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On the road ! Les planches voyageuses.

Publié le par Eric Bertrand

J’affirmais dans ce blog que le déplacement et le voyage étaient inscrits dans mon écriture et l’esprit de l’action que j’ai menée au sein de ce lycée dont je refuse, comme me l’a déclaré l’an dernier une ancienne élève, d’être « l’un des piliers » !
              L’orientation de mes ouvrages, depuis l’origine, est avant tout voyageuse. Quand il n’y aura pas répétition, ni événement particulier, c’est ce que je me propose de montrer dans les jours qui viennent (en alternance avec les articles qui concernent l’évolution de la pièce) en évoquant, sous l’angle du voyage, chacun des éléments de la série.
              Dans l’ordre, la Route, la Poussière et le Sable, Black Polaroïd, Chaussée de la Madeleine de Proust, les deux travaux sur Hugo parus chez Ellipses, Jack, on the route again !, L’Homme à la Tête de chou et au cœur d’Artichaut, Loft History 2084, le Tennessee club, les Nouvelles pour l’été, le Ceilidh, le tout chez Aléas, l’Ami du Livre, l’Editeur Astucieux et Sagace : http://www.aleas.fr
 
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Ecco la valigia e un programma viagiatore !

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Mandoline

Publié le par Eric Bertrand

Arlette tient également beaucoup à la mandoline. Elle me dit que c’est la petite touche italienne… Pour moi, l’instrument est intimement lié à l’enfance. Mon grand-père italien, une frénésie dans sa façon de jouer et tellement de plaisir à gratter… J’ai consacré la nouvelle phare des « Nouvelles pour l’été » à ce grand-père là trop vite disparu : (Nouvelles pour l’été : « Aimer la vie »). Dans l’évocation que je fais de lui, la mandoline tient toute la place :
 
« ……….Vers la fin de l’après midi, les samedis surtout, tu disparais.
La musique manque dans la pièce. Les petits pas de Cécile glissent sur le lino. Elle allume le poste de télévision.
« Ca y est, le v’là qui a ses cinq minutes ! »
Elle monte le son.
 
Derrière la porte, tu t’es penché, tu as ramassé sous le lit la belle mandoline en bois qui ressemble à une bouteille de Chianti, tu t’es installé dans un coin, tu as essuyé, presque redessiné la rondeur de l’instrument, tendu les cordes, commencé à gratter, à chercher les accords.
 
Les airs reviennent peu à peu, des airs de musette, des airs de valse, des airs d’Italie…
Ils pointent, ils défilent, ils voltigent, se suspendent sur une note, dégringolent.
Celui là surtout, celui que les gens du village avaient baptisé « la Sérénade de Ricchetto »…
 
Quand tu avais seize ans, tu la jouais au pied de l’église et tu faisais la cour à Rosaria, une petite dévergondée qui se moquait bien de toi…
 
Rosaria aux yeux brillants, aux jupes affolantes, aux lèvres tendres, à la peau dorée et lisse. Rosaria, la fille de la boulangère, celle-là même chez qui ta mère allait chercher les brioches du dimanche, pour les distribuer à tous les membres de la famille Bortoluzzi réunis autour de la grande table…
 
Les heures sonnent au clocher de l’église.
Tu accordes ton instrument.
Les martinets poussent des cris stridents. Le soir tombe, les hannetons, avec leurs dos de mandoline, te frôlent des ailes...
La nuit, quand tout le monde est couché, il n’y a plus que les chats qui miaulent avec toi, tout près de la boulangerie, sous le clocher qui pointe vers le ciel, ce clocher de Tambre d’Alpago sur lequel ton père a travaillé, jadis.
 
 
Ton esprit bat la campagne. Le linge pend à la fenêtre.
Sous le rebord, un couple de pigeons roucoule. Le balcon de chez Mogenot est taché de fiente. Personne ne monte jamais l’escalier. Les hirondelles se poursuivent en piaillant. La cour en bas fait caisse de résonance. Le père Gautier écoute Radio Tour. Tu enverras ta fille chercher les résultats.
 
