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ecriture et reecriture

Les autres chansons de Julien Clerc

Publié le par Eric Bertrand

        En réponse au commentaire récent de Fred qui s’inquiétait de savoir pourquoi des chansons comme « A chaque jour » ne figuraient pas dans « Pour y voir Clerc », je dois une petite explication. Magnifique chanson en effet que « A chaque jour »…
        Et il y en a beaucoup d’autres que j’ai dû « sacrifier » au moment des choix… Par exemple « Terre de France », « chanson pour mémère », « dans mon cirage », « Heureux le marin qui nage », « les aventures à l’eau », « barbare », « nouveau big bang », « le cœur volcan », « quatre heures du matin », « ballade en blanc », « Quand femme rêve », « des mots d’ailleurs », « Sonnez crécelles jouez violons »… La liste serait longue en 30 ans de chansons…
        Ma réponse est simple : je me suis limité en fonction de deux axes, d’abord la vraisemblance : le support fictif est, je le rappelle « une cassette C90 », 90 minutes de chanson et de mémoire, ensuite et surtout, j’ai voulu montrer dans mon choix que les chansons de Julien constuisaient un destin
 
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Du livre au disque

Publié le par Eric Bertrand

            Puisque l’acte d’écrire suppose une recomposition du réel, la situation du narrateur qui écoute la fameuse « cassette-madeleine » de Julien Clerc est imaginaire. Je n’ai pas écouté cette cassette un jour de déménagement comme je le prétends dans « Pour y voir Clerc »…
            Pourtant, les réminiscences qui accompagnent cette série de chansons sont vraies (pour la plupart !) Maintenant que le livre est sorti, que je suis soulagé, je me suis amusé à inscrire sur CD le contenu de cette cassette et voilà, pour ceux qui n’ont pas le livre, les perles qu’elle contient, dans l’ordre des chapitres : « Ivanovitch », « l’Eléphant est déjà vieux », « Adélita », « Zucayan », « Le Caravanier », « Sertao », « la Californie », « Cris, Tambours et masques de guerre », « Rolo le Baroudeur », « les Fleurs des gares », « Niagara », « Elle a au fond des yeux », « Le Patineur », « Des jours entiers à t’aimer », « La Fille de la Véranda », « Si tu reviens », « Ce n’est rien », « la Petite sorcière malade », « Yann et les dauphins », « La Veuve de Joe Stan Murray », « les Menhirs », « la Citadelle ».
            Ainsi Julien m’accompagne doublement en ce début d’année, par le texte et par les chansons. Parmi ces titres, s’il y en avait une que vous choisiriez, ce serait laquelle et pourquoi ?

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La belle repasseuse

Publié le par Eric Bertrand

Au chapitre des retours de lecture, j’ai eu au téléphone celui de ma tante Jeanny qui occupe une belle place dans le récit. A travers elle, c’est, avec l’oncle Gilbert, la fibre lorraine qui s’exprime. L’occasion de revisiter « en présence de témoins » cette part de passé que j’ai reconstruite !
              Mais qui est donc « cette belle repasseuse ? » lance avec une pointe d’énergique indignation ce personnage incontournable de « Pour y voir Clerc » ? Elle ne s’en laisse pas compter ! « Je ne t’ai jamais laissé seul chez la repasseuse ! Il y avait toujours le Marco avec toi !… ça, j’ai pas compris pourquoi tu dis ça !»…
              Peu importe Jeanny, ce qui compte, c’est le cheminement du sens dans une œuvre, la quête d’une vérité plus profonde qui retrouve les faits, les arrange à sa guise et les livre tout brûlants au lecteur !
              « D’ailleurs, la « belle repasseuse » était vraiment moche 
             - Ah, là je ne suis pas d’accord ! Elle était drôlement belle la Jeannine quand elle était jeune ! 
             - Moi, elle ne me plaisait pas ! »

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Ivanovitch

Publié le par Eric Bertrand

               Ivanovitch… Il y a la chanson et il y a le surnom dont j’affuble l’une des silhouettes de mon enfance. Ceux qui ont lu « Pour y voir Clerc » connaissent le personnage. Il apparaît deux fois dans le récit, au moment où je découvre Ivanovitch à travers le motif des trains et le moment où je découvre le disque « la Californie », à travers l’évocation de l’Alfa Roméo.        
              Comme un fait exprès, Alain, alias « Ivanovitch » est passé à la maison pendant cette période de fêtes. Il est ému d’apprendre qu’il figure en si bonne place dans le récit. Nous déjeûnons ensemble, c’est l’occasion de relater les souvenirs et de départir la part de réalité et la part de fiction.
              Alain reparle d’Odile, l’une des grandes figures féminines qui traversent le livre. Elle était sa fiancée en 68, j’ai un peu triché sur les dates mais pas sur l’impression forte qu’elle avait causée sur mon jeune coeur découvrant à cette époque (avec une certaine incrédulité, il faut le dire !) la part de séduction dont étaient capables les femmes !

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Les premières lignes

Publié le par Eric Bertrand

              Je reviens rapidement sur le projet que j’évoquais avant-hier dans ce blog…
              En ce qui me concerne, pour écrire les premières lignes, il faut avoir beaucoup mûri un projet et avoir aussi traversé une période d’inquiétante dépression, comme s’il fallait loger dans ce creux là la matrice à venir… En tout cas, les signes avant-coureurs ne trompaient pas et c’est à la date du 30 décembre, en fin d’après-midi que j’ai écrit les premiers paragraphes, sur une feuille volante (l’ordi portable étant momentanément inutilisable).
              Je ne révèle encore rien de ce que j’ai en tête, mais la matière me tient à cœur et je l’aborde de façon biaisée. Au fond, la forme que ce récit va prendre ne m’étonne guère car je l’avais anticipé suite à la lecture d’une nouvelle de Kafka… A suivre !

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