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ecriture et reecriture

Rentrée littéraire !

Publié le par Eric Bertrand

Bonjour à tous ! Bonnes vacances ?
 
              Je reprends ce matin l’écriture du blog. J’aurais pu recommencer au moment où j’ai retrouvé le clavier, le 14 août dernier, mais j’ai été vraiment absorbé par l’écriture et le fignolage de mon dernier ouvrage dont il va être question cette année dans le blog. Au revoir à l’Ecosse donc et bonjour à la Sicile, c’est confirmé et le texte est définitivement prêt depuis hier…
              J’y ai beaucoup travaillé jusqu’au dernier moment et j’ai tenu un journal de l’écriture dans l’esprit du blog. Je propose donc au lecteur de remonter le temps et de retrouver chaque matin ce journal de l’été qui a vu naître, évoluer, se diversifier un nouvel ouvrage double promis à la scène et à la publication très prochainement. Quelques infos ? Voyez donc le site que Jenny vient de rénover. http://www.atelier-expression-artistique.com.
              En même temps que ce journal, des informations régulières sur l’évolution du projet théâtral : contact avec la troupe, réactions, réalisation progressive du projet et informations diverses sur tout le cercle de l’an dernier.
              Et puis, je fouille dans ma collection personnelle de photos sur la Sicile pour agrémenter les articles d’une touche exotique…
 
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Cielo siciliano !
 

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sheumas Grant

Publié le par Eric Bertrand

Sheumas Mac Leod et Heather Mackenzie sont à l’honneur ces derniers jours ! Sheumas d’abord… Sheumas, l’homme trouble, le complice de Ronald, la manipulateur, l’ancien marin de la côte ouest, le Gaël, l’amoureux de l’Ecosse… J’ai dit, quelque part dans ce blog, que j’avais composé des personnages à partir de la figure de mon professeur de gaélique d’Aberdeen, Sheumas Grant., homme passionné par sa langue et sa culture d’origine. Or, samedi, chez Joan, j’ai retrouvé sa trace. Comme le monde est petit ! Tel est le titre du mail que je viens de recevoir de lui, énoncé sous la forme suivante : « Se saoghal beag a tha ann ! »  (It's a small world!)  
              Nous sommes juste à côté du village de Tongue, quand on traverse le bras de mer, sur une petite route qui mène jusqu’au hameau de Talmine. C’est une zone gaélique et j’y apprends, par la bouche de Kattie, que Sheumas a abandonné la fac depuis quelques années pour se consacrer à une recherche sur le terrain, recherche de type ethnographique…en effet, il existe, d’après le spécialiste, d’infinies nuances dans le gaélique en fonction des zones et des gens qui le parlent.
              Sheumas a loué un cottage à la nièce de Joan, Meg, que nous avions rencontré il y a deux ans ! Pas de chance, il est absent aujourd’hui, mais Joan m’invite à lui laisser un mot qu’elle lui transmettra dès son retour.
              Je lui adresse ma sympathie et lui indique ce que je viens de rappeler : quelle part il a jouée dans le personnage de la pièce. C’est une chance que le site soit accessible en anglais : je lui en donne l’adresse afin qu’il comprenne davantage dans quel contexte il apparaît.
              Autres figure inattendue : Heather Mackenzie… On en reparle demain.
 

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The kyle of Tongue, towards Talmine.

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Evolution vers l'écriture théâtrale

Publié le par Bertrand

              Autre thème abordé lors de la rencontre, la naissance du théâtre… L'atelier tel qu'il fonctionne en ce moment se situe dans le prolongement d'une expérience théâtrale classique menée au lycée depuis une dizaine d'années. J'ai toujours eu le goût du théâtre, j'en ai pratiqué moi-même au lycée et dans diverses associations, puis, lorsque je suis entré dans le monde éducatif, j'ai trouvé nécessaire de continuer à vivre cette passion en la partageant avec des élèves. J'ai fait mes débuts dans l'éducation nationale en tant que surveillant. Je me souviens avoir monté pour les collégiens une pièce d'André Roussin dans laquelle, parallèlement, je jouais un rôle dans une petite troupe de mon village.
              Lorsque je suis parti à l'université d’Aberdeen en Écosse, on m'a proposé de jouer le rôle de Hémon dans l'Antigone d’Anouilh. Et, quand je suis devenu professeur, j'ai continué l’expérience. Quelques petits spectacles me reviennent en mémoire : scénario des misérables avec des élèves de seconde à Villefranche s/Saône, petite pièce autour de « la route, la poussière et le sable » avec des élèves de troisième à Chateaubriant, scénario autour du thème de la révolte avec des collégiens de Pornic. Et puis quand j'ai commencé mon enseignement en poste fixe à Loudéac, j'ai choisi la voie des auteurs que j’aimais le plus : Shakespeare, Marivaux.
              L'idée d'écrire pour le théâtre s'est imposée assez rapidement au fil des années. D'abord parce qu'il y avait nécessité de proposer des pièces offrant de nombreux rôles aux élèves. Ensuite, parce que pour mes partenaires de l'atelier, spécialistes de claquettes et d’anglais, il y avait nécessité d’un choix de textes adaptés à ces pratiques. Enfin parce que je pouvais, en écrivant, non seulement travailler la matière de l'écriture, mais aussi donner à mes comédiens l’occasion de s’exprimer sur des thèmes qui les intéressaient.
              Naturellement, et je m’en rends compte encore davantage avec le recul du temps, la scène, l'écriture du théâtre ne m'empêchent pas de retourner à mes motifs essentiels. D'abord, la route. Mon premier récit, la Route la poussière et le sable (Aléas, 1993) était essentiellement consacré à nos aventures en auto-stop sur le territoire américain. Écrit autobiographique bien sur, mais en même temps roman de formation ou d'apprentissage. C'est cet apprentissage là qui génère les grands thèmes que l'on retrouve successivement dans Jack, on the route again, et dans le Tennessee Club. Les références à Kérouac et à Tennessee viennent par-dessus le marché. Quant au dernier en date, le Ceilidh, c'est un retour sur ma fascination pour le Grand Nord et les paysages sauvages. C'est ce qui me fait penser aussi que, peut-être, prochainement, je pourrais choisir d'écrire avec la référence à Jack London. 

