Quelle est notre part de responsabilité « dans la transformation de la « ville brillante sur la colline » (ville jadis fallacieusement promise par Ronald Reagan) en merdier plaqué or et puant sur un tas de conneries ? »
Dans son essai sur l’Amérique d’aujourd’hui, l’écrivain Eddy Harris qui vit depuis de nombreuses années en Charente et que j’ai eu un jour le plaisir de rencontrer alors qu’il présentait aux élèves son récit sur la descente du Mississipi en canoé (« Mississipi Solo ») s’interroge sur l’état de son pays malheureusement tombé dans les pattes de celui qu’il qualifie de « veau d’or » ou « d’ange exterminateur ».
La chute est brutale mais elle n’est pas nouvelle et l’auteur remonte jusqu’aux années de son enfance pour expliquer comment dans ce pays, comme les autres Américains, il a lui aussi été « mené en bateau ». Balloté dans tous les sens, trompé par les mensonges d’une « nation sous l’autorité de Dieu indivisible avec la liberté et la justice pour tous », tout petit, il se sentait pourtant prêt à « viser les étoiles » comme on le lui enseignait à l’école. Il a longtemps cru en la prophétie de Martin Luther King et en l’élection d’Obama qui semblait pouvoir abolir le persistant écart entre noir et Américain, riche et pauvre, catholique et protestant...
Mais au bout du compte, le « Messie », malgré sa venue, n’a fait qu’ouvrir la voie à « l’ange exterminateur » et, fatalement, « après avoir été avec Obama sur la montagne Martin Luther King », il a fallu redescendre « pour retrouver l’idole ». Trump est l’incarnation d’un nouveau type de rhinocéros tel que Ionesco n’en aurait pas rêvé et qui, arrogant et cramoisi, vitupère quelque part à Wall Street, sous la forme de « la statue d’un énorme taureau doré ».
Comprendre ce que ressent un lecteur grâce à un livre narrateur qui s’éveille au contact de ses différents lecteurs et qui découvre le pouvoir de la Littérature...
Laissez infuser les livres en vous et demandez-vous ce que la lecture vous inocule.
Coucher de soleil sur la plage… La mer n’est plus la même et le soleil a changé de couleur ; le sable blanc ou gris est devenu rose, un fin nuage se ba-lance et l’eau gondole et scintille.
Chacun de nous chérit ce moment d’expérience humaine de la beauté et voudrait pouvoir la décrire et la communiquer aux autres. Pour cela il ne nous faudrait pas seulement un smartphone mais encore d’autres vocables, d’autres langues et d’autres cultures. L’humanité se partage et elle a besoin, pour s’éprouver, du langage et de ces mots divers qui restent toujours à mesurer ou à inventer.
Hélas, pour voiler l’horizon, un incendie s’est déclaré et, du côté du grand ouest, on a rallumé des bûchers et recommencé la chasse aux sorcières ; on en-voie des fusées comme des coups de crayon ou des feux d’artifices ; on ne vise plus les étoiles mais la planète rouge et on met le climat, la plage et le soleil sous le tapis ; la science est suspecte, les chercheurs sont bannis, on interdit les livres ou on les réécrit et on met un bonnet d’âne aux nuages, aux nuances et au vieux dictionnaire.
Découverte du poète aventurier à travers le journal intime d’une jeune fille de Charleville qu’Arthur a séduite à 18 ans et qui lui reste fidèle jusqu’à la fin.
Chaussez, vous aussi, des « semelles de vent » et accompagnez le poète fugueur dans ses folles aventures !
Reprise des signatures aujourd'hui à Poitiers. L'occasion de rencontrer les lecteurs entre 15 et 18h00 autour de mes quatre derniers romans sortis chez Hello.
Littérature, écriture et voyage. Comment la lecture et le voyage nourrissent-ils la pensée et suscitent-ils, en même temps que le plaisir, la curiosité, l'écriture ?
Lien vers l'ensemble de mes livres :
http://ericbertrand-auteur.net/