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Une nouvelle fiction en cours au sujet d’un château d’Ecosse : Inveraray castle

Publié le par Eric Bertrand

Lorsque je termine un gros travail autour d’un roman (comme « Lire ou pâlir à sa vue ») je ne sais pas en général vers où va s’orienter ma prochaine création… Mais cet entredeux ne dure pas longtemps et j’ai remis en chantier un récit en mai dernier. Il est presque prêt depuis la semaine dernière et devrait fournir la matière de l’ouvrage à venir après le traditionnel temps de relecture avec l’éditeur et celui de la correction, du choix de l’illustration, etc…

Pour les lecteurs, je peux fournir un indice : je reviens vers l’inspiration écossaise et plus particulièrement vers un château que je connais bien, celui d’Inveraray dans lequel travaille ma fille Nolwenn. Ce château est la propriété du célèbre clan Campbell et il recèle un certain nombre d’histoires de fantômes dont je me suis servi pour rédiger une fable contemporaine sous la forme d’une longue nouvelle. C’est ce genre de la nouvelle que je vais proposer à l’éditeur, format plus court, plus intense et plus accessible au lecteur amateur de frissons. En attendant, place à Nolwenn pour nous présenter ce château.  

 

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Tour de France : au flanc du Ventoux, une peinture rupestre signée Paret-Peintre !

Publié le par Eric Bertrand

Le ciel clair, intact et frais de juillet, les tournesols épanouis, le sable à fleur d’eau, de pépites et de crissements et les petites routes enlacées, amoureuses dont le goudron n'a pas encore fondu sous le charme de leurs lacets. Et tout en haut des cols, décolletée parmi les gorges et les vallons, plongeant sous le soleil exactement, l’immémoriale foule des touristes en liesse qui trépide chaque été…

Juillet continue son cycle dionysiaque. Il y a déjà des bouchons, des tentes, des camping-cars et des estivants en tenues excentriques qui détalent sur les bas-côtés. Le verbe haut, la gorge chaude, ils crachent contre l’hiver du confinement, contre la horde de ceux qui ont conquis les premiers lauriers comme après une mauvaise caravane sans produits publicitaires et attendent la victoire d’un Français dans une étape du Tour.

Un soleil en maillot jaune lisse le haut des montagnes, dentelle d’eau verte l'écume des plages, sème des pois rouges jusque dans le blanc des yeux, dessine des stratégies de course et des combines d’équipiers, dope les ambitions et l'herbe des prairies. Le plein été a branché l’ampli, relié les micros suspendus au-dessus des guidons et dans les oreillettes comme autant de sirènes, ouvert les multiples fenêtres dans le téléviseur : travelling sur château et campagne alentour, ville médiévale en plongée, message écrit avec des fleurs : « Le tour est dans le pré », druidesses psychédéliques aux cheveux tressées, dressées sur un cercle de pierres, hystérie autour d’un héros au dossard magnétique, zoom sur l’œil encore vif, effort cuisant en contre-plongée, mollet taillé au couteau, défaillances, crampes, fringale, chutes, amiante, voiture balai, poussières des jours qui passent, larmes et grimaces, homme qui rit, homme qui pleure.

Au stade de la seizième étape, le Tour est un dieu impitoyable qui cogne et qui n’épargne aucun de ses héros. Chœur antique des commentateurs. Jean-René Godard, Jean-Paul Olivier, Laurent Jalabert, Marion Rousse, Alexandre Pasteur, Thomas Voekcler, Franck Ferrand. Le ciel se creuse, la réalité vacille dans l’écho de l’hélico ou le spectacle de la Beauté. Ombres prestigieuses à chacun des virages des grands cols : Hinault, Coppi, Poulidor, Thévenet, Pantani, Indurain et tant d'autres encore. « Le Cannibale », « le Pirate », « l’Aigle de Tolède », « le Blaireau », « l’Espada », « l’Extraterrestre » … Tous à l’assaut des sommets mythiques : Galibier. Tourmalet. Superbagnères. Izoard. Madeleine. Alpe d’Huez. Ventoux. … Et face à eux, des géants au coup de pédale d’argile. Mains sur le guidon, danseuse à peine étoile, dégingandée, coups de pioche… Précarité de la gloire et du succès.

Mais aujourd’hui, 22 juillet 2025, sous la lumière vive, le Mont-Chauve baisse un peu le casque : il est déjà trop tard ! La peinture rupestre est inscrite sur sa pierre blanche, et elle est signée Valentin Paret-Peintre.

 

 

Tour de France ; Mont Ventoux ; Champions cyclistes

Tour de France ; Mont Ventoux ; Champions cyclistes

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Plaisirs d'été : un été de livre arbitre !

