Les dates de représentation de la pièce « Jack Kérouac sur la route et sur les planches » dont
j’ai reparlé en octobre (au moment où j’en ai terminé l’écriture) sont désormais fixées, et tout va commencer très tôt puisque nous pensons déjà proposer quelques scène « en travail »
au moment des journées Portes ouvertes du lycée (9 février prochain)
C’est pour cette raison que les indications de
mise en scène comptent tout particulièrement afin que nos jeunes comédiens progressent vite dans la maîtrise de leurs rôles. Le metteur en scène fait
passer quelques consignes que je propose de temps en temps de reproduire dans ce blog de façon à ce que les lecteurs aient idée de la façon
dont, au théâtre, un texte finit toujours par évoluer par le biais de « l’interprétation » qu’en donne le metteur en scène.
Aux origines de ce blog, tout au long des années
qui ont accompagné l’atelier théâtre du lycée (entre 2000 et 2007), j’ai consacré de multiples articles à cette dimension. J’y reviens avec plaisir demain à propos des « choix de mise en scène » de ma collaboratrice !
Le livre que je mijotais l’été dernier était prêt depuis les vacances de Toussaint et travaillé activement (et en secret) par la troupe de théâtre du lycée, mais désormais, le texte est disponible dans sa version numérique chez Alter
édition.
C’est une grande nouvelle, un livre supplémentaire qui vient enrichir la collection et qui donne une idée
du travail qui sera réalisé sur la scène très prochainement. Je vais d’ailleurs y consacrer deux articles à suivre.
Le rythme des claquettes a scandé nombre de spectacles depuis la création de l’atelier d’expression
artistique breton et le point culminant en était l’expérience menée de front avec le Moulin à Sons à Loudéac autour du « Ponton ». Deux vibrantes mamies, les « beffana sotto le stelle » retrouvaient dans un spectacle de claquettes décalé, l’émoi de leur jeunesse et le fantôme de
l’Américain, danseur de claquettes, dont elles étaient amoureuses...
Il semble que la formule
reprenne autour de la nouvelle adaptation de Kérouac. Après réunion de l’atelier jeudi et la présentation par Jenny de l’intérêt de faire
des claquettes « sur la route », une majorité de comédiens en redemandent. Le groupe va pouvoir fonctionner et se structurer à partir d’une répétition hebdomadaire qui aura lieu le vendredi soir. A partir de là, il restera à intégrer les ballets ou les variations dans le fil de la
pièce.
Comme à l’époque de Jack ou de « l’Homme à la
tête de chou et au cœur d’artichaut », j’ai la chance de travailler cette année avec un metteur en scène (une « metteuse en
scène ») avec laquelle nous sommes sur la même longueur d’ondes. Bonne complicité aussi sur ce projet qui a émergé cet été et pour lequel nous avons eu l’occasion de discuter.
Après quelques séances d’impro
et d’exercices, nous abordons la question de la mise en scène. Le texte étant prêt, les choses vont pouvoir aller vite. L’idée est de varier
nos décors avec un fond de diapos ou un film représentant la route. Nous avons pensé aussi à une série d’images empruntées à Hopper, non que
Hopper, avec ses visions parfois lisses et policées soit en parfaite adéquation avec l’Amérique violente et déjantée de Kérouac mais, au fond, parce que d’une certaine façon, il remet en cause
cet ordre là.
Et pour savourer Hopper, je vous renvoie sur ce site...
Pour la reprise de cette période du blog, je réponds sans
tarder à la curiosité de ceux qui se sont demandé ce que je « mijotais » dans mon article de départ où j’annonçais un nouveau
livre sur Kérouac...
Dans le cadre de l’objectif
théâtre de cette année et encouragé par l’enthousiasme des comédiens et du metteur en scène, j’ai décidé de réécrire la pièce « Jack on
the route again » qui présentait de nombreux défauts (notamment ceux de l’atelier d’écriture et des longueurs diverses) et je voulais supprimer des personnages, en rajouter d’autres en
liaison avec les « demandes » de la troupe...
Comme nous jouons tôt, il m’a
paru essentiel de terminer l’écriture pendant ces vacances. J’ai donc profité d’une période très dense (et d’une « retraite »
bretonne propice à la création) pour terminer. La nouvelle version s’appelle « Jack Kérouac, sur la route et sur les planches » et n’a plus grand-chose à voir avec la précédente !
La pièce est beaucoup plus courte et s’inspire davantage de l’univers de Kérouac même si elle reste une adaptation plus libre. L’éditeur,
Alter, se dit intéressé par le projet...
Littérature, écriture et voyage. Comment la lecture et le voyage nourrissent-ils la pensée et suscitent-ils, en même temps que le plaisir, la curiosité, l'écriture ?
Lien vers l'ensemble de mes livres :
http://ericbertrand-auteur.net/