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Juke-box n°1 : Johnny Halliday : « J’en parlerai au diable »

Publié le par Eric Bertrand

Ça fait déjà un moment que Johnny Rider a jeté sa Harley dans le fossé, quelque part entre Vallée de la Mort et Monument Valley. Mais, à chaque fois que j’entends cette chanson, je me dis qu’on peut lui faire confiance et qu’il ne craint pas de défier le diable. Quand le masque tombe, quoi sa gueule, qu’est-ce qu’elle a, sa gueule ? La voix est forte, arrogante, virile. « J’en parlerai au diable… » et elle tient à peu près le même discours que dans le passé… Rappelez-vous, c’est lui qui affirmait : « Je n’ai jamais mis les pieds dans une église, je ne sais pas prier » … Ce « fou d’amour » avait des choses à dire à Dieu ou à Diable et il en est sûr, ce dernier « saura l’écouter ».

Et que lui dit-il ? « Allumez le feu ? » En tout cas, il ne recule pas. Il a la rock’n’roll attitude et c’est sans masque qu’il crache dans le micro pour chanter ses idoles. En tout cas, sa religion à lui, elle est ailleurs que chez le diable, elle est dans le regard de la fille de l’été dernier, de la fille du square, ou de celle qu’il croise tous les matins, Sarah, « la jolie Sarah », Marie, Gabrielle.

Et tant pis si d’un seul coup le ciel n’est plus pur, il est « libre dans sa tête ». De toute façon, il sait que « c’est quand on n’y croit plus que le ciel vous entend ».

 

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Juke-box, projet de nouvelle rubrique à mon blog...

Publié le par Eric Bertrand

Celles et ceux qui fréquentent mon site, mon blog ou mes livres depuis un certain temps savent la place que tient la chanson française dans ma création, et notamment Julien Clerc et Serge Gainsbourg à qui j’ai plusieurs fois rendu hommage au théâtre puis dans mon roman « Chambre 69 » paru chez Hello en 2023. En 2007, j’ai consacré un récit autobiographique aux chansons de Julien Clerc : « Pour y voir Clerc » paru chez Aléas, puis, en 2017, chez Morvenn édition, dans « Juke-Box », salué, à travers un ensemble de petites fables, des textes d’Aznavour, de Souchon, de Ferré, de Brassens, de Delpech, et à nouveau de Julien Clerc et de Gainsbourg. https://ericbertrand-auteur.net/Bibliographie.htm

Aujourd’hui, on ne cesse de réécouter un peu partout les tubes des années 80 et nombreuses sont les voix qui déplorent la « pauvreté de l’inspiration » dans la chanson ou qui essaient de repérer des « héritages » chez des jeunes chanteurs : que diriez-vous de réécouter avec moi certaines chansons du répertoire français ? C’est la nouvelle rubrique que je vous proposerai prochainement dans ce blog. Ce sera aussi, en plus du petit texte qui l’accompagnera, l’occasion de vous remettre un air dans la tête !

Et pour commencer, rendez-vous mardi prochain, 7 octobre, avec un bon Johnny Halliday, Johnny qui, que vous l’appréciez ou non, a forcément marqué différentes périodes de votre vie.

 

chanson française

chanson française

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Dosette de lecture n°168 : Marc Dugain : « Avenue des géants », un géant qui dirait "pouce"!

Publié le par Eric Bertrand

       Dans cette imprévisible et furieuse Amérique, comment attirer l’attention des médias et faire mieux que l’assassinat de Kennedy ? Al Kenner, alias « l’ogre de Santa Cruz », est un géant de 2 mètres 20 qui a tué ses grands-parents à 16 ans avant de se rendre à la police, somme toute déçu que son crime soit passé inaperçu le jour de l’assassinat du président Kennedy.

Après quatre années de soins psychiatriques, le jeune homme au fort QI est remis en liberté conditionnelle sous la surveillance de l’auteur et du lecteur qui ne lâchent pas d’un millimètre le gaillard traumatisé dans son enfance et qui aime rôder en voiture dans une Californie vers où convergent ces jeunes chevelus idéalistes et hirsutes, ces « hippies » qu’il ne comprend pas et qui lui font horreur.

