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civilisation sicilienne

L'adolescence au centre de l'intrigue

Publié le par Eric Bertrand

              « Journal du 16.06 : l’un des objectifs de mon travail tel qu’il se manifeste à travers les premiers fragments d’écriture, consiste à donner à cette pièce la dimension d’une fable sur l’éveil à la vie.
              Elle tourne autour de la figure d’une jeune fille, libre dans ses mœurs, Gilda. Les trois filles du village qui la regardent de loin sont fascinées, même si elles réagissent différemment. Cette liberté, cette impudence les renvoie à leur être propre. Elles sont encore dans le carcan de leur éducation et de leur culture : elles sortent à peine du cycle des histoires pour enfants que leur contaient Francesca et Carolina. Elles n’osent pas aller plus loin avec les garçons qu’elles aiment… »
 
              Cet aspect du travail est en effet l’un des points importants sur lesquels j’ai fait porter la réflexion à travers tout l’ouvrage. J’ai insisté sur la découverte de soi, le narcissisme, la naissance du désir, la pudeur, les tabous, la volonté de révolte… Et j’ai joué sur la variété des tempéraments pour en tirer une efficacité dramatique (essentiel pour le théâtre)
 
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Adolescenti nella città...

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L'Americana

Publié le par Eric Bertrand

              « Journal du 15.06 :la fille du réalisateur ne sera pas sicilienne, mais américaine. Pourquoi américaine : parce que le personnage fait ainsi la transition avec l’univers anglo-américain que j’abandonne, et parce qu’ainsi, elle incarne, davantage encore, l’aisance et le luxe. Elle portera un nom plus fortement connoté : Ferrari (à cause du luxe dans lequel elle vit) et Gilda (à cause du scandale qu’il y a dans son attitude et de l’enivrement qu’elle produit chez les hommes).
              Dans l’acte 1, il me faut trois autres adolescents qui incarnent la jeunesse du pays (plutôt des filles pour qu’il y ait une relation amoureuse avec Gigi et Salvatore) »
 
              Le personnage de l’Américaine est en effet un virage important dans la création de la pièce dans la mesure où il permet de mieux faire sentir la différence entre les deux mondes et cette espèce de fascination répulsion à l’égard des étrangers que j’ai moi-même notée lorsque j’étais en Sicile. Gilda, c’est avant tout « l’Americana »… et elle dérange, d’autant plus qu’elle est belle et indécente.
              Petite pause atlantique aujourd’hui et demain, pause bien méritée après ces semaines intenses d’écriture ! A lundi, donc !

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Attenzione ! C'é l'Americana sul pontile !

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Gigi et Salvatore au bar

Publié le par Eric Bertrand

              « Journal des 14 et 15.06 :autre scène qui se joue au bar du centre du village. Il y a Salvatore, qui prend son café sous le soleil et puis vient Gigi qui essaie de le secouer en l’entraînant au ponton, parce qu’il s’y passe des choses plus intéressantes.
              Mon but est de mettre en scène l’ambiance de rue, l’après-midi, en Sicile, quand le soleil tape et engourdit la vie ! C’est l’apparition foudroyante d’Ornella qui décide Gigi à accepter de descendre à la plage. »
 
              Gilda mise à part, on note l’inversion des personnages : Gigi, c’est finalement celui qui est au bar et Salvatore, celui qui le rejoint. Les deux garçons ont un an de différence... 

Gigi, 18 ans, fils d’un marchand de céramiques, Salvatore, 17 ans, fils de l’épicier.

 


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A prossimita del bar...

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Deux excentriques au ponton !

Publié le par Eric Bertrand

              « Journal du 12.06. C’est en écrivant, en les écoutant parler que je construis mes personnages et que le cadre se met en place. Je tiens un personnage. C’est une fille. Elle s’appelle Ornella. Une espèce de « Vénus sortant de l’écume ». Je pense à ce tableau parce que j’ai choisi comme cadre la Sicile et le village de la céramique que je connais bien : Santo Stefano di Camastra. Les artisans locaux représentent souvent sur leurs objets en céramique des figures de la mythologie. La jeune fille est figée dans la représentation. Elle incarne tout à la fois la volupté et la langueur sicilienne. Elle va sur le ponton tous les matins, elle se délecte des sensations de la naissance du jour et de sa propre naissance. Elle se confond avec Narcisse.
              Autre scène qui découle de la précédente, un peu plus tard, sur le ponton, une artiste en céramique, Carolina. Elle arrive au ponton de façon assez folklo (composition comique). Elle vient là pour chercher l’inspiration mais sa copine (Françoise bien sûr !) a retrouvé sa trace, elle s’appelle Francesca, elle a du mal à se hisser sur le ponton.
               Les deux femmes sont de vieilles amies. Elles ont un sens artistique commun, partagent la même extravagance. La scène est insolite, tire vers le comique du fait des propos échangés (une certaine violence dans l’amitié)… Elle permet aussi au spectateur d’identifier les deux personnages : Carolina, artiste céramiste, Francesca, conteuse. Toutes les deux aiment la scène, elles ont pratiqué les claquettes. Le troisième personnage (la jeune fille) est identifiée : il s’agit de la fille d’un réalisateur palermitain : Ornella Osnato. »
              Informations qui ont été vérifiées, à l’exception du personnage d’Ornella : en fait, elle s’appelle Gilda Ferrari, et est américaine (la Californie revient !)…

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La Sicile

Publié le par Eric Bertrand

Avant la pause des vacances, un dernier mot pour jeter des perspectives sur ce blog et sur la tournure qu’il va prendre. Je conserve le même cap, à savoir informer le lecteur de l’évolution d’une création, de son origine à sa réalisation.
              Tout ce qui va changer, c’est la source. On passe du pôle celtique au pôle méridional. Autre tropisme, autre univers vers lequel je suis attiré depuis longtemps. Cela tient sans doute à mon sang italien, au grand père Bortoluzzi à qui je rends hommage dans les Nouvelles pour l’été (« Aimer la vie »)…
              J’ai dit que j’avais terminé la pièce, les phases de l’écriture sont notées et je les réserve pour la rentrée. Il faut que je parle du projet à l’éditeur cet été. Voici quelques pistes en tout cas pour préparer le terrain : cela se passe dans un petit village de la côte nord de la Sicile, situé entre Messine et Palerme : Santo Stefano di Camastra. Le récit constitue un hymne à la vie, les scènes se jouent à proximité d’une plage ou au centre du village, sur la colline …
              Les personnages sont majoritairement des adolescents à l’exception de Carolina et Francesca, deux rôles mijotés spécialement pour Françoise et Jenny. Elles incarnent deux vieilles figures excentriques et … tutélaires du village.

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Benvenuti in Sicilia...

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