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Dosette de lecture n°168 : Marc Dugain : « Avenue des géants », un géant qui dirait "pouce"!

Publié le par Eric Bertrand

       Dans cette imprévisible et furieuse Amérique, comment attirer l’attention des médias et faire mieux que l’assassinat de Kennedy ? Al Kenner, alias « l’ogre de Santa Cruz », est un géant de 2 mètres 20 qui a tué ses grands-parents à 16 ans avant de se rendre à la police, somme toute déçu que son crime soit passé inaperçu le jour de l’assassinat du président Kennedy.

Après quatre années de soins psychiatriques, le jeune homme au fort QI est remis en liberté conditionnelle sous la surveillance de l’auteur et du lecteur qui ne lâchent pas d’un millimètre le gaillard traumatisé dans son enfance et qui aime rôder en voiture dans une Californie vers où convergent ces jeunes chevelus idéalistes et hirsutes, ces « hippies » qu’il ne comprend pas et qui lui font horreur.

Poussé à bout par toutes les filles qu’il juge « délurées » mais qu’il prend en autostop, Al va-t-il replonger dans le crime odieux ou parvenir à se caser avec la fille d’un shérif qui apprécie ses intuitions fulgurantes et sa solide compétence en matière d’enquête ? Avec la précision d’un analyste de l’âme humaine, le romancier épie et note toutes les circonvolutions, les tours et les détours d’un géant dont l’activité favorite est de repérer sur les routes celles qui tendent le pouce avec un peu trop d’insolence. 

 

Dugain ; roman ; States

Dugain ; roman ; States

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Dosette de lecture n°167 : Roger Pol-Droit : « Alice au pays des idées » Du pays des idées au pays décidé

Publié le par Eric Bertrand

Qui n’a pas eu un jour l’envie de « refaire sa philo » et de parcourir, avec davantage de maturité qu’à dix-sept ou dix-huit ans, les sphères austères du savoir et des idées ? Avec l’auteur de ce livre, philosophe et écrivain qui s’adresse en même temps à « ses petits-enfants », le lecteur se glisse dans les pas d’une Alice tombée elle aussi au fond d’un terrier fantastique.

Guidée, au propre comme au figuré, par des personnages extravagants (des souris, une fée, un kangourou, une Reine Blanche), tour à tour exaltée, excédée ou impatiente, notre malicieuse Alice se confronte aux philosophes de tous les temps et essaie de se forger une opinion au contact des Platon, Aristote, Marc Aurèle et de tous ceux qui, au fil des siècles, les ont suivis.

Ces grands penseurs lui tiennent des propos séduisants, décapants, portés par de jolies sentences qu’Alice prend le soin de noter dans son carnet ; mais ils sont, la plupart du temps, en opposition les uns avec les autres, ce qui force un esprit jeune et exigent comme le sien à réfléchir sur « la vérité » et sur la pérennité des idées qu’elle découvre… D’autant qu’elle persiste à leur demander surtout de résoudre le problème qui la taraude : comment vivre ?

Tout au long de son voyage et de sa quête, elle cherche avec obstination à trouver les réponses à ces questions urgentes qui nous concernent tous : que va devenir la planète ? L’humanité parviendra-t-elle à survivre ? Comment les hommes peuvent-ils surmonter l’épreuve de la violence, de la guerre, de la haine, et de toutes les formes de discrimination qu’on rencontre un peu partout dans le monde ? À travers ces interrogations, le livre amène le lecteur ailleurs qu’au « pays des idées », dans celui décidé par une conscience qui, à terme, choisit de lire, de réfléchir, de travailler, d’aimer et de prendre enfin confiance en elle. Quel beau message d’un grand-père à sa petite-fille et d’un auteur à son lecteur !  

