Dosette de lecture n°176 : Carlo Goldoni : « Les Rustres », des masculinistes sous le masque.
Jusqu’à quel degré de machisme deux « rustres » peuvent-ils aller à l’intérieur du foyer qu’ils dirigent à la manière de chefs tout puissants ? Et quelle part de liberté reste-t-il aux femmes ? Dans cette comédie du Vénitien Goldoni, l’auteur s’amuse des excès de ces personnages d’hommes bouffons issus du grotesque Pantalon.
On est en plein carnaval de Venise et ce Pantalon-là, Lunardo, approuvé par son compère Maurizio, interdit à sa fille Lucietta (issue d’un premier mariage) et à son épouse (Margherita) de sortir. Avec Maurizio, à des fins de profit, il prévoit le mariage entre les deux enfants. Mais c’est sans compter sur l’audace et la malignité de l’une des femmes de leur entourage, la tante de Filipetto, fils de Maurizio. Malgré les coups de gueule, les grimaces et les menaces de son mari, elle sait très bien comment le gouverner et elle entend faire école auprès de ses craintives compagnes, quitte à ruiner d’un seul coup toutes les prétentions de tout « masculiniste avant l’heure » !
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