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spectacle de theatre

« Les Soliloques de Mariette » à la Coursive

Publié le par Eric Bertrand

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                C’était vendredi soir, dans une petite salle intimiste, « la salle des répétitions », située au 3° étage de la Coursive de La Rochelle, que cette « cancanière » attendait le spectateur... On se retrouvait environ 80 comme assis sur les marches au coin d’une cuisine, aux côtés de Mariette, la servante de la tapageuse et aristocratique Ariane, « Belle du seigneur » de Cohen.

                20h30, on a envie de causer le vendredi soir... Et la loquace Mariette, seule en scène et en mal de compagnie, se met aussitôt à déballer tout ce qu’elle a sur le cœur, avec cet  accent savoureux et cette langue pittoresque qui rappelle le franc-parler de la Françoise de Proust (laquelle a été incarnée dans le récent téléfilm à partir de A la Recherche du temps perdu par la même comédienne, Anne Danais). Le torchon sur l’épaule, Anne Danais, avec sa pointe d’accent charentais et sa silhouette de domestique flamande (sortie tout droit d’un tableau de Vermeer), incarne à merveille deux servantes qui ont leur mot à dire dans les deux grands romans du grand monde...

                Le texte du « soliloque » est composé de trois extraits, trois « moments » qui permettent, même à ceux qui ne connaissent pas le pavé de 900 pages, de saisir l’essentiel. La maîtresse de Mariette est majestueuse, riche, elle s’ennuie chez elle et finit par prendre un amant : commence alors le jeu dangereux de la séduction. Cohen en profite alors pour disséquer avec cynisme et distance les pulsions et les non-dits du jeu de l’amour. Et Mariette trouve dans cette affaire, qui la choque et la fascine, de quoi occuper les moments creux du ménage et agrémenter les plis et les coutures...

                 « Pas de chichis » et pas de fioriture avec Mariette ! Tout de même, mon pauvre monsieur, ça ne se fait pas ! La bonne met son tablier, pose son petit chapeau, découpe une pomme, savoure son café, astique l’argenterie, hausse les épaules, laisse le silence, grimace, sourit, soupire, chante : « parlez-moi d’amour », « la vie en rose », « le cœur est un grelot sur la lourde chaine de la vie »... Et le spectateur reçoit la confidence, rentre dans le ménage, l’arrière-cuisine, écoute, comprend, acquiesce et a presque envie de plaisanter avec l’indiscrète.

                   Et parfois (et c’est peut-être cela la vraie magie du théâtre), à certains instants, au détour d’une expression, d’une mimique, d’un vieil air fredonné, il retrouve le souvenir enfoui d’une vieille silhouette, d’une arrière-grand-mère en bas gris, d’une grand-mère à principes, d’une voisine un peu bourrue et radoteuse, d’une vieille paysanne du marché, s’improvisant confidente un jour de chagrin...

 

 

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Hamlet et « la rock’n roll attitude »

Publié le par Eric Bertrand

 

 

               Dans « Pour y voir Clerc » j’évoque la « culture Halliday » de certains de mes proches et j’ai très tôt moi-même eu une certaine admiration pour « l’idole ». J’ai pris récemment beaucoup de plaisir à voir le film « Jean-Philippe » dans lequel Lucchini interprête un fan de Johnny...

              Je ne suis pas fan à ce point, mais j’ai régulièment acheté des disques de lui et mes premiers 45 s’appellaient « Lovely Lady », et « la Terre promise »... Dans ma liste de favoris sur Mp3 figurent un bon nombre de chansons de Johnny et, les écouteurs sur les oreilles, sur le sentier côtier j’ai souvent « la rock’n roll attitude ».

               A l’époque où j’ai découvert « Hamlet », Johnny sortait un album concept consacré à l’ensemble de la tragédie et à ce moment précis, je pouvais mieux que mon cousin ou mon oncle en apprécier les messages cachés... « Ophélie, o Folie », « les Fossoyeurs jouent au bowling », « le vieux roi est mort », ou encore « l’asticot roi »...

 

http://www.ina.fr/divertissement/chansons/video/I07117154/johnny-hallyday-la-mort-d-ophelie.fr.html

 


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« Poor Yorick » variations !

Publié le par Eric Bertrand

 

 

               Parmi les nombreuses tirades inoubliables de « Hamlet » il y a celle de Yorick qui nous épouvantait mon frère et moi et nous faisait découvrir un genre particulier, celui de la vanité que j’allais retrouver et étudier sous des formes tellement variées dans la Bible, dans la littérature, la peinture etc... « Amour des Feintes » de Gainsbourg.

               Ecoutons le « Poor Yorick », formule attachée depuis au patrimoine familial !

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« To be or not to be » variations

Publié le par Eric Bertrand

 

 

                 S’il est un texte qui a hanté nos deux adolescences à mon frère et à moi (l’adolescent tardif et l’adolescent précoce réunis sur les remparts du château d’Elseneur dans la chambre mansardée de la petite sœur, flanqués du fidèle chien de berger allemand !) c’est bien celui de « Hamlet »...

                 Le fantôme du vieux Roi nous fascinait et nous tâchions, à l’aide de costumes de fortune empruntés au « fond de roulement » de notre mère (à cette époque, on conservait plus longtemps les vêtements usagers) de reconstituer la scène de l’apparition. « Alas, poor ghost ! »

                 A quoi cette attirance était-elle liée ? A mon tropisme naissant pour les châteaux d’Ecosse et leurs fantômes ? A la force inconnue et décoiffante de l’univers shakespearien ? Les pièces du grand Will, « Macbeth », « Richard III », « Roi Lear » balayaient pour moi les classiques tragédies raciniennes étudiées sous la houlette de notre vieille professeur de lettres... Et surtout à la programmation à cette époque sur « FR3 » d’un cycle de Shakespeare par la « Royal Shakespeare Company ». Interprétations exceptionnelles d’acteurs que je découvrais, ainsi Dérek Jacobi dans le rôle de Hamlet... Hamlet que j’ai revu récemment dans la belle version proposée par Kenneth Brannagh et dans laquelle on retrouve (cela ne s’invente pas !) Dérek Jacobi dans le rôle du roi traitre ! Je vous laisse comparer et apprécier !

 

 

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Le point actuel sur Gulliver (copie du bilan adressé à mes collègues)

Publié le par Eric Bertrand

Les 6° sont "prêts" pour partir à l'aventure !
Je leur ai montré ce matin le film et la chanson du spectacle de l'an dernier "le grand amour du Petit Prince" disponible sur le site "vie pédagogique" et j'en ai profité pour leur expliquer le cadre de la pièce. Elle se déroulera comme l'an dernier dans l'enceinte du collège et aurait lieu a priori le 27 mai au soir. (Il n'est peut-être pas souhaitable de les faire jouer devant les autres élèves, l'expérience de l'an dernier nous l'a fait sentir)
Notre équipe aujourd'hui constituée comporte les collègues opérant dans les matières suivantes :
- Mise en scène.
- Histoire géo.
- Arts Plastiques.
- Anglais.
- Maths.
- Technologie.
- Français.
Il nous faudrait aussi l’appui du prof de musique (les élèves semblent très déterminés à chanter cette fois-ci!)
Martine intervient une première fois avec la classe mercredi prochain 13 octobre entre 9h30 et 11h30. Pour les familiariser avec l'oeuvre de référence, je leur distribue un document de recherches sur Gulliver à compléter.
En effet, pas de lecture globale de "Gulliver" en cours (trop dur et austère par endroits) mais des extraits.

 

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