Dans les moments de creux du salon, pour les élèves de l’atelier théâtre, j’ai terminé la correction de l’adaptation scénique
des « Voyages de Gulliver »... Un sérieux défi que je m’étais lancé étant donné que, comme chaque année, en matière de théâtre, je suis talonné par le temps. Il me faut
en effet mettre le texte à disposition dés la rentrée de janvier afin que le travail de distribution, de mise en scène et de mise en voix puisse commencer avec notre metteur en
scène associée.
J’ai finalement orienté cette pièce du
côté philosophique, mais une philosophie « en liberté », afin que le message passe le mieux possible auprès des élèves de sixièmes. A travers un total de six scènes de natures
très variées, c’est un portrait de l’homme qui est proposé, à la fois dans ses défauts, ses qualités et ses aspirations. D’autres « thèmes philosophiques »
sont également au centre de la pièce : la différence, la volonté de puissance, l’argent, la nation, la politique, la nature, la confrontation avec autrui, le langage...
C’est aussi l’occasion de montrer
que si l’œuvre de Swift véhicule les préoccupations du XVIII° siècle (voyages, économie, esclavage, définition de l’humain), elle touche en même temps à des thèmes très modernes
et permet à des jeunes esprits de comprendre un peu ce que c’est que « philosopher ». A l’heure où les programmes éducatifs songent à faire entrer l’enseignement de la
philosophie en classe de seconde, on comprend qu’il n’est jamais trop tôt pour commencer !