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civilisation ecossaise

Apparition dans les Lowlands

Publié le par Eric Bertrand

A l’issue de notre déjeuner de dimanche, nous avons repris la voiture pour une petite visite à Alan et Alison du côté de Wick. Nous avons toujours eu des rapports étroits avec ce couple énergique et plein d’élégance. Ils habitent dans une belle propriété à l’extérieur de la ville. La Mercedes était garée devant la porte et Alison jouait du piano dans sa véranda blanche.
              A l’origine, elle était professeur de français à Wick. Je la trouvais très différente des autres et j’aimais aller la rejoindre dans sa classe où je tâchais d’intéresser les garnements de première et deuxième année dont elle avait la charge (des gamins de 13 à 14 ans qui hurlaient dans la rue chaque fois qu’ils me croisaient : « BONJOUR MONSIEUR ! ».)
Avec Alison, nous nous retrouvions d’abord dans la Staff Room. J’appréciais l’élégance et les yeux malicieux de cette jeune femme qui arrivait en Porsche Targa et qui finissait ses journées dans le salon de coiffure dont elle était la responsable. Elle s’amusait beaucoup tous les lundis matins quand je lui racontais mes aventures du week-end. En général, elle m’accueillait par une phrase du type : « Eric, have you been to Girnigoe Castle over the week-end ? ».
              A présent, Alan occupe une grosse situation et part souvent en déplacement à Londres ou Édimbourg. Alison a abandonné l’enseignement il y a plus de 15 ans pour l’aider dans ses démarches et s’occuper de la comptabilité. Nous avons beaucoup plaisanté et ils ont manifesté un grand intérêt pour « le Ceilidh ». À leur demande, j’avais apporté un livre. Alison se réjouit d’avoir cette occasion de le lire en français. Et puis il y a le thème, de Girnigoe bien sûr ! Le château et le récit la ramènent 20 ans en arrière ! D’autre part, elle m’avoue goûter ce genre d’histoire où se manifeste le surnaturel…Alan et elle ont été témoins de l’apparition d’un fantôme. On en reparle demain !

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From the cottage.

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Clan Sinclair

Publié le par Eric Bertrand


The great honnor of being a member in the clan...clan-Sinclair.jpg

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Clan Sinclair : rencontre et "intronisation"!

Publié le par Eric Bertrand

              Aujourd’hui dimanche, nous rencontrons la fameuse Kay Dunnet par l’intermédiaire de laquelle mon article sur les châteaux passe le 15 mai prochain dans le livret destiné au clan Sinclair. Nous sommes invités au déjeuner.
              Le couple Dunnet habite dans un lieu fantastique, le « Broomfield castle », littéralement, le château des ajoncs. C’est une propriété située au bas d’une allée qui serpente entre les arbres (ce qui est très inattendu dans le Caithness !) où les arbres sont si rares !
              Nos deux hôtes, immédiatement très cordiaux, jaillissent de la maison. Lui, Graham, l’ancien commandant du régiment d’infanterie évoqué par Don, a les airs d’un Louis de Funès tempéré de flegme britannique et de nervosité martiale. Elle, ressemble à une diva volubile et facétieuse. Ils nous introduisent sans plus tarder dans la grande pièce qui donne sur le loch, nous servent un verre de bon vin.
              Nous sommes au milieu des gravures et de tableaux dont deux lithographies de Girnigoe en 1823. Pas d’erreur, c’est bien là le fief du « Ceilidh » ! Des photos aussi de leur passage à Buckingham Palace, en compagnie de la reine. Kay est très excitée par la prochaine parution de l’article que mijote l’éditeur. Elle m’affirme que, d’ores et déjà, le numéro d’octobre comportera mon deuxième article, celui sur le Caithness. « The special touch of Caithness ». À ce titre, elle me propose soudain de devenir membre honoraire du clan Sinclair, honneur que je reçois avec émotion. Seule fausse note, je ne porte pas le tartan des Sinclair, mais celui des Mac Leod… J’ai tant fréquenté les lieux Sinclair qu’il est tout naturel que je devienne l’un d’entre eux (Kay me fait remarquer que la couverture du livre présente certes la photo de Girnigoe mais que l’autre photo, la petite qui figure en bandeau, présente un autre haut lieu des Sinclair : Dirlot Castle. J’ignorais cela. J’en apprends encore sur mon livre !Et ce n'est pas fini, avec Ian Sinclair, gardien du phare et grand prêtre templier, j'en apprendrai davantage mardi...
Sinclair Girginoe in 1823... La photo n'a pas été préparée !
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Souvenir de la Royal Air Force