Publié le par Eric Bertrand

On l’attend, cette période de l’été, et on mijote pendant une année, parfois davantage, un programme à la hauteur de la longueur et de la lumière du jour. C’est surtout à un changement qu’on aspire… à l’embarquement dans un « bateau ivre », loin des « fleuves impassibles » et de « l’œil niais des pontons ». Changement de paysages, de gens, d’habitudes, de références et, pourquoi pas, puisqu’on en a beaucoup parlé ici, de livres : « Enlivrez-vous ! Délivrez-vous ! Etes-vous livres ce soir ? »

On peut lire ces variations çà et là, comme une conquête de liberté grâce au « temps livre » et au « bateau livre ». Philippe Besson qui dans Sud-Ouest (chronique du 13 juillet) voit l’été comme l’occasion de « réapprendre la lenteur » insiste notamment sur l’effet de surprise et sur le plaisir que peut apporter la lecture d’un ouvrage : « Lisez ces livres que vous vous étiez promis de lire, humez-les, tenez-les entre vos mains, tournez les pages, cornez-les, abandonnez-les et reprenez-les et vivez au rythme des histoires qu’ils vous racontent, consentez à cette diversion. (…) »

Les dosettes de lecture qui aliment en partie ce blog, s’achèvent cette semaine pour un temps, et reviendront avec la fin de l’été, riches de nouvelles expériences, car une lecture, ce n’est pas seulement la découverte d’un auteur ou d’une intrigue, c’est aussi et surtout une expérience totale qui vous emporte à la découverte de vous-même, parfois plus loin qu’un avion, un train, une voiture ou un bateau.

 

Plaisirs d'été : un été de livre arbitre !

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Dosette de lecture n°163 : Corneille, « L’Illusion comique », derrière le rideau d’étoiles.

Publié le par Eric Bertrand

Comment enchanter son public au point de lui faire confondre l’illusion et la réalité ? En ce siècle baroque où Shakespeare affirme que « le monde entier est un théâtre », le jeune Corneille donne une réponse à travers cette pièce étrange et multiforme.

Pridamant, qui a, du fait de sa sévérité, perdu son fils Clindor, souffre de son absence et cherche à le retrouver ; dans les premières scènes, il discute des pouvoirs merveilleux du magicien Alcandre, qui vit posté dans « une grotte obscure » du fond de laquelle il est capable de produire des miracles… En effet, ce qu’Alcandre propose aussitôt à Pridamant, c’est un « charme », une « illusion », qui permettra au père éploré de revoir son fils disparu. À condition toutefois qu’il sache se tenir silencieux et qu’il assiste sans intervenir au spectacle qu’on va lui proposer. 

La trame de la pièce peut alors se dérouler en abyme : elle met Clindor au cœur d’un conflit amoureux entre le ridicule Matamore (dont il est le valet) et Adraste qui aiment la même femme : Isabelle. Géronte, le père de cette dernière, soutient ce mariage pour des raisons d’alliance, mais, comme son fils, il ignore que Clindor la courtise aussi. Cet imbroglio fait courir un réel danger au fougueux jeune homme, d’autant que la pièce, qui roulait sur le registre de la comédie, bascule peu à peu dans celui de la tragédie.

Mais le spectateur n’oublie pas qu’il est au théâtre et les deux personnages qui, depuis le début, assistaient au spectacle, sont là pour lui rappeler qu’à tout moment, on peut revenir dans le réel, réfléchir et se sentir sinon meilleur, du moins soulagé…

 

Dosette de lecture n°163 : Corneille, « L’Illusion comique », derrière le rideau d’étoiles.

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Dosette de lecture n°162 : Alexandre Dumas : « Le Comte de Mazzara », les hasards de Mazzara.

Publié le par Eric Bertrand

Comment séjourner en Sicile, dans un lieu luxueux, alors qu’on n’a pas le sou ? C’est l’histoire incroyable qui advient au narrateur de ce petit roman, personnage modeste et rêveur qui est invité à Palerme par le comte de Mazzara qui lui ouvre les portes de son palais. Il y vit seul avec sa fille, une magnifique Sicilienne combinant les traits des Sarrasines, des Phéniciennes et des Normandes, peuples qui ont, en leur époque, colonisé la Sicile.

Mais pour quelles raisons les Palermitains se détournent-ils de ce palais et de ce comte de Mazzara ? Dumas explore les tourments de son personnage partagé entre la sidération et l’effroi face à ce pays qui inspire des passions complexes et qui garde l’épaisseur de son mystère comme un volcan endormi capable, à tout moment, de cracher une lave incendiaire.

 

 

Dosette de lecture n°162 : Alexandre Dumas : « Le Comte de Mazzara », les hasards de Mazzara.

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