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civilisation ecossaise

chi mi'n tir

Publié le par Bertrand

Au moment du dénouement, lorsqu'on lui propose de fuir et d'aller vers la richesse, Sheumas qui s'émerveille de son retour en Ecosse depuis le début de sa mission refuse la proposition. Il clame haut et fort qu'il ne veut pas quitter son Ecosse...

On le voit sur la chaloupe ramer et regarder la beauté phosphorescente de la femme qu'il a en face de lui (on n'est pas loin à ce moment de la légende de la green Lady, du moins c'est l'effet que veut créer la narration!) et tout naturellement la voix qui s'élève, son chant, le ramène au gaélique dont il a souvent parlé pendant le récit.

Ce chant, je l'ai trouvé dans un disque de Donnie Munro, ex chanteur du groupe Run Rig. Il s'agit de "Thi mi'n tir." Je me souviens qu'en Ecosse, dans le petit bagage de chants traditionnels que nous avait donné notre prof de gaélique à la fac d'Aberdeen (il s'appelait Sheumas...) il y avait cette chanson qu'il s'efforçait de nous faire chanter.

Voici en tout cas la traduction en anglais des trois vers qu'il entonne  : "I see the land"

"I see the land of my boyhood / above the mast Leaca Li in my sights / i see the land of my boyhood"

Info pratique : petit silence dans le blog... Je suis en déplacement jusqu'à dimanche.

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Sraidean na roinn-eorpa

Publié le par Bertrand

Un aspect important de la pièce, c'est l'atmosphère. Je l'ai déjà indiqué dés le début : la nécessité de créer une atmosphère pour renforcer l'illusion théâtrale...

A cette atmosphère participent les personnages, parce qu'ils sont, pour certains, hérités de "Macbeth", parce qu'ils évoquent dans leurs discours des lieux, des paysages et des impressions d'une certaine Ecosse, parce qu'ils jouent un aspect de l'histoire écossaise et parce que l'un d'entre eux est un Gaël, originaire de l'île de Lewis (Western Hebrides).

Il a comme tous les Gaels, l'amour profond de sa région d'origine et le besoin viscéral de parler cette langue gaélique qui passionne certains jeunes (qui la pratiquent même à l'université).

Sheumas est jeune mais il parle gaélique et, comme il est solitaire, on le surprend en train de dire un texte en gaélique. Il chante en gaélique aussi et pour cela, j'aurai recours au groupe de folk originaire de Skye, Run Rig, dont l'un de mes morceaux favoris "sraidean na roinn-eorpa", marquera le début et la fin de la pièce. Chant solennel, la langue gaélique y est merveilleusement servie, et toute l'Ecosse surgit de ce vieil air.

On verra demain ce que Sheumas dit exactement dans ce texte.

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Le supplice de John Sinclair

Publié le par Bertrand

La scène 9 est pour moi l'occasion d'écrire et de scénariser un récit que j'ai entendu maintes fois quand j'étais à Wick : celui de la mort de John Sinclair. Evidemment, les faits sont arrangés en fonction de la dramaturgie de la pièce et de la logique des personnages. Quoi qu'il en soit, on retrouve la violence et la cruauté qui règnaient dans le récit originel.

Le cri de désespoir de John marqué par le "No hope" qu'on trouve effectivement gravé dans la pierre du cachot (à condition de se munir d'une lampe torche pour ceux qui veulent aller vérifier sur place !), la confrontation entre les deux frères, la dureté du châtiment, les conditions de la mort... Tels sont les éléments que j'ai repris pour bâtir cette scène, laquelle, décidément, se situe bien dans la même coloration que "Macbeth". Il fallait imaginer le dialogue, les mobiles, et c'est là qu'intervient le deuxième élément à prendre en compte dans la création : la logique de l'oeuvre en construction... A cette logique, les sorcières sont associées : c'est le thème de la scène 10.

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La green lady of Ackergill

Publié le par Bertrand

A la scène 8, on change de murs ! De Girnigoe à Ackergill, de l'autre côté de la baie des Sinclair. C'est là qu'est enfermée Fiona, la compagne de John. Il y a, autour d'Ackergill Tower, une légende de Green Lady, ces "dames vertes" qui reviennent hanter les lieux dans lesquels elles ont connu une mort violente. "Il était une fois... Une servante malheureuse qui s'est jetée du haut du donojn d'Ackergill, depuis son fantôme vient hanter les lieux... Cette légende était moins souvent citée que celle de John Sinclair mais je l'ai entendue au cours de mon année dans le Caithness.

Mon idée était de faire entrer en fusion les deux légendes, de les rapprocher dans le temps et d'unir les deux drames auxquels elles sont attachées. La fin de la scène débouche sur le fameux drame et Fiona devient la "Green Lady".

On peut avoir une petite idée de ce château qui, à la différence de Girnigoe, n'est pas une ruine !

http://www.ackergill-tower.co.uk/

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La tirade de Lady Macbeth

Publié le par Bertrand

Scène 3... L'entrée en scène du maître donc... Etrange personnage que ce Ronald. Il entre flanqué de Rebecca (à qui il rend hommage) et de Sheumas. Il annonce son projet de pièce mais d'abord tient à lancer le ceilidh en demandant à l'ex Lady Macbeth de réciter la fameuse tirade.

Le pub vibre de chant de menace et le ton de la pièce est donné. Ronald flatte tous ces gens du Caithness présents ce soir là, il leur demande de retrouver le sens de l'histoire et de la légende puis il laisse la place au texte de théâtre.

Les comédiens sont en place. Seule Rebecca pose sur la scène son regard d'acier.

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