Dosette de lecture n°191 : Jeanne Bourin : « Les Amours blessées » : Mignonne, allons voir si les roses blessent…
Comment Cassandre Salviati peut-elle aimer Pierre de Ronsard, qui est certes appelé à devenir un grand poète, alors qu’elle n’a que quatorze ans et qu’elle est issue d’une famille plus noble et prestigieuse que la sienne ?
Le galant lui fait, dès leur première rencontre, une cour assidue, publie au fil des années, sous toutes ses formes – et dans toutes les positions – ses « Amours » ; mais il se heurte d’abord aux parents de la jeune fille qui la destinent à un mariage de plus haut rang, puis à la vertu de celle qu’il continue à aimer jusqu’à la fin, même s’il lui est infidèle et qu’il célèbre d’autres muses et d’autres noms comme ceux de Marie ou d’Hélène…
On est au XVI° siècle, en pleine Renaissance et l’historienne Jeanne Bourin fait revivre cette époque qu’elle connaît à merveille. Et dans ce roman, Cassandre apparaît bien comme la rose « mignonne » dans un jardin d’herbes folles.
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