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In the Highlands of Scotland

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Vers l'écriture théâtrale

Publié le par Bertrand

              Autre thème abordé lors de la rencontre, la naissance du théâtre…
              L'atelier tel qu'il fonctionne en ce moment se situe dans le prolongement d'une expérience théâtrale classique menée au lycée depuis une dizaine d'années. J'ai toujours eu le goût du théâtre, j'en ai pratiqué moi-même au lycée et dans diverses associations, puis, lorsque je suis entré dans le monde éducatif, j'ai trouvé nécessaire de continuer à vivre cette passion en la partageant avec des élèves. J'ai fait mes débuts dans l'éducation nationale en tant que surveillant. Je me souviens avoir monté pour les collégiens une pièce d'André Roussin dans laquelle, parallèlement, je jouais un rôle dans une petite troupe de mon village.
              Lorsque je suis parti à l'université d’Aberdeen en Écosse, on m'a proposé de jouer le rôle de Hémon dans l'Antigone d’Anouilh. Et, quand je suis devenu professeur, j'ai continué l’expérience. Quelques petits spectacles me reviennent en mémoire : scénario des misérables avec des élèves de seconde à Villefranche s/Saône, petite pièce autour de « la route, la poussière et le sable » avec des élèves de troisième à Chateaubriant, scénario autour du thème de la révolte avec des collégiens de Pornic. Et puis quand j'ai commencé mon enseignement en poste fixe à Loudéac, j'ai choisi la voie des auteurs que j’aimais le plus : Shakespeare, Marivaux.
              L'idée d'écrire pour le théâtre s'est imposée assez rapidement au fil des années. D'abord parce qu'il y avait nécessité de proposer des pièces offrant de nombreux rôles aux élèves. Ensuite, parce que pour mes partenaires de l'atelier, spécialistes de claquettes et d’anglais, il y avait nécessité d’un choix de textes adaptés à ces pratiques. Enfin parce que je pouvais, en écrivant, non seulement travailler la matière de l'écriture, mais aussi donner à mes comédiens l’occasion de s’exprimer sur des thèmes qui les intéressaient.
              Naturellement, et je m’en rends compte encore davantage avec le recul du temps, la scène, l'écriture du théâtre ne m'empêchent pas de retourner à mes motifs essentiels. D'abord, la route. Mon premier récit, la Route la poussière et le sable (Aléas, 1993) était essentiellement consacré à nos aventures en auto-stop sur le territoire américain. Écrit autobiographique bien sur, mais en même temps roman de formation ou d'apprentissage. C'est cet apprentissage là qui génère les grands thèmes que l'on retrouve successivement dans Jack, on the route again, et dans le Tennessee Club. Les références à Kérouac et à Tennessee viennent par-dessus le marché. Quant au dernier en date, le Ceilidh, c'est un retour sur ma fascination pour le Grand Nord et les paysages sauvages. C'est ce qui me fait penser aussi que, peut-être, prochainement, je pourrais choisir d'écrire avec la référence à Jack London.
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Search inspiration... 

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Frégni au lycée ?

Publié le par Bertrand

Rien de littéraire pendant ce début de vacances mais, en dehors des séances de sport dont j'avais besoin, "de l'abattage" pour avancer les cours de rentrée... Notamment le double travail que je propose sur Frégni.

Il s'agit d'aborder les deux oeuvres que j'ai choisies pour aborder cet auteur en secondes et en premières. Lire et relire les oeuvres. Isoler des extraits, des thèmes de réflexion, proposer un plan de cours, commenter certains passages, autant d'épreuves qui, depuis hier, sont apparues un peu comme la phase préparatoire de la lettre de René que j'ai reçue.

Dans ce courrier, il évoque l'été, puis l'automne, situe dans ce contexte mes nouvelles qu'il a lues avec plaisir et qu'il commente avec précision, et se dit "honoré" et "sidéré" par le projet de cours dont je lui ai envoyé le plan. Il promet aussi d'essayer de rencontrer les classes s'il peut coupler ce passage à sa vistie aux Etonnants Voyageurs de Saint Malo...

Je continue le cours et le lui envoie dés qu'il est bouclé (sans doute avant la fin de semaine.) Et puis j'ai encouragé les élèves à écrire un mot que je lui ferais passer...

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