Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Juke-box n°13 : Pierre Perret : « Ma nouvelle adresse », quand on n’en peut plus...

Publié le par Eric Bertrand

On râle, on s’insurge, on milite, on s’indigne : “Indignez-vous ! » - l’expression est à la mode - Et puis un jour, on a envie de tout laisser tomber, de tourner le dos à « cet air de robot content, à cette course avec le temps », et surtout à cette civilisation bâclée, avec ses « matches à la télé », ses « pubs de mousse à raser » et de produits cosmétiques, ses infos détraquées et ses gangsters « pavoisés ».

Alors, comme Brel, Perret, Souchon ou Aznavour, on a envie de « mettre les bouts », de « tailler la zone » et de se laisser « emmener vers des pays inconnus où l’on vit presque nus dans l’éternel été ». Et, parce que c’est souvent impossible, on s’imagine une « nouvelle adresse », un lieu de décrochage sous « le vent sucré des îles nacrées », un archipel épargné où soufflent « les alizés ».

Par chance, on aperçoit une voile qui s’élève à l’horizon et on entend, sur l’infini de la mer, la chanson de « mon ami Jacques » ; derrière le brouillard de la vie, il chante « Les Marquises » et, avec des frissons dans la voix, affirme que « le rire est dans le cœur » ; lui aussi laisse aux « cocotiers » le soin « d’écrire des chants d’amour » pour des « filles qui s’amusent à rire » de nos souvenirs.

 

 

Juke-box n°13 : Pierre Perret : « Ma nouvelle adresse », quand on n’en peut plus...

Voir les commentaires

Sortie officielle du "Lit Mac Arthur" chez Hello édition.

Publié le par Eric Bertrand

Le Lit Mac Arthur est désormais disponible sur tout le réseau des librairies et peut être également commandé chez tous les libraires indépendants !

Vous pouvez aussi le retrouver en ligne sur les plateformes suivantes :

ℹ️ À noter : il est tout à fait normal que le livre apparaisse comme indisponible ou en rupture de stock aujourd’hui. La mise en vente effective sur les sites libraires se fait généralement le lendemain de la date de sortie officielle. C’est un délai technique standard, valable pour tous les éditeurs.

Ecosse ; Inveraray Castle

Ecosse ; Inveraray Castle

Voir les commentaires

Juke-box n°12 : Léo Ferré : « Avec le temps », la course avec le temps…

Publié le par Eric Bertrand

A bien y « farfouiller » dans cette « galerie » du temps, on retrouve « du vent et des bijoux, des visages, des voix, des regards, des mots sous la pluie », mais aussi des « serments » dont le maquillage, avec le temps, a fondu ; des « frangines » au « Quartier Latin », des « amants tristes » et puis, forcément, des moments où « l’on se traînait comme traînent les chiens ».

Mais Léo le dit aussi, avec le temps, on devine mieux, avec le temps, on se réveille « peinard, dans ce quartier qui résonne dans la tête, dans ce passé qui nous sonne et nous guette » ; finalement, « avec le temps va, tout va bien » … Il faut juste savoir « ne pas rentrer trop tard » et ne « pas prendre froid ». Sur « ce lit de hasard », il y a « des chouettes souvenirs », « la route blanche » et tout ça, « c’est extra ! ».

Cependant, attention, ces chouettes souvenirs, « ça s’rupine » car, souvent, hélas, « ça fait la gueule » et « avec les poux, le temps te ronge ». Alors « Merde à Vauban » ! On sait bien que, comme dit l’autre, « le temps passe à pas de géant » et que, « même en courant, plus vite que le vent, plus vite que le temps, même en volant, tu n’auras pas le temps, pas le temps ».

 

Chanson française

Chanson française

Voir les commentaires

Dosette de lecture n°178 : Jean Echenoz : « Ravel », la mécanique du Boléro

Publié le par Eric Bertrand

Comment raconter le destin si particulier d’un artiste comme Maurice Ravel qui a vécu pendant la période de la Belle Epoque et qui, en digne fils d’ingénieur, s’intéressait surtout aux machines et à la mécanique ? L’auteur a déjà croisé en coup de vent la biographie de Zatopek dans son autre roman, « Courir ». Il procède toujours ainsi, des volumes courts, des chapitres brefs, et une écriture incisive et savoureuse, teintée d’humour.

Avec beaucoup de précision dans le détail – portrait du musicien à différentes périodes, observation de ses manies, de son mobilier dans sa maison « quart de Brie » de Montfort l’Amaury, analyse de son comportement au cours de sa tournée en Amérique, examen des morceaux de musique en gestation – il donne au lecteur l’impression de suivre de près ce personnage fantasque, ascétique, insomniaque, capricieux et émouvant qu’était le créateur du « Boléro », œuvre mondialement connue qu’il appelait « son petit truc en ut majeur ».

 

Ravel; Echenoz

Ravel; Echenoz

Voir les commentaires

Juke-box n°11 : Jean-Jacques Goldman : « Bonne idée », les 24 heures du Mans de la vie

Publié le par Eric Bertrand

Dans la chanson de Goldman, tout commence comme un 24 heures du Mans du spermatozoïde. Lorsque l’on vient au monde, on a tous, d’une certaine manière « gagné la course » et remporté la première place « au creux de nos mères » où nous avons « mûri » avant de répondre à l’appel de « la lumière ».

Et qu’y a-t-il de si électrisant derrière cette « lumière » au point de déclencher la course ? C’est là que tout échappe, c’est là que tout diverge et risque de déraper… Ce ne sont jamais le même bitume, ni jamais le même itinéraire qui se profilent sur la piste que la vie ouvre, une fois que le drapeau est levé ; mais encore faut-il savoir bien négocier les virages et les courbes pour accomplir le parcours ! Comment se nourrir et quelles salades ingurgiter ? Quels détours emprunter et quelles embuches éviter ? Quel parti prendre ? Quelles idoles admirer ? Quels « trésors à chercher » ? Quelles filles « à caresser » ?

Avec un sac et une guitare, on se sent « un peu fatigué ». C’est ainsi que réagit à mi-parcours celui dont on se souvient qu’il allait « au bout de ses rêves » et qu’il « marchait seul dans les rues qui se donnent, sans témoin, sans personne… » Jusqu’au moment où tout s’accélère : alors, « j’ai vu de la lumière et je vous ai trouvés » ; comme le chante Ferrat, empruntant les mots d’Aragon : « J’ai tout appris de toi en ce qui me concerne, qu’il fait jour à midi, qu’un ciel peut être bleu... »

 

 

 

Juke-box n°11 : Jean-Jacques Goldman : « Bonne idée », les 24 heures du Mans de la vie

Voir les commentaires