La mandoline est dans le creux de tes bras, toute ronde et luisante. Tu n’entends plus rien autour de toi, les accès de mauvaise humeur, les protestations, les appels désespérés : « Richard, viens donc manger ! »…………….. »
 
 
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La mandolina di Ricchetto...Amare la vita...
 

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Hommage à Guillaume : la dédicace

Publié le par Eric Bertrand

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J’interromps momentanément le bilan de cette répétition du 14.10 que je reprendrai demain…
              Quelque chose me tourmente… Maintenant que le livre est présent dans sa « version froide » et « magasinière », j’ai relu quelques passages du Ponton pour comprendre… Un livre édité est un livre qui circule et qui, d’une certaine manière, vit sa vie ! Je l’ai à chque fois vérifié… Or, beaucoup de ceux qui l’ont eu en main m’ont posé la question de l’origine de la dédicace de la page 2 : « A Guillaume, enfant du ciel »… A la vérité, je suis de plus en plus sidéré par le contenu du livre, comme si, en dehors de moi, quelque chose m’avait guidé dans l’écriture
              Mais revenons à la dédicace… Je dois dans un premier temps relater des faits douloureux qui en sont inséparables. 
              Douloureuse explication que je fais pour mes lecteurs et qui implique évidemment la part inconsciente de l’œuvre. A présent que tout est fini, quand je relis certains passages, quand je décrypte certains motifs, je dois bien le reconnaître, Guillaume est là…
              Et cela me trouble profondément, car, je le répète, au moment de l’écriture, rien n’a été volontaire ni délibéré… Alors quoi ?...
              Nous avons vécu au cours de l’été 2005 un drame terrible : la disparition de Guillaume, fils cadet de ma sœur Béatrice et de mon beau-frère Hubert et ceci dans des circonstances abominables… Jeune voyageur déjà infatigable (Egypte, Ecosse, Italie, Croatie, Gallicie…), dans ce beau mois de juillet, il venait de faire une sortie canyoning, il sillonnait avec ses parents et son frère Aurélien les routes d’Espagne… Il avait treize ans, il était adorable, promis à un avenir flamboyant… Tous ceux qui le côtoyaient étaient conquis par le magnétisme de cet enfant à qui ses parents avaient donné toutes les chances… Sur une route stupide, le violent accident de voiture et le scénario atroce de la mort subite.
              Après un tel drame, nous avons tous porté un deuil lourd et insupportable… La souffrance au quotidien, la douleur des proches et l’inadmissible évidence de son absence.  
              Et depuis, comme tous les autres, je n’ai cessé de penser à lui, essayé de trouver des modes d’expression pour m’adresser à lui, l’entendre, le voir et le sentir encore à nos côtés… et soudain, voilà que je le retrouve là, infiniment présent sous les masques du texte… Dans le corps de cette marionnette qui tombe du ciel et qui a des airs de Petit Prince, dans la jeunesse des personnages, dans l’éclat du soleil et des fruits, dans la leçon de vie que comporte le récit... Voyageur des astres, adolescent éternel sur le ponton, il dérive dans sa pleine mer et, sur ses planches, il nous regarde nous agiter dans ce théâtre éphémère de la vie…
              Voilà pourquoi, la dédicace.
 
« … Francesca : une larme est venue dans son œil sec et bleu. Une larme a roulé… Puis une autre, puis une autre, puis une autre… Un ruisseau intarissable qui a fondu dans le sable, a fini par la soulever, doucement, par la porter jusque sur les flots. Et ensuite, la mer a tiré son beau corps onduleux vers le large… Alors elle a plongé du côté des îles Eoliennes... On n’a retrouvé le matin que son armure, brillant sur le sable fin de la plage comme un coquillage vide… Mais certains pêcheurs de thon disent qu’ils la croisent parfois. Elle est installée sur un radeau fantastique où abondent les fleurs et les fruits. Il paraît que ses beaux cheveux blonds flottent dans l’air, qu’elle ouvre des yeux éblouis, et que son corps lumineux et tiède ressemble à la proue d’un vaisseau de sirène… »
 
