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Article dans le « Girnigoe Issue » de décembre

Publié le par Eric Bertrand

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Mes lecteurs connaissent mon attachement à l’Ecosse et au clan Sinclair auquel je me suis rallié... Cette appartenance spirituelle au clan majeur du nord est des Highland m’a amené en août dernier à promettre au responsable de publication un article relatant ma relation au Caithness et au château de Girnigoe depuis les origines, en 1979 !

          Voici cet article que j’avais déjà mis en ligne en septembre dernier. Il est paru dans la petite revue distribuée à tous les membres du clan qui sont nombreux hors du Caithness.

 

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Prochains livres

Publié le par Eric Bertrand

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                 Livres marqués par la patience... En cela, j’ai aussi évolué, apprenant à laisser le temps qu’il faut à un livre pour la gestation ! Que mes lecteurs patientent également. Nous avions « tablé » sur les fêtes de Noël. « Peut-être ! » m’a répondu l’éditeur, mais il est également confronté à de nombreuses difficultés techniques pour cet énorme travail qui consiste à évoluer vers le numérique.         

 

                Je l’ai eu au téléphone vendredi, et il m’expliquait qu’il y avait, autour de ces « formats » si particulier à saisir une infinité de problèmes à résoudre. Mais « l’affaire suit son chemin » et le site se construit tout doucement ! Alors, patience ?

 

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La tablette sous le feu de Fahrenreit 451

Publié le par Eric Bertrand

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Mon prochain livre est annoncé par mon éditeur sous un format numérique... Traitre ! Suis-je en train de passer du côté de ceux qui renieraient le livre ? Outre les questions d’ordre stratégique et commercial, une petite mise au point s’impose auprès de mes lecteurs !

            La prolifération de l’outil numérique présenté comme la grande menace contre le Livre déclenche des passions et des polémiques au milieu desquelles on voit même se mêler ceux qui n’ont jamais été lecteurs et qui, Cassandre de bibliothèques, annoncent déjà l’inéluctable disparition du livre : bruissement du papier qu’on froisse, odeur des pagées avalées à la petite cuillère, ombre tutélaire et rassurante des étagères à livres...

               Gone with the wind ? Envolés au vent mauvais d’un outil diabolique ? D’un ogre mangeur de livres ? D’un lance-flammes lancé dans une impitoyable chasse aux mots ? Ce désolant scénario, rappelle un peu celui imaginé par Ray Bradbury il y a quelques décennies... Fahrenheit 451 : par ordre du gouvernement, des légions de pompiers pyromanes mettent le feu aux livres. Face à l’autodafé, une poignée de héros mènent une bataille acharnée.  Non à l’Infâme, non à la Bêtise ! Il faut jouer l’Esprit contre l’Outil. L’Intelligence contre le Gadget. La Flamme contre le Bûcher !

               Pour résister, les guerriers du feu ont l’idée d’ingurgiter les phrases des livres afin de les conserver dans la mémoire et de les échanger ensuite, en réunions, au cours de longues récitations destinées à entretenir le tison. Comme l’écrit Victor Hugo, « si l’on met le bâillon à la bouche qui parle, la parole se change en lumière, et l’on ne bâillonne pas la lumière ».

               A l’heure du numérique, faut-il donc à nouveau armer la mémoire et redouter la lumière de l’écran tactile ? Les fameuses « tablettes » offrent au lecteur qui se berce de mots l’occasion de stocker, sous de la lumière feutrée, un relai de Pensée, un diffuseur de lumière. Les livres restent à la maison mais en même temps, les livres accompagnent.

              « Les poings dans mes poches crevées, mon paletot devenait idéal »... « Sous le ciel, Muse », je m’en vais désormais, avec, au fond de ma poche, une « barrette de mémoire vive », un vrai « dictionnaire portatif » du genre de celui dont, rêvaient Voltaire et les Encyclopédistes !

 

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« Ma Bohème » en prison.