Publié le par Eric Bertrand

Nous avons passé la soirée du vendredi chez un ancien pilote de la Royal Air Force qui a notamment participé au D Day. Il s’appelle Don, il est âgé de 83 ans et garde une solide santé. C’est un roc sur lequel les aventures, les drames ont frappé. Très généreux, très courtois, il nous reproche comme à chaque fois de ne pas avoir choisi d’élire domicile chez lui. Il insiste, il y a beaucoup de place, et puis… « J’aime tellement la compagnie… »
              Il vit seul. Il a perdu sa première femme, il y a dix ans, puis sa deuxième récemment... Je la connaissais bien, Isabel, la mère d’Yvonne, Fiona et Heather. Yvonne avait 18 ans lorsque j’étais assistant, je lui donnais des cours particuliers de français. Isabel me priait souvent de rester à la maison dormir et parfois même « over the week-end ». Ses petites sœurs, Heather et Fiona (le lecteur du Ceilidh perçoit l’hommage discret : pas de « Shrek dans ma Fiona !)  étaient heureuses lorsque j’acceptais. Dans la maison, il manquait le papa mort tragiquement cinq ans plus tôt…
              Isabel a fini par se remarier. C’était une femme exceptionnelle. En souvenir d’elle, je porte toujours au cou mon Old Man of Hoy, symbole des Iles Orcades qu’elle m’avait offert à mon départ… Elle méritait de tomber sur quelqu’un comme Don qui l’a fait voyager, en Australie, à Paris, à Venise… et qui lui a offert les derniers moments intenses qu’elle a connus.
              Entre autres qualités, Don est un fameux cuisinier. Un fameux conteur aussi. Il nous parle de sa guerre, de ses avions, des exploits qu’il a accomplis et des drames auxquels il a survécu avec beaucoup de courage et de chance. Dans la région il est très connu. Lorsque nous lui disons que, dimanche, nous sommes invités par la responsable du clan Sinclair, Kay Dunnet, il s’exclame : « Oh, but I know her perfectly well, she is the major’s wife and she lives in a beautiful house, up on the loch… »
              Rendez vous avec les Dunnet demain donc !

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Spending a good time with Don...

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Music in Talmine

Publié le par Eric Bertrand

Rencontre le samedi avec notre vieille amie Joan qui habite à environ 80 miles de Thurso, dans la région montagneuse du Sutherland. J’aime prendre cette route : elle longe la mer et emprunte une succession de collines qui ouvrent sur des plages de sable blanc. On ne peut pas rouler vite, beaucoup de moutons sur la route, un « single track » avec de nombreux « passing places ». Peu de villages : Bettyhill (Mac et moi avions rallié cet endroit à pied lorsque nous étions venus de la lande), quelques hameaux épars, des « croft houses » abandonnées (je me souviens m’être abrité dans l’une d’entre elles un soir avec mon vélo et d’y avoir dormi, au milieu des crottes de moutons et des fissures à travers lesquelles, comme Hugo, « je voyais les constellations » !), Tongue et enfin, au-delà d’une magnifique entrée de mer qui forme un loch, le petit village de Talmine.
              Joan nous a avertis : elle reçoit sa famille venue d’Inverness. Elle se réjouit de nous offrir ce qu’elle nomme « un ceilidh » ! Ses trois petits-neveux ont respectivement 13, 10 et sept ans et ils jouent tous les trois d’instruments traditionnels. Mandoline, accordéon et cornemuse. Kattie, la mère, m’explique que l’État aide financièrement les familles qui décident de promouvoir la culture écossaise en incitant les enfants à suivre des cours.
              C’est évident, le goût de la musique s’est transmis en même temps que celui de la culture : j’ai parlé avec Shawnie, celui qui a 13 ans et qui joue de la cornemuse. Il a fait le choix depuis deux ans de suivre ses cours en gaélique. Joan me demande de lui dire le texte gaélique du spectacle. Elle aime m’entendre réciter car elle se sent un peu à l’origine de mon goût pour cette langue. En effet, lorsque je travaillais dans le Caithness, c’est la première Gaëlle authentique que j’ai rencontrée. Très différente des autres professeurs de la Staff room. Combien d’airs traditionnels m’a-t-elle fait écouter alors ?
              Quand on s’est quitté, elle m’a offert un livre qu’elle m’avait mis de côté depuis longtemps : il s’agit d’un recueil de légendes et d’histoires collectées par un instituteur originaire de Tongue. « I’m sure you’ll like it ! » m’assure-t-elle, complice. Je feuillette  l’ouvrage, il y a là-dedans, bien entendu, des histoires de fantômes et de green lady…peut-être en ferai-je quelque chose un jour.

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On the way to Sutherland...

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