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voyage

Cour de la Commanderie et rue du Temple : balades à La Rochelle (5)

Publié le par Eric Bertrand

 

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              Les Templiers sont présents à La Rochelle pour des raisons historiques. Aliénor d’Aquitaine leur avait accordé des avantages dans la ville et ils occupaient, il y a de cela plus de sept siècles, une position avantageuse dans un secteur très animé, situé entre la Grosse Horloge et le quartier du Perrot. Le somptueux monastère de la Commanderie et les riches bâtisses qui leur appartenaient (après avoir été confiés aux Hospitaliers) ont certes disparu, mais leur présence est encore marquée dans le nom de rues comme la rue du Temple ou cette Cour de la Commanderie.               

              Et si le flâneur tente cette plongée dans le temps, il lui suffit de s’engager dans un petit passage qui jette son amorce dans la rue du Palais : il tombe alors, au détour d’une cour intérieure, dans l’étrange rue des Templiers qui a des airs de labyrinthe, sur une croix templière incrustée sur le pavé devant une grosse maison.

               Les Templiers ont été, comme on sait, chassés et massacrés après ordre de Philippe le Bel. Mais certains ont eu le temps de se réunir et d’organiser leur évasion du port de La Rochelle vers... l’Ecosse et plus particulièrement vers le nord du pays.

               Le lien entre passé et présent est ainsi établi au nom de la Vieille Alliance : « the Auld Alliance » entre Français et Ecossais et le fait qu’il y ait, à l’aéroport de la Rochelle, une liaison directe low-cost entre Edinburgh et la ville des derniers Templiers n’est peut-être pas seulement le produit du hasard.

 

 

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La rue de Pernelle et l’hôpital Aufrédy : balades à La Rochelle (4)

Publié le par Eric Bertrand

 

 

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                Il y a à La Rochelle, du fait de la situation de la cité sur l’Atlantique, de ses ressources en vin et en sel, un passé lié au commerce triangulaire. De grandes fortunes se sont, ici comme à Nantes, édifiées chez les armateurs. C’est le cas de la famille Aufrédy qui , en plein XVIII°, investit dans des navires en partance pour l’Afrique et que Balzac cite dans « Splendeurs et misères des courtisanes ».

                Mais à cette époque, la fortune lancée sur la mer reposait en même temps sur une « assiette » bien aléatoire... Ainsi, les Aufrédy, victimes d’un coup du sort, jouent-ils avant l’heure, le scénario inventé par Balzac. Splendeur et puis misère... Misère absolue, au point qu’ils ne doivent leur survie qu’aux religieuses dont on a vu la présence si marquée place Royale à La Rochelle...

                J’employais à dessein à leur propos le terme « d’assiette » et je songeais à l’analyse de Montaigne... « Le monde est une branloire pérenne », à Hamlet qui se sent « enfermé dans une coquille de noix ». C’est l’héritage baroque de ces maîtres qui nous disent, du haut de leur XVI° siècle, que rien n’est assuré sur cette pauvre planète où, bon an, mal an, nous conduisons, les uns et les autres, notre frêle destin.

                Les Aufrédy ont eu le temps de songer à cela... « vanitas, vanitatis », les fortunes sont au gré des flots... Mais un jour, miracle, les navires qu’on croyait engloutis reviennent au port. Shakespeare invente le même incroyable scénario dans le dénouement du « Marchand de Venise ». Mais entre temps, les consciences ont été marquées, les esprits ont mûri, médité, et par reconnaissance, l’épouse Aufrédy, la dite « Pernelle », a fondé l’hôpital du même nom.

 

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Le secteur des Forestières Place Verdun : promenades à La Rochelle (3)

Publié le par Eric Bertrand

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               Au-dessus de l’agitation urbaine, marché, voitures, passants, veille encore le visage doux et compatissant d’anges un peu oubliés qui règnent sur la ville et s’inquiètent du sort des miséreux.

               Le marcheur qui traverse la Place Verdun, anciennement « Place d’Armes » (on distingue l’ancien nom comme en palimpseste sous la plaque actuelle, et plus anciennement encore « Place du Château »), est attiré par les lustres du café de la Paix ou par les affiches du cinéma « l’Olympia »...

                Comme la majorité des bâtiments de cette place blanche, en dépit des tourments et des tumultes de la rue, les façades demeurent dignes et silencieuses. A l’image des Forestières qui, sous la conduite d’une certaine Anne Forestier, convertie au catholicisme suite à la révocation de l’Edit de Nantes, se dévouaient pour les miséreux en leur fournissant des lits et des soins. Elles officiaient justement à l’étage de ce bâtiment qui offre à la fois des paradis artificiels, des images pour oublier ou des lits pour panser ses plaies, c’est selon !

               A noter, pour ceux qui voudraient entendre une histoire d’amour derrière cette histoire de sainteté liée à La Rochelle, le savoureux roman de l’une des Ecrivaines de la côte, Jocelyne Ezvan : « les Forestières ».

 

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Le quai Duperré : promenades à La Rochelle (2)

Publié le par Eric Bertrand

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               Quel scandale dissimule l’austère cité derrière ses hautes tours et dans les plis de ses venelles ? Les liaisons peuvent être dangereuses ou clandestines à l’entrée de La Rochelle ! Nous sommes à la fin du XVIII° siècle. Pierre Chanderlos de Laclos, le célèbre auteur des « Liaisons dangereuses », licencieuses lettres échangées entre libertins avoués, n’a pas été insensible aux dessous de la vieille ville…

                Chargé d’une mission relative à la construction d’un nouvel arsenal, il en a aussi profité pour taquiner l’honorable et sémillante soeur de l’amiral Victor-Guy Duperré, baron d’empire, dont la statue trône à l’entrée du Port de la Rochelle. L’amiral tourne le dos à la mer et toise la Grosse-Horloge. Est-ce un effet de soudaine inquiétude pour la respectabilité de sa maison ?

                Sous l’arcade de la Grosse-Horloge, le marcheur s’engage dans le cœur de la vieille cité et peut examiner à son gré la trame de toutes les intrigues qui s’y nouent... (Que l’amiral Duperré se rassure : le galant à la sulfureuse réputation épousera la belle)... C’est un dédale de ruelles, et dans quelque hôtel particulier, la jeune Anne-Soulange, à peine âgée de seize ans, reçoit, réfugiée en son boudoir, le fringant officier qui sait si bien parler aux femmes des infortunes de la Vertu...

 

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Clip pour « le Petit Prince »

Publié le par Eric Bertrand

               On y pensait depuis un moment avec Fred et Christian...

               Pourquoi ce clip et pourquoi ce texte ? Les raisons sont nombreuses et complexes, mais au moment de la discussion avec Christian puis avec Fred, ce que j’avais écrit (dans un contexte tout autre) m’est soudain apparu comme une évidence...

                Un père aviateur, des photos et des films en noir et blanc, une soeur et un beau-frère qui adorent voyager dans les déserts et qui y ont amené leurs deux enfants, des photos de dunes, des oasis, des magnifiques portraits d'enfants... et puis un été, un drame épouvantable au détour d’une route : Guillaume, mort tragiquement à 13 ans, enfant rêveur, fou des avions et des nuages, son image éternellement attachée au désert blanc d'Egypte...

                 Voici ce clip, dans sa version publique, une version plus privée ayant déjà circulé entre nous...

 

 

 

 

 

 

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