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publication

Tarzan

Publié le par Bertrand

« Personnage qui a mal tourné car il a été élevé avec des singes qui n'étaient pas de son âge »
 
Tel est le commentaire que je trouve à propos de mon Tarzan du Loft et l’auteur de cette définition cite judicieusement sa référence.
Cette analyse m’amène à rapidement fournir à mon tour un petit commentaire à la lumière du personnage tel que je l’ai imaginé dans le « Loft ».
Quand j’ai écrit cette pièce, c’est aussi sous la contrainte de la distribution : un seul garçon confronté à une « horde » de lofteuses dans le genre « indécent ». Il fallait donc lui choisir un nom qui fasse le poids, un nom qui connote à la fois la virilité et la force instinctive, la pure nature opposée à la contre culture des Alphas et Bétas sournoisement mêlés aux autres dans le loft.
Il est un fait qu’aux yeux des autorités de 2084, Tarzan a mal tourné. Il garde de son « éducation » des instincts qualifiés de primaires : intelligence, goût de la belle littérature, émotions, désir des femmes, instinct de marivaudage – qui est (dans les pièces de Marivaux) le moyen de faire passer la force du désir sous le masque du beau langage – Bref, tout ce qui horripile le pouvoir en place.
Les singes qui n’étaient pas de son âge lui ont transmis ces qualités et on peut dire qu’en 2084, les spectateurs condamnés à regarder ce nouveau « Loft » ne sont déjà plus de son âge et vont mal tourner : devenir froids, incapables d’émotions, consommateurs, crétins, incapables de penser par eux-mêmes… Ce qui fait l’affaire de Big Brother et de sa clique…
Tel est le message de la pièce, miroir de notre époque...
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Tarzan dandy

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Retour au clavier

Publié le par Bertrand

C’est face au clavier que l’écriture reprend sens. Tout le reste est réserve de sensations et corps et doigts en liberté… Emotions, conversations, observations, visages, sentiments, paysages, neige et glace…Elle a vécu la période du bloc-notes. Peut être encore en voyage…
                C’est l’une des questions qui m’ont été posées lors de la signature à Saint Jean de Bournay. « Prenez-vous des notes avant d’écrire ? ». L’écriture d’un seul jet n’existe pas en tout cas ! Et le blog est justement là pour en témoigner…
                Sympathique retour sur mes terres adolescentes en tout cas tout au long de cette semaine. D’ailleurs, lors de la signature, j’ai retrouvé entre autres deux anciennes amies : l’une qui, au lycée, rêvait de terres sauvages et de rencontres (et qui, m’a-t-elle dit, a eu le coup de foudre pour l’Ecosse quelques années plus tard, dans les Iles de Lewis, Orcades et Shetland – nous avons beaucoup parlé d’Ecosse pendant notre entrevue - et l’autre, actrice à mes côtés dans une troupe locale qui montait « les Œufs de l’autruche » d’André Roussin.
                J’avais heureusement amené avec moi quelques uns des précédents livres car j’ai notamment eu des demandes au sujet du « Loft » : encore lui ! « Serait-il possible de monter la pièce sans autorisation de l’éditeur ? ». Evidemment, j’en réponds. C’est au contraire l’un des intérêts de notre travail. Offrir des pièces d’un genre un peu nouveau qui intéresse notamment les jeunes. Je le redis aux lecteurs de ce blog : n’hésitez pas à vous lancer dans l’une de ces pièces, vous aurez notre appui !
               Je n’ai hélas pas eu le temps au cours de cette semaine de rencontrer l’un de mes deux éditeurs. Nous aurions aimé dialoguer et faire le point (en général nous nous voyons au restaurant chinois, ce sera pour l’été !) en attendant, nous avons le net… 
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La signature et un article de journal

Publié le par Bertrand

Journée autour du livre et du théâtre hier. L’occasion, en parlant avec les gens au moment de la signature de souligner divers aspects périphériques : la mise en scène, les sources d’inspiration, le contact avec les jeunes, la difficulté de lire du théâtre, le choix de l’Ecosse ou, plus globalement d’un territoire étranger, la durée de l’écriture… Bon moment en tout cas à partager avec ceux qui prennent le temps et qui ont envie de poser les vraies questions. Je refais une séance la semaine prochaine à Saint Jean de Bournay, sur mes terres d’adolescent, l’occasion de retrouver aussi de vieilles connaissances... J’ai organisé cela de loin avec l’appui de la libraire et des journalistes que j’ai déjà rencontrés cet été autour des « Nouvelles ».
L’après-midi a été comme prévu consacrée à ce fameux retour dans le loft. J’en parle demain et, cela s’impose, je mets en ligne la scène d’entrée dans le Loft, pour ceux qui n’ont plus le livre entre les mains.
Ci-joint, un article qui annonçait la signature...
 