Publié le par Eric Bertrand

 

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Je me voulais en ce temps-là, surtout « étudiant en lettres modernes », et je rejetais complaisamment tout ce qui n’avait pas à voir avec la Littérature. N’ayant cependant guère « frotté » mon vernis au ciseau du Réel, je ne faisais qu’aimer, lire et relire Victor Hugo, Arthur Rimbaud, Marcel Proust (un peu comme les ados écoutent en boucle les mêmes chansons sur leur MP3)… Au passage, j’apprenais par cœur des poèmes ou des paragraphes pour m’illustrer dans les salons branchés de Khâgne et d’hypokhâgne.

                      Mon goût grandissant du voyage me faisait souvent préférer le sonnet d’Arthur intitulé « Ma bohème », que je récitais assis sur une table, la chemise débraillée et la mèche rebelle, devant un public acquis dont les moins attentifs « mijotaient » des poèmes de Lautréamont, de Walt Whitman ou de Baudelaire.

                      Le vers « Mon unique culotte avait un large trou » faisait souvent sourire l’assistance et, quand l’occasion se présentait, je finissais par me servir un verre de vin pour enrichir la déclamation d’un jeu de scène bien dérisoire ! « Et je les écoutais assis au bord des routes / Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes  / De rosée à mon front comme un vin de vigueur (…) »

                      Et puis, pendant tout un été, j’ai pu réaliser un rêve, après la lecture de Jack Kérouac… Celui de « taper la route » aux Etats-Unis, du nord au sud et d’est en ouest, dans les conditions rudes de l’auto-stop, « les poings dans les poches crevées », « l’ auberge à la Grande-Ourse » et les trous dans les baskets… La redécouverte de Rimbaud, c’était d’abord ça ! L’épreuve du dénuement et l’émerveillement d’un grand gamin plongé dans une aventure difficile mais jubilatoire.          

                        C’est alors que tout a basculé, suite à l’une des nombreuses mésaventures qui guettent « le pouceux » sur le territoire américain (où les auto-stoppeurs ne sont pas forcément les bienvenus…). La police de La Nouvelle-Orléans m’a violemment arrêté et m’a jeté, sans ménagement, dans la cellule d’une prison… Plus de baskets, plus « d’étoiles au ciel » ni de « doux frou frou »… mais un uniforme de vrai bagnard, un bracelet avec un numéro de prisonnier, un ciel de prison, des barreaux donnant là-bas, tout au loin sur la route, et des compagnons de cellule qui n’étaient pas des poètes !

                 Et bien c’est dans ces conditions bien particulières, que j’ai pour la première fois éprouvé toute la richesse de « Ma bohème », dont je me suis mis instinctivement à faire sonner les mots et les rythmes. Humilié, dénudé, privé d’identité, je n’avais en moi, outre ma patience, que cette dernière ressource, cet hymne à la Liberté de l’Esprit. « Ma Bohème » vibrait en moi, et je me revoyais dans les heures qui venaient à peine d’écouler, « assis au bord des routes » en « ces bons soirs d’été », où tirant sur « les élastiques de mes souliers blessés / Comme des lyres (…) », je rêvais sur le soleil couchant et les promesses de Californie sur la route à l’horizon.   

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Deux articles dans “les Cahiers pédagogiques”

Publié le par Eric Bertrand

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             Je les avais annoncés mais ils viennent de sortir dans un numéro consacré à l’enseignement des arts et consultable en partie à l’adresse suivante.

http://www.cahiers-pedagogiques.com/spip.php?article7598

 

             Ils ont été écrits il y a plus d’un an mais les exigences de publication et les délais liés à la diversité des auteurs expliquent cet important différé. L’un des articles est consacré au « grand amour du Petit Prince » et l’autre à « ma bohème en prison ». J’y reviens dans les deux articles à venir. Ces deux articles sont cependant légèrement différents de ceux qui ont été édités dans la revue pour des raisons de « coupe ».

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