 

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La couverture et son quatrième

Publié le par Eric Bertrand

              Il manquait dans la présentation du travail autour de la pièce l’image de la couverture et de son quatrième. C’est réparé ! C’est encore l’exemplaire unique, l’éditeur n’ayant pas eu le temps de commencer l’étape de la distribution.
              De mon côté, j’attends un carton pour livrer un certain nombre de lecteurs. En priorité les comédiens qui doivent découvrir le volet narratif du Ponton de façon à mieux saisir leur rôle, leur personnage et l’ambiance sicilienne …

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Ecco "il Pontile" colla ceramica...

 

 

Rubrique Goncourt :
 
Interview d’Amélie Nothomb. Rencontre du 11 octobre. (2)
 
 
Vous en avez écrit un livre d’ailleurs...
 
J’en ai écrit un livre que je ne pensais pas écrire à ce moment là.
 
Livre qui est superbe pourtant !
 
Merci. Et cet à ce moment là donc que... mais ça c’est bien plus tard puisque j’avais 23 ans que je me suis dit bon maintenant tu as fait le tour de la question tu es rentrée au Japon tu as vu ça marche pas non plus. D’autre part tu écris tu le sais, depuis longtemps. Qu’est ce que tu risques à envoyer un manuscrit à un éditeur ? Tout ce que tu risques c’est être ridicule ; mais regarde tu es déjà ridicule. Mais regarde tu es Dame pipi dans une compagnie japonaise franchement... Est-ce que tu as déjà perdu la face il ne peut rien t’arriver de pire. Donc finalement j’avais raison, c’est bel et bien grâce au Japon mais d’une façon bien sûr, totalement paradoxale.
 
Mathilde : Donc le premier manuscrit que vous avez envoyé aux éditeurs c’était le récit de... ?  
 
Pas du tout ! « Stupeur et tremblements » est venu bien plus tard ! Le premier roman que j’ai écrit juste après et que envoyé aux éditeurs c’est le premier publié à savoir « Hygiène de l’assassin ». Vous savez à l’époque j’avais pas trop envie de me vanter de ce qui m’était arrivé au Japon. Je n’aurais jamais imaginé que j’en tirerais un roman, plus tard. Si j’ai pu, huit ans plus tard écrire sur ce sujet c’est parce que sans doute j’étais un écrivain avec son petit succès et que je me suis dit bon finalement la honte est passée maintenant je peux me risquer à parler de tout ça.
 
Et justement pour « Hygiène de l’assassin » on a beaucoup beaucoup aimé vraiment ce livre et on voulait savoir pour le personnage de Prétexta si vous vous étiez inspiré d’idées... de vos idées ou alors d’idées que vous trouviez autour de vous, de gens arrogants ?
 
C’est très gênant. Vous allez peut-être, être très choquée par ma réponse mais la vérité c’est que, vraiment je me suis inspirée de moi ! Bon comprenons nous bien quand j’ai écrit ce livre j’avais 23 ans je me suis dit  « t’es comme tout les écrivains, t’a envie de parler de ton nombril, or ton nombril n’a vraiment aucun intérêt. Comment me rendre intéressante, eh bien je vais me déguiser en mon contraire ! Je suis une femme, prenons un homme. Je suis jeune, prenons un vieillard. Je suis relativement aimable, prenons un être parfaitement odieux. Je ne suis absolument pas célèbre, prenons un prix Nobel de littérature. Moyennant ce déguisement, derrière lequel personne ne pourra me reconnaître je pourrai faire passer toutes mes idées parfois de façon un peu monstrueuse. Mais je peux dire que globalement j’endosse tout ce qu’il dit, sauf que je ne suis pas misogyne mais sans être misogyne le moins du monde il m’arrive d’être très irritée par certaines attitudes féminines ! Et je dirais que ma seule vraie différence avec Prétexta, c’est que je n’enlèverai aucune page à la Princesse de Clèves ! Je trouve que ce livre est parfait !
  