Le Ceilidh. Nouvel ouvrage d'Eric Bertrand

 

 

Un drame se joue en Ecosse

 

 

Le Courrier Indépendant – semaine du 15 au 22 décembre 2005Dans « le Ceilidh », Eric Bertrand emmène le lecteur dans une tragédie écossaise. A lire et à voir sur scène le 30 mai prochain. On débute la pièce en ima­ginant les odeurs de tourbe et de bruyères. On la quitte avec en bouche le goût iodé des embruns écossais, en sentant sur le visage les gifles du vent des Highlands. Dans « Le Cei­lidh », Eric Bertrand propose une double lecture. D'abord, une longue nouvelle puis une pièce de théâtre. La même histoire, déclinée sous deux formes différentes mais complémentaires.

 

 

Pédagogie

 

L'ouvrage que vient de publier Eric Bertrand est d'abord un outil pédago­gique. Dans le cadre de l'atelier d'expression artistique, Eric Bertrand associe l'écritu­re théâtrale à un auteur de langue anglaise, à la pratique des claquettes et à l'interpré­tation sur scène de morceaux de musique. Cette année, Shakespeare emmène les élèves en Ecosse à travers Macbeth. « J'embarque les comédiens dans une légen­de que je fréquentais lorsque je vivais en Ecosse, explique Eric Bertrand. Les éléments du récit existent mais ont largement été modifiés. » Dans sa pièce, l'auteur met en avant les ambitions démesurées des personnages dans un décor magnifique. «L'Ecosse est un pays dans lequel la tragédie trouve bien sa place. L'ir­ruption de la légende convient à ce climat.» Tous ces éléments sont davantage développés dans la nouvelle. L'écriture narrative s'y prête mieux. « En réécrivant pour la narration, j'ai d'ailleurs corrigé des éléments de la pièce. »

 

Comme Shakespeare aimait le faire, Eric Bertrand livre un travail sur la fiction à l'intérieur du réel. «Il y a un échange étourdissant entre le fictif et la réalité.» Comme il met en scène son « Ceilidh », Ronald MacDonald tire les ficelles d'une réalité qu'il par­tage avec deux comédiens. Au final, on ne sait plus ce qui appartient à la réalité et ce qui est fiction…

 

 

Sur scène

 

Les comédiens du lycée Fulgence Bienvenüe joueront cette intrigue le 30 mai au Palais des Congrès et le 2 juin au Moulin à sons. Pour eux, le travail a commencé dès la rentrée de septembre. « À la veille des vacances de Noël, nous avons déjà une vision complète de la pièce. Les comédiens sont sérieux et aujourd'hui peuvent voir ce texte exister comme un tex­te de théâtre. » ­

 

Indifféremment le lecteur, qui sera peut-être aussi spec­tateur de la pièce, peut voya­ger entre la narration et la piè­ce. Une promenade facile au bord des falaises du Caithness (région du nord des High­lands d'Ecosse). L'expérience vaut le détour. Ne serait-ce que pour ces personnages qui se laissent envoûter par la légende qu'ils jouent.

 

 

Bertrand Dumarché

 

 

*       Le travail d'Eric Bertrand a débuté il y a 8 ans avec 1'ate­lier d'expression artistique du lycée Fulgence Bienvenüe. Des photos et commentaires sont accessibles par le biais du site :

 

http://www.atelier-­expression-artistique.com

 

 

*       Par ailleurs, il existe un blog qui renseigne sur la génèse de la pièce :

 

http://genese.over-­blog.com

 

 

*       Le Ceilidh est un mot gaé­lique. C'est une rencontre, une sorte de fest-noz, l'occa­sion de chanter, danser, raconter. « C’est un homma­ge à tous les gens que j'ai rencontré en Ecosse. »

 

 

*       La pièce sera jouée le 30 mai en après-midi et en soirée au Palais des Congrès et de la culture et le 2 juin au Moulin à sons.

 

 

*       Eric Bertrand dédicacera son livre « Le Ceilidh », samedi 17 décembre à partir de 9 h 30 à la librairie Majuscule.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Promotion, séduction, conversation, échange...

