Aventures d’Arthur Rimbaud : des « sandales usées » aux « semelles de vent ».
« Mon esprit refuse de courir plus longtemps sur des sandales usées » … Cette formule de Nietzsche qu’on trouve dans son Ainsi parlait Zarathoustra convient bien à Rimbaud. Dès les origines, sa poésie postule un défi aux « vieilles vieilleries » et au « jadis », qu’incarnent par exemple « les assis » dont les reins sont « boursouflés et les sièges fécondés de barcarolles tristes ». Au contraire, la posture du « vagabond », du « Bohémien » dont la culotte est trouée, qu’il assume dès ses premières fugues, se lit sur l’empreinte de « ses bottines déchirées », de « ses souliers blessés » dont « les élastiques » sonnent déjà « comme des lyres ».
Pas de doute, pour le poète voyant, le monde se lit d’abord avec les pieds, quand le marcheur entêté s’enfuit « dans les soirs bleus d’été, par les sentiers picotés par les blés » ou quand le bateau devenu « carcasse ivre d’eau » abandonne ce qui lui reste de « semelle », à savoir une « planche folle tachée de lunules électriques ».
C’est alors que peuvent « se dévorer les azurs verts » et que commence pour « le mendiant », la poursuite échevelée de « la déesse » et de « l’aube exaltée » ... « O ses souffles, ses têtes, ses courses ! »
/image%2F0571675%2F20251226%2Fob_c96acf_rimbaud.jpg)
/image%2F0571675%2F20251218%2Fob_c56b7b_la-faim.jpg)
![Alain Souchon - Âme Fifties [Face A] (Clip officiel)](https://image.over-blog.com/mWZUuiCFIjjXbMSnfgCj-dxU9NE=/170x170/smart/filters:no_upscale()/https%3A%2F%2Fi.ytimg.com%2Fvi%2FSUg5jQR-nbE%2Fhqdefault.jpg)
/image%2F0571675%2F20251216%2Fob_e1594a_4-livres.jpg)
/image%2F0571675%2F20251211%2Fob_8412b1_la-tache.jpg)