Avez-vous des livres préférés ?
 
Ma liste de mes livres préférés est infinie bien sur, il y a la princesse de Clèves, les Liaisons Dangereuses, le bal du comte d’Orgel, le Coup de grâce, le Pavillon d’or… la liste est très longue.
 
Quel est votre livre de chevet ?
 
Il y a un livre que je lis chaque année, et pourtant ce n’est pas celui que j’ai le plus relu de ma vie, mais chaque année je me lis le portrait de Dorian Grey. Il y a mille raisons aussi bien littéraires que psychologiques de relire ce livre.
 
Vous inspirez-vous de ces livres ?
 
Ce n’est pas si simple, je trouve que ce serait une très vilaine façon de rendre hommage à ces livres que de m’inspirer d’eux. D’autre part, il est certain que le fait de les avoir tellement lus, m’a influencée mais dans mon inconscient, ce n’est pas un acte volontaire. Je ne me dis pas « bon, faisons comme Oscar Wilde », (ce serait d’ailleurs du dernier ridicule de se prendre pour Oscar Wilde !). Je suis moi, mais avec toutes mes composantes c’est comme Prétexta dit : « on écrit aussi avec ce que l’on a mangé, mais dans ce que l’on a mangé il y a aussi bien la littérature que la nourriture », donc ça fait partie de moi.
 
A notre âge, aimiez-vous les cours de français ?
 
Je n’étais pas très bonne. Je n’avais pas de très bons points ni de très bons résultats ni en dissertation, ni en composition française. Mais bon, j’ai toujours aimé lire à côté de ça, donc je n’étais pas rétive au moment où il y avait les listes de lecture.
 
 
Réaction de collègue :
 
Avant de partir me mettre au vert j'apporte ma contribution à toutes les info. ou interrogations qui ont circulé sur le réseau  ces jours derniers. En ce qui concerne le rôle de la Fnac: à Perpignan, très positif. Toujours prêt, toujours partant, toujours accompagnant.Une aide  précieuse et efficace donc.
Le choix de mes élèves ( de seconde): difficile encore à déterminer; les vacances devraient être décisives. Début octobre les noms de Nothomb et de Poivre d'Arvor revenaient sans cesse, tandis que Boulin était violemment rejeté de même que Bataille, mais pas pour les mêmes raisons (toutefois quelques lecteurs avaient été sensibles à l'écriture de Bataille). Fleischer n'a pas été apprécié par ceux qui ont eu le courage de le lire. Litell, lu par a une poignée de courageux dès les premiers jours de septembre , a beaucoup plu, de  même qu'Audeguy. Depuis le 16 octobre, date de la rencontre avec trois des auteurs, tous se sont précipités sur Ouest, Contours du jour qui vient, Le bois des amoureux, qui à mon avis avaient été délaissés. Il n'y a plus qu'à attendre la rentrée!
En ce qui me concerne j'ai mon tiercé provisoire: Fils unique, Ouest et LesBienveillantes. Je n'ai  lu ni Schneider, ni Lapouge encore...
 
A tous les Grands et nobles profs du secondaire qui participent au Goncourt des lycéens, je souhaite des vacances méritées et bienfaisantes. Merci pour vos messages toujours lus avec plaisir et intérêt et à bientôt pour la dernière ligne droite !

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Le temps des bons

Publié le par Eric Bertrand

 

Parenthèse dans le journal. Avant la découverte finale du livre, c’est le temps des bons de souscription. L’éditeur tient à cette pratique et me fournit toujours de jolis bons, avec la photo de couverture et le texte du quatrième de couverture (en noir et blanc sur le bon, elle sera en couleur sur le livre)
                            Voici donc une partie du fameux bon, sans la photo…

Deux versions d’une seule et même fable sicilienne qui se joue en partie sur un ponton, situé sur la plage de Torremuzza, à proximité de la petite ville de Santo Stefano di Camastra, connue pour ses céramiques. Sur ce ponton, cinq adolescents font leur expérience du monde…

En même temps, cet été là, «  la Befana sotto le stelle » propose, du côté de la Porta Messina , un nouveau spectacle de contes destiné aux enfants du pays.

