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ecriture et reecriture

« La chanson de l’Organisme » : relance du projet

Publié le par Eric Bertrand

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                Le projet de chanson était en veilleuse du fait de la « gestation » musicale que couvait Christian... Après un moment d’intense activité, il m’a enfin envoyé « la maquette son ». Nous allons donc être en mesure de redémarrer l’activité et de repasser en studio avec « nos ados » en charge de l’enregistrement de la chanson et du clip.

                Je souhaiterais que les choses avancent vite désormais car la période hivernale avait bel et bien endormi l’organisme !

 

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Du texte de la pièce à sa mise en scène

Publié le par Eric Bertrand

                J’ai longtemps consacré l’essentiel des pages de ce blog à l’analyse des rapports entre le texte de théâtre et sa mise en scène, surtout à l’époque du lycée où j’avais les deux « casquettes » : d’abord celle de l’auteur qui écrivait les pièces en fonction de ses acteurs qu’il connaissait à l’avance, puis celle du metteur en scène qui « adaptait » le texte en fonction des contraintes de la distribution et de la scène au fil des semaines (bel avantage de pouvoir remanier in extremis un texte dont on est le propriétaire !)

                Dès l’écriture, je tenais bien évidemment compte des difficultés logistiques, mais jamais je n’ai pu tout anticiper d’un seul coup... C’est exactement ce qui se reproduit cette année encore (alors que j’ai déjà beaucoup l’expérience de ce que l’on peut produire au collège avec des collégiens petits...) En effet, suite à ma rencontre, mercredi, avec notre metteur en scène, j’ai dû modifier le choix des « espaces » afin de m’adapter à la réalité du collège.

                Ma tendance naturelle étant toujours de rédiger pour un espace fixe (un vrai théâtre). Ce qui m’amène à garder sur les documents de mon ordinateur les deux versions de la pièce (j’envisage d’aller vers une nouvelle publication avec ces productions de théâtre au collège encore inédites)... Quoi qu’il en soit, la version pour les 27 élèves de la classe est terminée, et elle se joue en 5 scènes, sur 5 lieux distincts et cinq espaces différents.

 

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L’avenue de la Repentie à Laleu : promenades à La Rochelle (1)

Publié le par Eric Bertrand

                 J’avais annoncé « Promenades à La Rochelle », alors allons-y, commençons la série que je mijote depuis un moment, photos à l’appui !

 

                 Laleu est étymologiquement un « aleu » (du latin « allodium »), c'est-à-dire une « zone franche ». Bref, Laleu est à l’origine une terre en marge de La Rochelle, une terre en friches, jadis accordée à des migrants qui souhaitaient s’installer sur une portion de terrain... Figures romantiques que ces exilés dédaignés par les nantis du centre-ville et considérés comme des intrus inquiétants, sauvages et barbares (notre époque en connaît d’autres…)

                 Aux abords de la mer, en face de l’ile de Ré, se dresse une falaise blanche, dans un secteur qu’on appelle « le Pertuis breton ». Derrière le boulevard de Cagnehors rebaptisé ces dernières semaines « boulevard de la Lutte » par les dockers et les autres manifestants, l’avenue de la Repentie mène à la falaise et aux tourbillons. A de certaines heures, l’océan et le vent y font rage. Comme les hommes…

                 Il était une fois, dans ces parages où la mer communique un peu de sa violence et de son fiel, une certaine Myria, belle jeune femme à la chevelure et au tempérament de feu. Elle ne tolère ni la misère, ni l’exploitation des fils de Laleu. Dressée contre un noble, le comte de Châtelaillon, elle organise la résistance. Naguère, son fils a été lui aussi appelé dans cette contrée située à quelques milles marins de la falaise des déshérités. 

                La nuit est sombre, périlleuse, les vaisseaux qui passent au large de Laleu sont la cible des naufrageurs qu’encourage Myria. Elle fait allumer des feux pour tromper les navires qui viennent se fracasser contre les rochers. Mais elle ne sait pas qu’un soir, son fils est à bord de l’un des navires.

                Ivre de chagrin et d’amertume, du haut de cette falaise qui a piégé le dernier équipage, la rousse Myria se précipite, et devient « la Repentie ».

 

Les rues de La Rochelle [1600x1200]

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Troubles adolescents

Publié le par Eric Bertrand

 

         L’un de mes amis porte à ma connaissance ce petit clip qui en dit long sur cette période de l’adolescence qui m’a intéressé lors de la rédaction de « L’Organisme »... Au passage, on savourera l’accent canadien !

         En tout cas, je ne résiste pas au plaisir de commenter à l’aide d’un extrait du chapitre 2 du roman, mais beaucoup bien d’autres pourraient y faire écho !

« Qu’est-ce que j’en ai entendu sur mon compte ! « Boutonneux ! Dents jaunes ! Cerveau mal fini ! Chenille ! Crapaud ! Homard sans carapace ! » Et tout un tas de noms d’oiseaux… « Une mauvaise passe », « l’âge ingrat ! », « il faut bien que jeunesse se passe ! »…

Je ne supportais plus ce miroir de laboratoire que tendent les adultes. Se reconnaissent-ils à travers nous ? En profitent-ils pour régler leurs comptes avec une image dégradée d’eux-mêmes, qu’ils regrettent et rejettent tout à la fois ? Leur adolescence... Cet âge où tout était encore possible, même dans leur visage et dans leur corps ! Evidemment, maintenant, c’est trop tard ! Ils ont le visage et le corps bien trop ratatinés et quant à l’esprit, rien de bien excitant dans le fond ! »

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Rencontre en studio

Publié le par Eric Bertrand

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                  Après tout le temps de gestation du texte et de la mise en musique, nous avons commencé samedi le travail en studio autour de la chanson à venir. La réalisation sera longue et ce blog, puisque c’est aussi l’un de ses objectifs premiers, indiquera au lecteur ses phases sucucessives.

                 La première rencontre a consisté à constituer la « troupe » et à jouer sur les « voix » de façon quasi théâtrale. Les « chanteurs » devant intégrer, dans l’immédiat, le texte qui servira au refrain et qui est fondé sur la reprise de « gimmicks » évoquant le monde de l’adolescence.

                  Ce qui est jubilatoire c’est de voir ce que produit, après analyse par la machine, une gamme de sons. Ce travail sur les voix conduit parfois à des inspirations fulgurantes qui jouent non plus cette fois sur le son mais sur le sens. Ainsi le « Zoé ! », nom de l’héroïne de « l’Organisme », sera-t-il hurlé au début de la chanson, retentissement exalté de toute l’angoisse du héros.

 

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