Poussé à bout par toutes les filles qu’il juge « délurées » mais qu’il prend en autostop, Al va-t-il replonger dans le crime odieux ou parvenir à se caser avec la fille d’un shérif qui apprécie ses intuitions fulgurantes et sa solide compétence en matière d’enquête ? Avec la précision d’un analyste de l’âme humaine, le romancier épie et note toutes les circonvolutions, les tours et les détours d’un géant dont l’activité favorite est de repérer sur les routes celles qui tendent le pouce avec un peu trop d’insolence. 

 

Dugain ; roman ; States

Dugain ; roman ; States

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Dosette de lecture n°167 : Roger Pol-Droit : « Alice au pays des idées » Du pays des idées au pays décidé

Publié le par Eric Bertrand

Qui n’a pas eu un jour l’envie de « refaire sa philo » et de parcourir, avec davantage de maturité qu’à dix-sept ou dix-huit ans, les sphères austères du savoir et des idées ? Avec l’auteur de ce livre, philosophe et écrivain qui s’adresse en même temps à « ses petits-enfants », le lecteur se glisse dans les pas d’une Alice tombée elle aussi au fond d’un terrier fantastique.

Guidée, au propre comme au figuré, par des personnages extravagants (des souris, une fée, un kangourou, une Reine Blanche), tour à tour exaltée, excédée ou impatiente, notre malicieuse Alice se confronte aux philosophes de tous les temps et essaie de se forger une opinion au contact des Platon, Aristote, Marc Aurèle et de tous ceux qui, au fil des siècles, les ont suivis.

Ces grands penseurs lui tiennent des propos séduisants, décapants, portés par de jolies sentences qu’Alice prend le soin de noter dans son carnet ; mais ils sont, la plupart du temps, en opposition les uns avec les autres, ce qui force un esprit jeune et exigent comme le sien à réfléchir sur « la vérité » et sur la pérennité des idées qu’elle découvre… D’autant qu’elle persiste à leur demander surtout de résoudre le problème qui la taraude : comment vivre ?

Tout au long de son voyage et de sa quête, elle cherche avec obstination à trouver les réponses à ces questions urgentes qui nous concernent tous : que va devenir la planète ? L’humanité parviendra-t-elle à survivre ? Comment les hommes peuvent-ils surmonter l’épreuve de la violence, de la guerre, de la haine, et de toutes les formes de discrimination qu’on rencontre un peu partout dans le monde ? À travers ces interrogations, le livre amène le lecteur ailleurs qu’au « pays des idées », dans celui décidé par une conscience qui, à terme, choisit de lire, de réfléchir, de travailler, d’aimer et de prendre enfin confiance en elle. Quel beau message d’un grand-père à sa petite-fille et d’un auteur à son lecteur !  

 

Dosette de lecture n°167 : Roger Pol-Droit : « Alice au pays des idées » Du pays des idées au pays décidé

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Trump et les « mauvais vitriers »

Publié le par Eric Bertrand

Face aux foules qui cherchent à bâillonner la liberté d’expression et à imposer une triste norme, par les temps qui courent et qui courent mal, sans le muscle, sans la souplesse, sans l’oxygène de la pensée, ne vous sentez-vous pas, parfois, l’âme du « maussade » Charles Baudelaire tel qu’il se décrit dans cet extrait du « Spleen de Paris » au moment où, « dans la lourde et sale atmosphère parisienne », saisi soudain « d’une force irrésistible », il décide de s’en prendre à un vitrier, de le faire grimper par « un escalier fort étroit » lui et tout son barda jusqu’au sixième étage, puis de le repousser avec vigueur et de lui jeter un pot de fleurs sur la figure en criant :

« – Comment ? vous n'avez pas de verres de couleur ? des verres roses, rouges, bleus, des vitres magiques, des vitres de paradis ? Impudent que vous êtes ! vous osez vous promener dans des quartiers pauvres, et vous n'avez pas même de vitres qui fassent voir la vie en beau ! »

 

Trump et les « mauvais vitriers »

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