Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

ecriture et reecriture

L’inspiration quotidienne

Publié le par Eric Bertrand

            Pour ce qui concerne le nouveau projet, l’inspiration ne manque pas, surtout en cette fin d’année où les élèves du collège ne sont plus tenus par rien à part le brevet mais je n’ai pas de troisièmes.

            Alors la porte est ouverte aux bêtises de tout genre… J’entends parler mes collègues, je réactive des expériences vécues en cours, j’arrange à ma façon, j’élargis à des thèmes plus « philosophiques » et ça donne la matière du rapport fictif. Je n’en donne plus à l’administration, nous sommes maintenant entrés dans le secret de la créativité !


Le Ponton (Le retour de Gigi)

Voir les commentaires

Marionnettiste

Publié le par Eric Bertrand

     Comme promis, un exemple de ces "nouvelles chroniques" sur lesquelles je suis en train de travailler...   

         Il fait beau, chaud, la fenêtre est ouverte, et Abdel Gnafron se sent d’humeur déliée. Il effectue quelques unes de ses contorsions de torse dont il a le secret, se déplace vers la poubelle pour assouplir les chevilles enflées, avance à quatre pattes sous la chaise d’un camarade, se dégage l’épine dorsale… Mais tout cela passe inaperçu ! La vedette du jour est donnée au Subjonctif ! Alors, il râle, décrète : « ça n’existe plus ! De toute façon, vous parlez une langue du Moyen-âge »… Glissons !

         Définitivement, il est à bout de ressources ! Mais soudain, dans la cour, il voit passer un dénommé « Raoul ». Alors, il se lève sournoisement, rejoint l’enviable périmètre avec vue sur cour, se tapit derrière la chaise d’un élève, enfin se dresse dans le cadre de la fenêtre pour lancer la voix, montrer la marionnette et aboyer le nom.

La bonde est ouverte…

         Au fil du cours, il lâche des pleines bouches de mots crus dont il régale l’assistance. Certains camarades en sont éclaboussés et récoltent une punition. Lui, il sait bien qu’il parle du haut d’une forteresse inexpugnable. Son but est d’aller plus loin et d’épater toujours plus la galerie.

Alors, je le menace d’un rapport d’incident. Petit rire sarcastique, suite à quoi il jette au parterre, avec les airs d’un sultan de Pierre loti: « Fais le ton petit rapport d’incident ! De toute façon, c’est la fin de l’année ! »

Le Ponton (Paolo Conte)


 

Voir les commentaires

Pour la bonne bouche…

Publié le par Eric Bertrand

        Puisque j’envisage une publication de ces petits récits à la Delerm, pièces brèves donnant comme un instantané, je ne vais pas mettre en ligne ce que j’avais promis. Mais pour ne pas décevoir le lecteur, je lui offrirai demain un exemplaire de ce que je suis en train de travailler.

        Il va de soi que cette tâche excède de loin le simple « rapport d’incident » et que je suis en train de « détourner » le sens premier de cet exercice bassement administratif.

        Disons que je ne laisse plus rien passer et que chacun de mes élèves « déviants » pose pour le futur bouquin. Ils me devront bien ça car vraiment, ce n’est pas tous les jours facile !

 Le Ponton (Scène finale)

Voir les commentaires

Projets littéraires

Publié le par Eric Bertrand

           Les petits récits que j’évoquais hier rencontrent un certain succès chez les proches, et certains collègues, qui ont lu un ou deux rapports m’ont aussitôt demandé de rédiger les leurs avec « la même verve ». Ce qui m’a surtout mis la puce à l’oreille est ce que m’a dit l’une d’entre elles : « sans connaître ces élèves-là, j’en reconnais d’autres que j’ai déjà eus ».

            Nous y sommes donc : faire en sorte que le témoignage dépasse l’anecdotique et ait valeur de petite fable… J’ai toujours recherché cela dans ce que j’écris. Je vais relire « les Caractères » de La Bruyère pour un tableau de la société humaine au collège…

             Mais cela ne dit toujours rien de mon autre projet en cours…


Le Ponton (Scène d'amour)

Voir les commentaires

Emmenez-moi ! (10/10)

Publié le par Eric Bertrand

            J’ai donné toute sa place à cette chanson de Charles Aznavour que fredonnait mon oncle dans Pour y voir Clerc dans une fiction que l’on trouve dans les Nouvelles pour l’été « Somnoler dans un hamac ».

             J’ai moi aussi beaucoup d’affection pour la musique et le texte qui évoque l’attrait du voyage et la difficulté du personnage à s’arracher de son quotidien pour « débarbouiller ce gris »…

             D’où l’idée de mettre la chanson au centre d’une nouvelle qui analyse le désarroi d’un homme frustré, arrivé à la retraite et confronté aux envies beaucoup plus matérialistes de son épouse qui ne pense qu’à investir dans l’avoir…


Le Ponton (bella ciao !)

Voir les commentaires