Publié le par Bertrand

La parution d’un livre est toujours accompagnée d’une opération de promotion. Quelle que soit l’échelle sur laquelle il se situe, tout éditeur passe par cette nécessaire « opération de séduction ». Chez Aléas, la diffusion est programmée en janvier 2006 mais, de mon côté, j’ai déjà entamé une campagne dans le secteur proche…
              Dans la perspective d’une signature prévue samedi 17 décembre chez majuscule (la librairie dans laquelle j’ai déjà signé le précédent), j’ai contacté la presse locale : samedi dernier, j’avais rendez-vous à la rédaction du Télégramme, lundi à celle du Courrier indépendant et jeudi ou vendredi à celle de Ouest France. Tout compte fait, il n’est pas facile de résumer ce livre et de répondre clairement au journaliste. Ce qui contribue à complexifier l’explication, c’est que dans « le Ceilidh », outre les deux versions, il y a deux histoires et deux séries de personnages, et que tout ne se limite pas à ces deux meurtres commis par les bons soins de Ronald Mac Donald…
              En tout cas, l’exercice est intéressant et permet, au fur et à mesure de l’entretien avec le journaliste, de pointer l’essentiel.
              Jeudi, après proposition de Nathalie au CDI, je dois également rencontrer les lycéens Une affiche a été diffusée lundi. Je trouvais l’idée intéressante, non pas cette fois dans l’optique de la promotion de l’ouvrage mais dans celle d’une rencontre avec de jeunes lecteurs qui pour une fois ne seront pas mes élèves mais simplement des individus intéressés par la littérature et par tout ce qui peut entourer le phénomène littéraire.
              Je ne demande pas mieux que d’expliquer ma démarche. Or, la durée fixée n’est que d’une petite demi-heure et c’est bien peu quand on veut tenir compte de tous les différents éléments qui entrent en convergence. Du reste, et d’un point de vue plus général, le dialogue avec le public est toujours un moment de plaisir, et j’apprécie cet espace de liberté que m’offre la vision rassurante d’un livre fini, à la présentation soignée et qui passe entre les mains du lecteur.
              L’un des journalistes me faisait remarquer que j’en étais déjà à mon dixième ouvrage… C’est drôle, je me sens aussi bien prêt à parler du dernier que du premier… Celui-là, depuis qu’il est sorti en 93, intrigue toujours autant les élèves, parce qu’ils sont attirés par la route, le stop, les rencontres, les Etats-Unis et ces incroyables mésaventures que je me plais toujours à évoquer et qu’ils peuvent découvrir dans « la Route, la Poussière et le Sable ». Sur les 500 exemplaires tirés, il en reste quelques dizaines chez l’éditeur. Aujourd’hui encore, deux élèves de seconde me demandaient où ils allaient bien pouvoir se le procurer alors je donne la réponse : sur le site Aléas
http://www.aleas.fr, ou encore en passant par mon site http://www.ericbertrand.fr
C’est bien le net pour faire son marché chez les petits éditeurs ! Et la force et la vertu d’Aléas, c’est qu’il ne détruit pas les livres après consommation.
C’est une éthique chez cet
Ami du
Livre,
Editeur
Audacieux et
Sagace.

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livre arrivé !

Publié le par Bertrand

             Et voilà le livre ! Superbe surprise, avec  sa couverture et la petite touche Aléas qui fait toute la différence : la petite photo en bandeau, celle qui représente la silhouette énigmatique d’une femme, « la sirène d’Olrig » dit la légende. Elle est en pleine lande, j’étais tombé presque par hasard dessus un jour d’avril, en sillonnant les sentiers avec  mon vieux clou. Et Girnigoe en couverture, Girnigoe à trois miles de chez moi, que je venais hanter régulièrement  avec le même vieux clou. Celui de la grand-mère d’un vieil Ecossais. Et puis la dédicace aux « gens du Caithness ».

              Tout y est… J’ai largement diffusé l’info aujourd’hui et commencé de distribuer à ceux qui avaient retenu un exemplaire. J’ai de quoi voir venir : 60 exemplaires sont arrivés au courrier de 13h00…

 

             Dés quinze heures, j’ai pu contacter les journalistes locaux et fixer une signature chez Majuscule le premier samedi des vacances. La libraire a aussitôt appelé Aléas pour réclamer trente livres d’urgence.

 

             Ca démarre très vite. Mais j’aime autant. Je dispose d’un peu plus de temps en ce moment, ce qui n’est pas toujours le cas. Ce soir répétition. Je donne à chacun l’ouvrage qui lui revient… 

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On the other side of the book...

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