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spectacle de theatre

Le Petit Prince une semaine avant le grand jour.

Publié le par Eric Bertrand

La date du spectacle prévue prochainement, point d’aboutissement de tout le travail de la classe « APAC » est le 8 juin. Tout commencera à 20h30 et comme à l’habitude, c’est l’affolement dans cette période déjà secouée par d’autres périphériques.

                  Les « comédiens » traversent bien évidemment ce que je serais tenté de nommer « des turbulences ». La comédienne vient régulièrement toutes les semaines pour les faire répéter. Les essais ont lieu dans des salles qui ne sont pas forcément celles du spectacle. Les invitations sont faites au nombre de 150 afin de limiter les entrées (il faut en effet tenir compte de la capacité des salles (5 x 30 personnes).

                  La première grande répétition est prévue le 1er juin entre 17 et 19h00. Costumes, gestion autonome des scènes, mise en place du décor... Le prof de musique vient de terminer son adaptation de la chanson et globalement de la bande son. Son idée est de sortir un CD. Signe de la hauteur du projet... Les élèves sauront-ils honorer le contrat ?

 

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Article du mois : « Les Fausses Confidences » à la Coursive

Publié le par Eric Bertrand

« Les Fausses Confidences » sur la scène de La Rochelle… Belle soirée de printemps sur le port et belle soirée dans le décor majestueux et baroque imaginé par Didier Besace. Profondeur du plateau sur lequel une succession de panneaux tournants figurent la diversité d’une grande demeure aristocratique, lieu unique qui est aussi l’enjeu d’une révolution à venir. On est en plein dix-huitième siècle…

                  Pris dans la toile de cette propriété, les personnages de Marivaux sont dans l’étreinte… Mais non à la façon de ceux d’un Fragonard ou d’un Boucher. Les « égarements du corps et de l’esprit » se jouent d’abord sur les planches, sous la magistrale et cruelle direction d’un meneur de jeu à peine dissimulé… Car ce qui compte avant tout pour l’auteur, ce n’est pas le baiser (cela finira bien par arriver, de toute façon !), c’est la lente germination du désir et de l’excitation…

                   Le meneur de jeu, laborantin du cœur humain, c’est Dubois… Dubois qui avertit son ancien maître Dorande que, malgré la différence des classes sociales, il fera en sorte de l’unir à sa nouvelle maîtresse, la noble Araminte, veuve et malheureuse.

                   Tout semble pourtant s’opposer à ses desseins : les langueurs de la jeune femme, sa résistance, son sens de l’honneur et des conventions, la garde rapprochée de sa mère, le comte qui cherche à l’épouser… et pourtant, Dubois parvient à ses fins dans le temps d’une seule journée.                   

                   La mise en scène, servie par d’impeccables acteurs (parfaite maîtrise de la voix et du corps pour Pierre Arditi) accentue encore l’impression d’étreinte. Le jour se lève, les oiseaux chantent derrière les tentures (et tirent les ficelles ?) Dubois entre en scène, il a des airs de matamore et lance des formules guerrières. Dubois est plus qu’un personnage, c’est l’incarnation du dramaturge, conscient de tirer le filet de l’intrigue comme l’autre tire la tenture, fait tourner un paravent ou fait baisser la lumière.

                     Entre les actes, la musique de Vivaldi précipite l’action. Araminte ne sait plus ce qui lui arrive. Elle s’affole, se tord les mains, comprend qu’elle tombe dans le piège d’un sentiment qui la torture. Le jeu d’Anouk Grinbert, tout en retenue et en frissons, convient parfaitement à rendre la tension de l’atmosphère. Dubois fait ce qu’il veut de « sa créature ».

                     A la fin de la pièce, la nuit est tombée, un grand escalier monte vers le haut des appartements d’une Araminte impatiente, saturée de désirs et qui prie Dorante « allons, finissons ! » Lueur de chandeliers, visage de femme déçue au bas de l’escalier, jusqu’au dernier moment. La scène ressemble à un tableau. Les acteurs savent se tenir sur la scène. Travail du maintien des écoles de comédiens… Dubois allume un réverbère, retire ses gants, défait le bandeau de ses cheveux. Satisfait. Le marionnettiste a assuré un grand spectacle. Le rideau qui se ferme à présent est un verrou, comme celui de Fragonard…

 

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Les Fausses Confidences à la Coursive (2/2)

Publié le par Eric Bertrand

                     La mise en scène, servie par d’impeccables acteurs (parfaite maîtrise de la voix et du corps pour Pierre Arditi) accentue encore l’impression d’étreinte. Le jour se lève, les oiseaux chantent derrière les tentures (et tirent les ficelles ?) Dubois entre en scène, il a des airs de matamore et lance des formules guerrières. Dubois est plus qu’un personnage, c’est l’incarnation du dramaturge, conscient de tirer le filet de l’intrigue comme l’autre tire la tenture, fait tourner un paravent ou fait baisser la lumière.

