Juke-box n°9 : Zazie, « Je suis un homme », drôle de virilité…
Il est salutaire en cette période où certains hommes continuent de se croire le centre du monde et en position de supériorité par rapport à leur statut animal – même si, paradoxalement, ils rivalisent en matière de testostérone et de virilité – de réfléchir à notre véritable nature et à notre place dans le monde.
Déjà dans son Tam tam, Michel Polnareff aspirait à « redevenir un homme préhisto, avec rien sur le dos » et Jean Ferrat ironisait sur le confort ultra-moderne fourni au malheureux singe de son « Jardin d’acclimatation ». Dans le texte de Zazie, « Je suis un homme », « l’homme plein d’ambition » doté de « belle voiture et belle maison », « à la guerre en toute saison », se rend compte que, malgré tous les progrès dont il jouit, il « tourne en rond », bref, déprime et ne sait plus quoi trouver pour se divertir. Et le pire, c’est que, dans cette épreuve du vide, il détruit son espace vital, le réduit à « une terre glacée, une terre brûlée que les hommes abandonnent. »
En ce début d’année 2026, cette chanson écrite en 2007, bien avant l’invasion de l’IA, les rêves extraterrestres de Musk et le règne dédaigneux des prédateurs, résonne de façon juste et sinistre.
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