 

Dosette de lecture n°167 : Roger Pol-Droit : « Alice au pays des idées » Du pays des idées au pays décidé

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Trump et les « mauvais vitriers »

Publié le par Eric Bertrand

Face aux foules qui cherchent à bâillonner la liberté d’expression et à imposer une triste norme, par les temps qui courent et qui courent mal, sans le muscle, sans la souplesse, sans l’oxygène de la pensée, ne vous sentez-vous pas, parfois, l’âme du « maussade » Charles Baudelaire tel qu’il se décrit dans cet extrait du « Spleen de Paris » au moment où, « dans la lourde et sale atmosphère parisienne », saisi soudain « d’une force irrésistible », il décide de s’en prendre à un vitrier, de le faire grimper par « un escalier fort étroit » lui et tout son barda jusqu’au sixième étage, puis de le repousser avec vigueur et de lui jeter un pot de fleurs sur la figure en criant :

« – Comment ? vous n'avez pas de verres de couleur ? des verres roses, rouges, bleus, des vitres magiques, des vitres de paradis ? Impudent que vous êtes ! vous osez vous promener dans des quartiers pauvres, et vous n'avez pas même de vitres qui fassent voir la vie en beau ! »

 

Trump et les « mauvais vitriers »

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Retour du site d’auteur en ligne : https://ericbertrand-auteur.net/

Publié le par Eric Bertrand

A l’heure d’une rentrée littéraire dopée par les grands éditeurs et par toute cette avant-garde de partenaires qui travaillent à propulser les ouvrages de ceux qui recueillent les honneurs des médias – même quand, littérairement, ils ne le méritent pas – il est essentiel pour les auteurs méconnus d’exister autrement, notamment par le biais de leurs sites.

Certes, mon éditeur produit un travail non négligeable en termes de diffusion et de promotion et j’ai la chance chez https://www.helloeditions.fr/ de pouvoir compter sur un « pôle promo » réactif et bien présent : voir par exemple cette vidéo relatant notre rencontre à Paris : https://youtu.be/xud2u73k_xY?feature=shared Mais cela ne suffit pas et il faut que, moi aussi, je descende dans « l’arène » - et il ne s’agit pas d’émissions de télé à grande audience, ni de radios, ni de librairies qui font du marketing et n’acceptent de recevoir que les vedettes. Ainsi, dans des lieux plus paisibles, lorsque je rencontre des lecteurs, des libraires, des bibliothécaires ou des journalistes, je leur communique, à l’issue de l’entretien, l’adresse de mon site … Il offre un récapitulatif précieux et met en images et en mots un patient travail d’écriture. Il fournit en outre des informations précises sur les ouvrages toujours disponibles en librairie ou à la commande.

Or, depuis juin dernier, le site https://ericbertrand-auteur.net/ avait disparu pour d’obscures raisons d’hébergement. J’ai le plaisir de vous annoncer son retour et je vous rappelle, par la même occasion, les rendez-vous que je vous donne cet automne à St Estèphe puis à La Rochelle ; ils apparaissent ici : https://ericbertrand-auteur.net/manifestations.htm

Quant à mes derniers livres, ils se portent bien et commencent à faire parler d’eux sur les sites de Babelio et d’Amazon. Ces retours de lecteurs sont toujours précieux à mes yeux car ils traduisent spontanément leur engagement sans qu’il n’y ait, entre eux et moi, aucun enjeu, aucun renvoi d’ascenseur.

 

Retour du site d’auteur en ligne : https://ericbertrand-auteur.net/

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Dosette de lecture n°166 : Steinbeck : « La Perle » : la perle d’eau qui fait déborder la vase.

Publié le par Eric Bertrand

Qu’advient-il à un humble pêcheur qui mène une vie calme et sereine dans son petit village à partir du moment où, pour soigner son fils malade, il décide de vendre la perle qu’il a trouvée au cours d’une plongée en apnée ?

Comment l’éclat et la brillance du bijou révèlent-elles cette part dangereuse de l’humanité qui sommeille toujours là où on ne l’attendrait pas ? Le pêcheur est modeste et n’imagine pas le pouvoir dont il est soudainement doté. Tout ce qu’il voit, c’est que la perle va lui permettre de payer le médecin qui accepte enfin de venir aussitôt soigner son fils.

Mais, dès qu’il ouvre la porte et qu’il consulte le malade, c’est le médecin qui fait monter la température et qui ouvre la boite de Pandore…  

Steinbeck

Steinbeck

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