                     Entre les actes, la musique de Vivaldi précipite l’action. Araminte ne sait plus ce qui lui arrive. Elle s’affole, se tord les mains, comprend qu’elle tombe dans le piège d’un sentiment qui la torture. Le jeu d’Anouk Grinbert, tout en retenue et en frissons, convient parfaitement à rendre la tension de l’atmosphère. Dubois fait ce qu’il veut de « sa créature ».

                     A la fin de la pièce, la nuit est tombée, un grand escalier monte vers le haut des appartements d’une Araminte impatiente, saturée de désirs et qui prie Dorante « allons, finissons ! » Lueur de chandeliers, visage de femme déçue au bas de l’escalier, jusqu’au dernier moment. La scène ressemble à un tableau. Les acteurs savent se tenir sur la scène. Travail du maintien des écoles de comédiens… Dubois allume un réverbère, retire ses gants, défait le bandeau de ses cheveux. Satisfait. Le marionnettiste a assuré un grand spectacle. Le rideau qui se ferme à présent est un verrou, comme celui de Fragonard…

 

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Les Fausses Confidences à la Coursive (1/2)

Publié le par Eric Bertrand

                 « Les Fausses Confidences » sur la scène de La Rochelle… Belle soirée de printemps sur le port et belle soirée dans le décor majestueux et baroque imaginé par Didier Besace. Profondeur du plateau sur lequel une succession de panneaux tournants figurent la diversité d’une grande demeure aristocratique, lieu unique qui est aussi l’enjeu d’une révolution à venir. On est en plein dix-huitième siècle…

                  Pris dans la toile de cette propriété, les personnages de Marivaux sont dans l’étreinte… Mais non à la façon de ceux d’un Fragonard ou d’un Boucher. Les « égarements du corps et de l’esprit » se jouent d’abord sur les planches, sous la magistrale et cruelle direction d’un meneur de jeu à peine dissimulé… Car ce qui compte avant tout pour l’auteur, ce n’est pas le baiser (cela finira bien par arriver, de toute façon !), c’est la lente germination du désir et de l’excitation…

                   Le meneur de jeu, laborantin du cœur humain, c’est Dubois… Dubois qui avertit son ancien maître Dorande que, malgré la différence des classes sociales, il fera en sorte de l’unir à sa nouvelle maîtresse, la noble Araminte, veuve et malheureuse.

                   Tout semble pourtant s’opposer à ses desseins : les langueurs de la jeune femme, sa résistance, son sens de l’honneur et des conventions, la garde rapprochée de sa mère, le comte qui cherche à l’épouser… et pourtant, Dubois parvient à ses fins dans le temps d’une seule journée.

 

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« Lorenzaccio » à la Coursive (3/3)

Publié le par Eric Bertrand

                    Le metteur en scène, Yves Beaunesne a privilégié une mise en scène sobre, presque austère pour traduire ce climat d’inquiétude. Sur le fond de larges tentures qui occupent l’arrière-scène, le spectateur oublie la fête florentine. Dans la version injouable imaginée par Musset (« un spectacle dans un fauteuil » qui durerait cinq heures) il privilégiait la fameuse « couleur locale » préconisée par Hugo. Masques, ambiance italienne, marchés aux fleurs, sérénades...

                    Rien de tout cela ce soir à la Coursive ! A voir les personnages déambuler dans une lumière souvent sinistre, on se croirait davantage dans un univers à la Orwell où toute parole est suspecte. Des marionnettes à taille humaine remplacent les nombreux personnages et rigidifient davantage le spectacle de la rue. Musset écrit sur la Florence du XVI° siècle, sur la France de la monarchie constitutionnelle mais aussi et plus largement sur tous les régimes totalitaires qui étreignent encore l’homme du XXI° Siècle.

                     Et quand le rideau tombe, au moment où Lorenzo sacrifie sa vie après avoir tué le tyran, rien n’a changé. Un nouveau despote prend la place du précédent... Les immenses tentures de l’arrière-scène se mettent à s’animer. Le successeur s’est pris les mains dans les cordes. Malgré sa jeunesse et son « innocence », il a déjà les pieds et les mains liés. Une musique obsédante fracasse l’espace de la scène. Les jeux sont faits : la tyrannie a encore de beaux jours devant elle !


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