 «  La Befana sotto le stelle », c’est le nom de scène de deux vieilles dames excentriques, Carolina et Francesca, conteuses qui incarnent la tradition sicilienne et inventent des histoires fondées sur le patrimoine local : la céramique, les marionnettes, les chansons…

Carolina et Francesca s’inspirent également de ce qu’elles voient, un monde en devenir dans lequel les enfants qu’elles ont connus sont devenus des grands.

 

 

 

 

 

 
 
 
Rubrique Goncourt : « Ouest »
 
              Comme je l’ai déjà indiqué dans cette « croisière du Goncourt », mon rôle en cours est de fournir aux élèves non des avis tranchés sur les romans de la sélection mais des clés pour leur faciliter l’accès et peut être leur donner davantage l’envie quand « le roman ne passe pas ».
 
              Un mot sur Ouest pour commencer cette semaine… Le héros vit dans un château reculé de Normandie. C’est un noble un peu dégénéré, sorti tout droit d’un roman de Barbey d’Aurevilly, marqué par la figure dominatrice du père. Quand le père disparaît, il se retrouve à la tête du domaine et éprouve des difficultés à imposer une ligne cohérente à son comportement et à ses idées. Il semble renier l’idéal royaliste, et abandonner le « blanc » pour « le bleu ».
              Il est républicain et son garde-chasse, le solide Lambert a du mal à cerner ce maître plutôt fantasque et inquiétant. L’Histoire frappe aux portes du château : le maître épouse les idées de la République, s’absente un long moment, revient blessé des barricades, s’entiche de la figure de Victor Hugo dont l’exil lui donne à réfléchir…
              C’est l’occasion bénie d’un cours sur Victor Hugo ! Le Hugo politique des Châtiments mais aussi le Hugo lyrique des Contemplations : ainsi, je rattache à cette présentation deux objets d’étude : le biographique et la poésie.
              D’abord deux mots d’explication à la situation politique : un siècle tourmenté, où se croisent des mouvements divers. Monarchie absolue, Empire, République, Révolution… Des éléments qu’on trouve dans tous les grands romans du 19°, notamment les Misérables (voir à ce propos l’ouvrage de Mona Ozouf : « les Aveux du roman. Et puis l’engagement de V. Hugo, son exil… La figure de Lamartine, citée dans le livre, celle de « Napoléon le petit »
              Je fournis aux élèves un poème lettre extrait des Contemplations  « Pour Auguste Vacquerie », un poème de la Légende des siècles, « le crapaud » afin de réfléchir sur la pensée de Hugo et son sens de la nature en même temps que de l’Histoire, enfin la fin du poème : « Ultima Verba » des Châtiments.
              Autre étape, celle qui consiste à mieux apprécier le style de l’auteur. La clé, c’est celle du discours indirect libre. Les personnages vivent à travers la narration et cela crée un rythme particulier et une prose savoureuse. Exemple dans deux extraits qui mettent en scène le grand discoureur qu’est (à ses heures !) le baron.
              En guise d’exercice d’écriture : la rédaction de la lettre du personnage principal à Victor Hugo. Le but du jeu, c’est de reprendre les références chères au grand homme.
 
Réaction de collègue :
 
Les ouvrages sont enfin arrivés pour la cinquantaine d'autres élèves qui harcelaient les documentalistes depuis la semaine dernière, et j'ai appris aujourd'hui que Stéphane Audeguy avait la gentillesse de venir à Maubeuge en janvier pour discuter avec l'ensemble des élèves intéressés à Pierre Forest: cela a pu être possible grâce à une des libraires de la ville qui a pu contacter les maisons d'édition. Si un auteur accepte de venir à Maubeuge (à Maubeuge!!!), je ne doute pas qu'il vous soit possible d'organiser d'autres rencontres dans d'autres villes.
 

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