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civilisation ecossaise

Spiritisme : on fait tourner les verres !

Publié le par Bertrand

L'acte un pose donc les grandes bases. J'ai commencé la reprise de l'acte 2 qui se passe dans le pub du "black cat". C'est là que va avoir lieu le fameux ceilidh au cours duquel Ronald va demander aux comédiens de sa troupe de jouer un extrait de sa pièce...

Scène un, on retrouve nos trois sorcières. Elles tuent le temps et, à l'initiative de Lou, qui fait tourner les verres, se lancent dans un grand numéro jubilatoire pour le spectateur. Ce qui continue de se jouer dans cette scène, c'est aussi le va et vient entre la fiction et la réalité. Allusion pour la première fois à John Sinclair, héros malheureux qui sera incarné par Max...

Cet acte étant celui du ceilidh, il sera aussi celui de la musique et, pour cela, il me faut aménager des espaces libres. C'est au cours de l'échange avec les musiciens (en septembre) que nous prendrons des décisions.

Scène 2, revoilà Max et Heather qu'on a croisés à Girnigoe à l'acte 1. Au fait, j'ai trouvé un lien qui permet au lecteur de visualiser le décor que j'ai en tête : http://www.darkisle.com/g/girnigoe/girnigoe.html

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Fairy tree (Black Isle)

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Girnigoe castle

Publié le par Bertrand

La scène 4 marque la fin de l'acte de présentation : on y découvre, dans le même cadre de nature sauvage et élémentaire (falaises, mer, châteaux en ruines), les deux personnages clés du drame : Ronald, le metteur en scène de "Macbeth" et auteur de la pièce qu'il va présenter au ceilidh et Rebecca, sa maîtresse, actrice de tempérament jaloux et exalté.

La scène marque le ton du tragique avec  la menace du suicide de cette femme blessée qui est prête à tout pour garder le pouvoir. Les pensées de Ronald sont inquiétantes et il puise son énergie dans la folie de Lady Macbeth qu'interprêtait à merveille Rebecca.

Il y a donc dés cette scène, un va et vient ambigu entre la fiction du personnage de Lady Macbeth et la réalité de l'actrice qui l'incarnait. Cette ambiguité touche aussi Ronald qui aspire visiblement à une autre vie et qui a les moyens de les réaliser...

Tous les personnages sont campés à la fin de cet acte, en même temps que le décor qui doit faire l'objet d'un soin particulier dans la mise en scène : comme l'an dernier avec les quatre ou cinq diapos tirées de mon voyage aux States (visible sur le site du théâtre à la page du Tennessee : http://www.atelier-expression-artistique.com ), je compte sur les ressources de la projection qu'offre le Palais des Congrès pour souligner la beauté dramatique de quelques unes de mes plus belles dias de Girnigoe Castle, à l'Est de Wick, Caithness.

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Les trois sorcières de Macbeth

Publié le par Bertrand

Dans "la relecture" de la pièce qui est aussi et surtout "recomposition", je progresse scène après scène. Je pourrais aller plus vite mais j'ai d'autres "marmites sur le feu" et m'impose de ne pas travailler au "ceilidh" plus d'une heure trente par jour.

La première scène était du genre "romantique", au pied des deux châteaux qui servent de cadre au drame qui va se jouer. La scène 2 m'amenait à mieux définir le personnage de Sheumas évoqué hier, la scène 3 nous met en présence des trois sorcières qui jouent un rôle essentiel dans "Macbeth" et dans la pièce.

Elles étaient, dans la première version, indifférenciées et participaient à une sorte de choeur diabolique au cours duquel elles se mettaient dans une sorte de transe. Plus intéressant est, dans le travail de recomposition, de les différencier, notamment du fait que l'une d'elle joue un rôle essentiel dans la suite de la pièce. L'intéret est de nature psychologique, dramatique mais aussi comique. Car telle est bien la fonction de ces agents de la tragédie : le rôle des bouffons...

Lou, originaire du Brésil, Suzy, la plus jeune et la plus puérile des trois et Diana, sujette à des humeurs et passablement encline à la cigarette et à l'alcool. Ce qui produit un cocktail détonnant dans leur première scène collective... La scène 4 demain. 

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Comment William devient Sheumas ?

Publié le par Bertrand

"Le Ceilidh", c'est donc probablement le titre de la prochaine pièce. La référence à "Macbeth" n'est plus en effet qu'une vague référence dont émergent surtout les personnages des sorcières, le tempérament de Lady Macbeth et quelques citations.

Tout le reste ouvre sur une intrigue policière avec un effet de surprise finale. Je n'ai pas voulu écrire un texte trop long mais au contraire favoriser la tension dramatique. Tout se jouera dans l'espace d'une douzaine d'heures concentrées sur deux actes et un épilogue.

J'aborde une facette que j'affectionne partcilièrement dans la création : la travail des angles, de la masse, des aspérités. "La créature" est engendrée, il reste à la façonner, à considérer la fin pour reprendre le début, à nuancer certains caractères, à modeler des personnages, à épurer l'écriture. Ainsi, un personnage va-t-il jusqu'à changer de nom : celui qui s'appelait William et qui avait une vingtaine d'années devient-il Sheumas. Il a la cinquantaine. Ses relations avec Ronald sont essentiellement du domaine du "business". Autre changement, la dynamique des personnages...

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Le ceilidh

Publié le par Bertrand

Un "ceilidh"... J'ai un vieux projet de roman inabouti au fond d'un tiroir : il devait porter ce nom ! Il commençait dans les îles Shetland. Un coin où je suis allé en janvier 1990, dans la dernière des quatre îles qui constituent l'archipel... La brume l'a engourdi ! La magie d'un moment indicible qui devait servir de prototype à la fiction. Je n'ai toujours pas pu dépasser cette référence au vécu.

Il faut croire en tout cas que le ceilidh est un thème récurrent. Certains diront une obsession ! 

Le ceilidh est un espace de socialisation dans les Highlands d'Ecosse. Le terme s'est un peu édulcoré avec le tourisme et le caractère "folklorique" de cette manifestation. Quand on va à un ceilidh dans un endroit comme l'Ile de Lewis, ou l'île d'Arran, ça se passe en général dans un pub. On vient en kilt. On boit. On communique. On chante. On danse. On réalise une prestation aussi : un air d'instrument, une chanson (en gaélique : souvent sans instrument, "mouth music" ou "puirt-a-beul"), un conte, une légende...

Mon premier ceilidh, c'était dans un coin reculé de l'île de Skye, un soir d'automne en 1983... Dans la journée, j'avais marché dans la brume et la tourbière des Cuillins of Skye, j'étais particulièrement disposé à me laisser envouter par la magie de la soirée. C'est là que j'ai entendu du gaélique et que j'ai eu envie de l'apprendre...

Il y aura du gaélique dans la pièce. L'essentiel va se dérouler pendant le ceilidh parce que c'est un lieu de concentration : musique, danses, claquettes irlandaises, récits, personnages. Il suffira de tirer les fils, de faire vibrer le fiddle ! Quant aux sources musicales : Silly Wizard, Run Rig, Corries, Clannad. Le choix n'est pas encore fait. La musique vient toujours coller au texte.

J'en suis là de cette rédaction, attardé en ce moment par un autre projet qui vient à terme et que j'aborde demain.

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