d’une désillusion…

Quand la terre d’Oklahoma est abandonnée aux machines agricoles et à la déshumanisation, les anciens fermiers n’ont plus qu’une solution : l’exil vers l’Ouest et le rêve californien. Confronté à la rude nécessité du départ, un personnage dit le poids de la blessure : « Comment vivre sans nos vies ? Comment pourrons-nous savoir que c’est nous sans notre passé ? » Il anticipe ainsi sur les épreuves à venir pour ces « Okies »  qui sont déjà, au moment de la crise de 29, des migrants et des suspects.

« En lisant, en écrivant »… (Dosette de lecture n°20) John Steinbeck : « les Raisins de la colère »

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« En lisant, en écrivant »… (Dosette de lecture n°19) John Fante : « Demande à la poussière »

Publié le par Eric Bertrand

Bandini, personnage principal de ce roman, se situe bien dans la lignée de ces personnages d’antihéros qui doutent d’eux-mêmes et qui pratiquent l’autodérision en jouant des faux-semblants de l’écriture et du réel. Il y a beaucoup de causticité et d’hésitation dans la trajectoire de ce fils d’émigrés italiens qui fantasme sur la potentielle célébrité de l’écrivain qu’il rêve de devenir et sur le modèle de la réussite à l’américaine.

Quand je lui avais demandé de me citer l’un de ses meilleurs souvenirs de lecture, mon ami René Frégni m’avait parlé de « Demande à la poussière » comme l’un de ces romans qui comptent pour un écrivain. En le lisant aujourd’hui, je retrouve en effet beaucoup des traits qui font le charme des « Chemins noirs » et de l’écriture réjouissante de son auteur.

Ainsi vont les lectures. Elles sèment dans le sillon de l’écriture.

 

 

« En lisant, en écrivant »… (Dosette de lecture n°19) John Fante : « Demande à la poussière »

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« En lisant, en écrivant »… (Dosette de lecture n°18) Alain Fournier : « le Grand Meaulnes »

Publié le par Eric Bertrand

Il y a des sentiers et des domaines qu’on recherche tout au long de sa vie parce qu’ils appartiennent à l’enfance, à l’adolescence ou au rêve : « Nous sommes de la même étoffe que les rêves » écrit Shakespeare et c’est de cette étoffe qu’est tissé le beau roman d’Alain Fournier, avec ses silhouettes évanescentes de châteaux et de personnages surannés.

 

« En lisant, en écrivant »… (Dosette de lecture n°18) Alain Fournier : « le Grand Meaulnes »

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Francis Lepioufle : « Zéphyr sur le monde » et « Zéphyr sur le texte »

Publié le par Eric Bertrand

On n’a jamais fini d’étreindre la Poésie lorsqu’on est écrivain. Elle se tend à l’horizon des mots et du texte, elle une ligne, une marge et une voile, elle surplombe tous les thèmes et les fait avancer par tribord ou bâbord…

Chez Francis Lepioufle, il y a toujours eu ce tropisme vers la Poésie, réalisé notamment dans un précédent recueil intitulé : « C’est-à-dire » (La Roche de Trémuzon, 2012). Entre temps, beaucoup de voyages, de chemins, de mémoires ont nourri son inspiration toujours marquée par une curiosité pour le langage et une façon particulière de chanter le monde en le mettant en relation avec les autres.

Dans son dernier recueil, « Le Zéphyr du monde », il mêle à la chaleur des mots, la douceur de ses aquarelles et adresse un message « à toutes les femmes qu’on aime pendant quelques instants secrets ». Par le biais d’Antoine Pol, Brassens avait, après Baudelaire et avant Roda-Gil célébré « les passantes » qui éblouissent la rue, les « fleurs des gares » qui illuminent les quais, les « filles de la véranda » qu’on ne voit qu’une fois.

Le thème est beau, inépuisable… En suivant le fil de cette inspiration et l’haleine de ce zéphyr, le poète emballé se retourne, tord le cou et tord les mots quand il capté la sensualité d’une passante… Du creux de ces figures éphémères se lève un vertige et tout un monde : des « jupes de chair veloutée », « une voix lactée », « un jardin parfumé » et toute la nature en fête… Le souffle troublant, capiteux guide le capitaine et son « navire à la rame vespéral », en fait tanguer les bords à « la commissure des vers » et lui donne à la fois l’audace et « le plaisir d’ôter bientôt toute garniture au texte » pour l’offrir au lecteur moussaillon.

 

Francis Lepioufle : « Zéphyr sur le monde » et « Zéphyr sur le texte »

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Interview au sujet de "Dévalisée" par le média Entre nous culture

Publié le par Eric Bertrand

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